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14 mai 2010 5 14 /05 /mai /2010 15:36

Cette problématique n’est pas nouvelle. D’autres, avant nous se sont posés cette question et se la posent encore. Peut-être ont-ils trouvé la réponse. Un leader politique de notre pays avait longuement disserté sur cette question. Au terme de sa réflexion, il a conclu que notre pays n’était pas encore une république, au regard de son constat. Certains compatriotes ont rué dans les brancards à la suite de ce triste constat. Nous allons réexaminer la question. Il faut d’abord dire que si la démocratie fait du peuple le fondement du pouvoir, elle n’en indique pas vraiment le rôle. La République, dont la finalité est la recherche du bien commun, fixe quant à elle, une référence qui va plus loin que la démocratie. Tout comme pour la démocratie, la souveraineté, l’égalité et la liberté sont les principes de la République. Alors que la démocratie favorise la diversité et accorde une place spécifique aux particularismes qui composent une  société, la République, par contre, recherche en permanence l’intérêt commun au-delà de ces particularismes. En somme, la République est à la recherche de l’unité. En d’autres termes, la République met en avant l’intérêt général, sans étouffer les intérêts particuliers. La diversité culturelle, protégée et garantie, peut s’exprimer dans la sphère publique. Comme vous le constatez, pour être une République, un pays doit d’abord être une démocratie. Or, dans notre précédente parution intitulée, « Le Gabon et la Démocratie », nous avions dit que le Gabon ne remplissait pas toutes les conditions d’un pays démocratique compte tenu des lacunes relevées. Plus haut, nous avons signalé que la République va plus loin que la démocratie. Il tient compte des intérêts particuliers et de l’intérêt général. Elle est à la recherche de l’unité, de tout ce qui peut rassembler. Elle a pour objectif de réduire les tensions entre les concitoyens, car ce qui est bon pour l’ensemble des citoyens l’est aussi pour chacun d’entre eux. Les attaques contre l’intérêt général (privatisation des services publics) qui sont aujourd’hui fondées sur des doctrines économiques (comme la liberté du marché) se heurtent aux principes de la République, mais s’accommodent très bien de la démocratie. L’école, le seul endroit libre pour l’émancipation de l’individu, est en crise par manque de moyens. Ce qui met la République en danger. La mode est aujourd’hui à la dévalorisation des enjeux collectifs, de l’intérêt public ou commun au profit de la valorisation débridée de la sphère privée, perçue comme un bunker des libertés.

A titre de rappel, dans notre pays, ce sont les intérêts d’une minorité qui sont privilégiés. C’est la loi du  « plus fort » qui prévaut, c’est-à-dire celle de celui qui dispose de la force publique, de l’ensemble des institutions du pays. Cette mise en avant de l’individualisme favorise les replis identitaires, générateurs de conflits.

Au total, dans notre pays l’Etat est au service d’un individu. Or, la République exige qu’il soit au service de tous. Finalement, le Gabon ne saurait être considéré comme une République. Notre challenge est de mettre en place, dans notre pays, une République, gage de paix et de développement. C’est cela qui peut favoriser le décollage du Gabo

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14 mai 2010 5 14 /05 /mai /2010 15:27

 

Dans sa parution du jeudi  19 février 2010, « Gabon Matin » fait état de l’accusé de réception de la lettre que le Président du Rassemblement pour le Gabon, le Père Paul MBA ABESSOLE, avait adressée au Président de l’Assemblée Nationale, Guy NZOUBA NDAMA, relativement à l’exclusion de l’ex député Alain Claude Billy by NZE des rangs de son parti. C’est à titre d’information que cette lettre a été envoyée au Président de l’Assemblée Nationale. Contre toute attente, dans son accusé de réception, Guy NZOUBA NDAMA se substitue à la Présidente de la Cour Constitutionnelle, en examinant le dossier relatif à l’exclusion du Député de Ntang Louli. De l’examen de ce dossier par l’imposteur, il ressort que le député exclu par le RPG conservera son siège, car il a été élu dans le cadre d’une alliance RPG/RDP. Pour ce faire, Alain Claude BILLY BY NZE siègera désormais au nom du RDP dont il serait militant associé. Il renvoie donc le Père MBA ABESSOLE à ses chères études.

