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13 mai 2010 4 13 /05 /mai /2010 19:42

 

 

La solidarité, selon le Petit Robert, est définie comme une relation entre personnes ayant conscience d’une communauté d’intérêts, qui entraîne, pour les unes, l’obligation morale de ne pas desservir les autres et de leur porter assistance. Autrement dit, les personnes solidaires se sentent liées par une responsabilité et des intérêts communs.

La solidarité est une valeur essentielle pour les républicains. Montesquieu disait que : « l’esprit de la république est la paix et la modération ». Cela veut dire que dans une république aucun citoyen ne doit être exclu. La solidarité exige un rassemblement de toutes les forces et de toutes les intelligences pour venir à bout des problèmes que nous vivons. Leur ampleur est telle que personne ne peut les résoudre tout seul. Or, depuis cinquante ans, le gouvernement gabonais, qui doit être républicain et qui a du mal à l’être, est marqué par la fragilité. La stabilité relative qu’il a connue était d’une nature plus personnelle qu’institutionnelle. L’inefficacité de ce gouvernement a ses origines dans les solidarités plus ou moins traditionnelles. Le loyalisme premier à l’égard de la famille a engendré un népotisme qui a imprégné toute l’administration. Le tribalisme a accru des solidarités ethniques et claniques. Un autre type de solidarité, le clientélisme, qui repose sur l’échange entre personnes contrôlant des ressources inégales, semble devenu la règle.

Pour un développement durable, il nous faut dépasser les solidarités qui ont freiné l’essor du Gabon depuis des décennies et en ont fait un pays des paradoxes. Nous devons mettre en place une nouvelle solidarité que nous appellerons « la solidarité républicaine ». Cette solidarité est liée à une politique humaniste propre au Gabon, « l’humanisme à visage différencié ». Selon cette vision, aucun gabonais dépositaire d’un savoir-faire ne doit rester totalement en dehors de la gestion de la chose publique. En d’autres termes, toutes les intelligences doivent y être associées. C’est pourquoi nos gouvernants doivent rompre avec le principe qui veut que tout appartienne à une minorité alors qu’une frange importante de la population croupit dans la misère, en dépit des ressources dont regorge notre pays. Elle commande un meilleur partage des ressources nationales.

Cette solidarité républicaine doit intégrer toutes nos différences culturelles afin de gérer notre pays dans l’équilibre et la paix. Cette œuvre républicaine sera celle de l’ensemble des gabonais sans distinction d’appartenance  provinciale, idéologique et politique si tant est que notre intérêt commun est le développement durable du Gabon dans la paix.

 

                                                                              LE GABONAIS

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13 mai 2010 4 13 /05 /mai /2010 15:27

UNE SYNOPSIS DES FORMES DE POUVOIR POLITIQUE DANS LES SOCIETES TRADITIONNELLES

DESIGNATION DE LA SOCIETE

MODE DE DESIGNATION ET RÔLE DU CHEF

RÔLE DES MEMBRES

MODE DE PRISE DE DECISION

 

 

 

 

LES SOCIETES PRECOLONIALES DU GABON

 

 

Dans le village-Etat, le chef est choisi de manière consensuelle en tenant compte de l’opinion publique, de l’âge, des qualités morales, de la sagesse et du talent oratoire. Le chef est porte-parole du conseil des anciens plutôt qu’un monarque.

Dans le régime confédéral et dans la royauté, il est choisi dans les mêmes familles ou les mêmes clans. Pouvoir héréditaire, mais possibilité pour les anciens de mettre en place un homme plus digne.

Le chef doit maintenir la cohésion et l’unité de la communauté. Règle les différends.

Rôle prépondérant des personnes âgées, à travers les conseils qui assistent les chefs ;

Prise en compte de leur point de vue à travers le critère de l’opinion publique

Le consensus, avec l’usage du droit de veto.

 

LES SEMANG DE LA FORÊT MALAISE

Société sans chef. Pratique du pouvoir immédiat.

Implication de tous les membres du groupe

Le consensus : décisions prises au cours des discussions générales qui peuvent durer des heures. Chacun, de sa hutte, donne son avis jusqu’à ce qu’une opinion prévalente se dégage

 

LE FOKON’OLONA ( Assemblée de la communauté de lignage et de voisinage en pays Mérina de Madagascar)

 

Pouvoir immédiat (régulation qui ne passe pas par l’intermédiaire d’une personne, d’un groupe ou d’une institution)

Implication de tous les membres

Le consensus : le fokon’olona ne décide qu’à l’unanimité

 

Les Indiens d’Amérique du Sud

 

 

Société dépourvue de pouvoir. Le chef représente la société mais ne la dirige pas. Il n’est que l’instrument de la société. Garant de la paix et de l’unité de sa tribu. Choisi en fonction de certaines qualités telles que ses dons oratoires ou sa technique de chasse, de guerre. Au service du groupe. Pouvoir limité. Neutre.

Le peuple exerce un contrôle sur le chef. Il a le droit de le piller

Aucune décision n’est prise par un seul individu. C’est toujours le groupe, la tribu dans sa globalité qui décide (consensus)

 

De ce tableau synoptique, il ressort que l’ensemble des sociétés traditionnelles étudiées quelle que soit sa forme de pouvoir adopte le consensus comme mode de prise de décision. Par ailleurs, il y a lieu de souligner que ce mode de prise de décision sied bien aux communautés qui désirent maintenir la cohésion et la paix en leur sein. Il évite des situations conflictuelles. Dans tous les cas, les membres du groupe sont impliqués dans les prises de décision quand ils n’ont pas d’ascendance sur le chef comme chez les indiens d’Amérique du Sud. Au sein de ces dernières sociétés, le chef n’a pas de pouvoir même s’il reste le garant de la cohésion et de la paix du groupe. Il est l’instrument de la société. Il en est le porte-parole.

D’autre part, toutes les sociétés qui sont pourvues de chefs déterminent les critères objectifs de désignation de ceux-ci.

 

                     LE GABONAIS

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13 mai 2010 4 13 /05 /mai /2010 14:38

 Un ennemi, selon le Petit Robert, est une personne qui déteste quelqu‘un et cherche à lui nuire. Les ennemis sont ceux contre lesquels on est en guerre. Par contre, un concurrent est celui qui tend à un but commun. Le concurrent contribue avec d’autres à un même résultat. La concurrence est une rivalité entre plusieurs personnes, plusieurs forces poursuivant un même but. Max Weber, dans son livre, Le savant et le politique, définit la politique comme « l’ensemble des efforts que l’on fait en vue de participer au pouvoir ou d’influencer la répartition du pouvoir soit entre les Etats, soit entre les divers groupes à l’intérieur d’un même Etat ». Il s’agit de l’ensemble des règles que s’impose à elle-même une collectivité pour vivre en sécurité. Au vu de ce qui précède, les hommes politiques qui appartiennent à des bords différents sont-ils des ennemis ou des concurrents ? La lecture des textes fondateurs des différents partis politiques de notre pays nous révèle que ces structures visent le bien-être et le développement du Gabon. Cela exige de chacun de nous des efforts sur soi : le dépassement de nos passions, de nos intérêts particuliers. Il va sans dire qu’avec un tel but personne ne peut et ne doit détester l’autre. Il est aussi hors de question de chercher à lui nuire ou à le détruire. Les partis politiques ne sont pas en guerre. Chacun d’eux, quel que soit son bord, doit contribuer à l’effort de construction nationale. L’extrait du préambule des Statuts d’un parti de la Majorité Républicaine nous édifie à ce sujet. Il stipule que : « L’histoire des sociétés humaines enseigne que, pour un meilleur développement des forces vives d’une nation, le brassage des opinions et la confrontation des expériences des uns et des autres aident à la résolution des problèmes vitaux qui conditionnent l’existence de la communauté. Il s’impose alors à toute société la participation de tous ses membres à l’effort de construction nationale. Cet effort est concrétisé par l’action nécessaire et indispensable des partis politiques et des différents groupements considérés comme fleuron de l’éveil des consciences populaires… ». Pour ce faire, nos débats doivent se situer résolument au niveau des idées. Nous devons refuser de nous livrer à des attaques personnelles, à des diffamations. Par contre, nous devons être sans complaisance pour la critique des idées. Notre devise devra désormais être « convaincre et non vaincre ». Il ne sert à rien de détruire l’autre. Cela ne peut résoudre les problèmes auxquels les gabonais sont aujourd’hui confrontés. En définitive, les partis politiques sont des concurrents car ils poursuivent le même but : le développement du Gabon.

 

                                                                                 LE GABONAIS

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13 mai 2010 4 13 /05 /mai /2010 13:25

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C’est le leader du RPG qui a introduit le concept du pardon dans le discours politique de notre pays depuis 1990. Nous revenons sur ce concept pour que nous prenions conscience de la nécessité de nous l’approprier. En effet, le terme « pardon » est employé pour évoquer la rémission d’une faute, d’une offense. L’offense crée un contentieux dont le règlement ne peut s’effectuer que par un don. Ainsi, pardonner à quelqu’un, c’est cesser d’entretenir à son égard de la rancune ou de l’hostilité à cause de ses fautes. L’existence d’un passif, d’une dette, et l’idée de s’en libérer, sont inhérentes au concept de pardon. Le pardon engage au moins deux personnes, l’offenseur et l’offensé, qui, se trouvant en disharmonie, ont une rupture partielle ou totale de leur relation. La paix intérieure de l’homme est tributaire de l’harmonie qu’il peut créer et maintenir en lui et autour de lui. En cela, le pardon est l’un des précieux outils recommandés à l’être humain pour atteindre sa Réalisation. L’offre et l’octroi du pardon supposent donc une offense, puis la volonté de pardonner. Plusieurs passages de la Bible et la plupart des recommandations bibliques témoignent de l’importance de cette loi du pardon. Ainsi au sens biblique, le pardon est l’annulation volontaire et charitable de la dette humaine, et le Christ en est l’Exemple. Il est en effet l’incarnation même du pardon. « Tes péchés te sont remis » est sa première phrase, et sa dernière est : « Père, pardonne-leur » (Luc 23,24). Il recommande de pardonner « soixante-dix-sept fois sept fois ». Cela résume notre obligation entière envers Dieu et autrui, en une dette d’amour (Mt 22, 37-40). Mais peut-on aimer sans se pardonner ? L’offense n’est-elle pas une blessure, une sorte de négation de l’amour du prochain ? La vie familiale, professionnelle, sociale et politique est souvent empoisonnée par des blessures plus ou moins graves qui déstabilisent ou entraînent des souffrances. Ce sont des trahisons, des querelles d’héritage, des jalousies, des susceptibilités écorchées, des calomnies, des méchancetés, etc., mais aussi des « peccadilles » répétées au fil des jours. Pardonner n’est pas chose aisée, car la nature spontanée de l’homme ne connaît pas le pardon. Seule une juste compréhension des motivations de la demande du pardon peut arracher l’offensé à son refus et à ses blocages et susciter en lui la force de l’accorder. L’homme est pourtant d’essence divine et porte de ce fait en lui le gène du pardon de son Créateur. « Nous devons pardonner comme le Créateur nous a pardonné en Christ » (Ephésiens 4, 32). Nous pouvons pardonner par reconnaissance pour le pardon du Christ, par nécessité aussi, et la parabole du serviteur impitoyable (Mt 8) l’illustre bien. Ceux qui nous blessent le plus intimement sont nos proches, ceux que nous aimons le plus. Plus il y a d’attachement, plus la vulnérabilité est grande, et plus les petits riens font mal. Les blessures sont plus marquantes dans les relations affectives et quand les personnes vivent ensemble. Nous voilà donc prévenus. Là où il y a de l’amour, il y a souvent blessure. Là où il y a blessure, il faut du pardon. Aimer, c’est alors avoir sans cesse quelque chose à pardonner et à se faire pardonner. Nous devons nous aimer pour créer les conditions du

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13 mai 2010 4 13 /05 /mai /2010 12:03

Ces derniers temps, de nombreux articles de journaux font état de la volonté de Paul MBA ABESSOLE d’ « aller à la soupe ». Ces différents articles n’ont de cesse d’alimenter inutilement les conversations de nos compatriotes qui ont d’autres problèmes à résoudre. C’est un faux débat. De la pure distraction. Au fait, de quelle « soupe » s’agit-il ? Qui en est le propriétaire ? Qui en a droit ? Qui ne doit pas en bénéficier et pourquoi ? Si je comprends bien, il s’agirait de l’accès aux richesses nationales. A qui appartiennent-elles ? Deux camps s’opposent sur cette question. Il y a ceux qui pensent que les richesses du Gabon appartiennent à une catégorie de gens qui les gère selon les dispositions d’un décret divin qui exclut les autres. Ce sont les partisans de la gestion patrimoniale (partisans de la gestion privée du pays) du Gabon. Ils sont nés pour s’approprier tous les biens de notre pays. Par conséquent, il leur revient de les distribuer aux autres selon des critères laissés à leur seule appréciation. Ce camp estime par ailleurs qu’il doit faire des cadeaux au camp qui n’a droit à rien. Chaque fois qu’un compatriote, « naturellement exclu» du premier camp, a accès à quelques espaces qui donnent droit à certains avantages matériels, c’est une levée de boucliers de la part des membres de ce camp. Cela apparaît comme un scandale, un crime à leurs yeux. Point n’est besoin de vous dire qu’une telle attitude (la pratique de l’exclusion, de la marginalisation d’une frange importante de nos compatriotes) est à l’origine de la situation de blocage que connaît notre pays. Les partisans de cette gestion privée du pays se retrouvent dans tous les partis politiques, même au RPG, et dans toutes les couches sociales. C’est regrettable. Les partisans de la gestion patrimoniale de notre pays doivent savoir que les richesses du Gabon appartiennent à tous les gabonais sans exclusive. MBA ABESSOLE et tous les autres républicains qui constituent le 2ème camp (les partisans de la gestion républicaine du pays) estiment que le problème du Gabon trouve son origine dans la gestion patrimoniale des ressources nationales. Ce n’est pas l’accès de quelques compatriotes à la gestion de la chose publique qui pose problème. Les partisans de la gestion républicaine disent que depuis des décennies, les richesses du Gabon sont très mal réparties. Comme elles appartiennent à tous les gabonais, les gestionnaires doivent désormais procéder à une répartition équitable de celles-ci. Pour eux, il n’est pas acceptable qu’une majorité de compatriotes croupisse dans la misère alors que notre pays, avec des ressources considérables, peut faire vivre décemment ses habitants. MBA ABESSOLE et les autres républicains qui se trouvent dans tous les partis politiques et dans toutes les couches sociales prônent l’instauration d’une solidarité républicaine qui tient compte des besoins de tous les gabonais. C’est cela le vrai débat. Les partisans de la gestion privée du Gabon doivent le comprendre. Il est temps qu’on passe d’une gestion privée à une gestion républicaine de notre cher et beau pays. Tel est l’enjeu du combat politique engagé par Paul MBA ABESSOLE. Tous les gabonais doivent se mobiliser pour cela.

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12 mai 2010 3 12 /05 /mai /2010 13:37

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Lors des obsèques du premier Président du Sénat, une personnalité très en vue au sein du Parti de Zacharie MYBOTO, ancien Premier Ministre et Vice-président du PDG, avait fait une étonnante déclaration. En effet, A ne Fam alias Za Nfe, pour ne pas le citer, avait dit qu’avant sa mort, le Président RAWIRI lui avait recommandé de tout faire pour que le PDG ne meure pas. Selon ses propres dires, Za Nfe a juré, en authentique et digne fils de Nkembo de déployer tous ses efforts pour que la volonté de l’ancien Président du Sénat soit faite. Depuis ce temps là, beaucoup d’eau a coulé sous le pont d’Arambo. Beaucoup de compatriotes qui l’avaient attentivement suivi ont même oublié que le propriétaire du 2ème Arrondissement avait fait une telle déclaration et avait aussi pris un tel engagement. Je souligne que Za Nfe savait très bien que les Gabonais ont une mémoire très courte. Ils oublient tout ce qu’on leur dit et promet. C’est ce qui fait qu’ils blanchissent avec une facilité inexplicable tous les malfaiteurs de la République. De sorte que celui qui est honni aujourd’hui est adulé le lendemain. Beaucoup d’hommes politiques gabonais ont exploité cette lacune pour apparaître aujourd’hui, aux yeux des gabonais, comme des « sauveurs », des redresseurs de torts, des gens qui, par un coup de baguette magique, vont faire de notre pays la première puissance de la Planète. EYEGHE NDONG alias Za Nfe fait partie de cette catégorie de politiciens. Pour lui, les Gabonais ont oublié l’engagement qu’il avait lui-même pris, en toute âme et conscience, devant un ancien dignitaire de la République alors que ce dernier vivait ses derniers instants sur terre. Rien ne l’avait contraint à le faire. En tant qu’africains, nous savons qu’on ne viole pas impunément de tels engagements. Les malheurs s’abattent toujours sur les auteurs de parjures. Qu’a fait EYEGHE NDONG de son engagement vis-à-vis de l’Ancien ? Il l’a plutôt jeté dans sa poubelle. Il n’en a cure. Le serment a été violé quand Za Nfe a décidé d’affronter le candidat du PDG, en s’alliant au candidat de l’opposition. Son fameux oraison funèbre en était le signe avant-coureur. Depuis ce temps, EYEGHE NDONG a juré de tout mettre en œuvre pour qu’on ne parle plus de son ancien parti sur toute l’étendue du territoire national. Il a oublié le jour où il avait mordu la poussière au 2ème Arrondissement face à son adversaire des partielles du 6 juin prochain. Tous les compatriotes qui s’en souviennent savent que Za Nfe a pleurniché à travers toute la ville en demandant au défunt Président OBO de ne pas le lâcher, lui, le petit frère de Léon MBA, face à un opposant. C’est finalement grâce à ce soutien qu’il a conservé son siège jusqu’aujourd’hui.

Au moment  où il doit, à nouveau, affronter son adversaire de toujours sans le soutien de la machine électorale du PDG, Za Nfe va devoir tirer les leçons de son parjure. Cette machine électorale a changé de camp. Il apprendra qu’on ne viole pas ses engagements sans frais. Il est évident que la correction qui lui sera infligée sera à la hauteur de la gravité de la faute commise. E dzibe o ne Fam.

09/05/2010                                           Mone ye NKEMBO

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