Que Guy NZOUBA NDAMA réponde aux questions suivantes ? Quand un élu est exclu de son parti, quelle que soit l’institution à laquelle il appartient (Assemblée Nationale, Sénat, Conseils municipaux et départementaux), quelle est l’institution qui doit entériner les exclusions, constater la vacance des postes, procéder au remplacement des élus, pour ce qui concerne les élus locaux et programmer l’organisation des élections partielles, pour les élus nationaux ? Est-ce l’Assemblée Nationale ou le Sénat ? A qui appartient le mandat de député ? Au titulaire ou au suppléant ? De quel parti était le titulaire ? Dans quel groupe siégeait-il ? Et quand le titulaire était au Gouvernement, le suppléant faisait partie de quel groupe parlementaire ? Qu’est ce qu’un militant associé ? Il apparaît dans quel Statut ?

Le Président de l’Assemblée Nationale aurait-il oublié les textes que son institution a votés ? Ces textes confèrent certaines attributions à la Cour Constitutionnelle. En effet, lorsqu’un élu est exclu de son parti, les responsables de ce parti saisissent la Cour Constitutionnelle qui doit se prononcer sur la décision du parti concerné. Si l’exclusion est validée, la Cour Constitutionnelle le notifie aux différentes parties intéressées. Ainsi, l’élu exclu perd son mandat et il est, selon les cas, remplacé immédiatement par les candidats qui le suivent sur la liste ou contraint de solliciter à nouveau les suffrages de ses électeurs lors des élections partielles. L’Assemblée Nationale, le Sénat ou les conseils municipaux et départementaux prennent tout simplement acte des décisions de la Cour Constitutionnelle et les exécutent. Guy NZOUBA NDAMA connaît tout cela. Mais qu’est ce qui justifie sa prise de position alors que l’affaire BILLY BY NZE est encore pendante à la Cour Constitutionnelle ? Le Président de l’Assemblée Nationale annonce-t-il le maintien de BILLY BY NZE à l’Assemblée Nationale aux fins d’orienter la décision de la Cour Constitutionnelle en faveur de son protégé ? Les malheurs d’Alain Claude viendraient-elle

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14 mai 2010 5 14 /05 /mai /2010 15:22

Dans l’une de nos dernières publications, nous avions fait état d’une certaine confusion qui régnait au sein du Club National des Dissidents, des Exclus et des Aigris du PDG (CNDEA-PDG) alias L’UNION NATIONALE (UN). Il est difficile aujourd’hui de savoir qui est le véritable leader de cette nouvelle formation politique d’autant plus que son Secrétaire Exécutif fait ombrage à son Président. Ne parlons plus des cinq vice-présidents dont on ne sait à quoi ils servent réellement. Nous avions parlé des véritables ambitions du jusqu’auboutiste AMO. Ce dernier affiche ouvertement sa détermination à prendre les rênes de l’UN. C’est pourquoi sa chaîne de télévision TV+ a annoncé « son grand retour » à la veille du meeting du 14 février 2010 à Okala. Ceux qui ont suivi cet événement ont dû constater que l’Illustrissime Fils et Créateur de Medouneu s’est taillé la part du lion relativement aux allocutions prononcées. AMO a monopolisé la parole pendant plus d’une heure alors que les autres n’avaient qu’une vingtaine de minutes. L’Homme de Barcelone s’impose ainsi à son camarade Président et aux autres anciens SDF politiques. Il a, en outre, manifesté à ses partisans présents au meeting sa volonté d’aller jusqu’au bout du combat politique qu’il a entamé en août 2009.

Pour dissimuler son malaise face aux manœuvres de son ancien et nouveau bourreau, Zacharie est revenu sur ses « relations fortes » avec ce dernier.  Il l’avait également fait, il y a quelques jours, afin de rassurer ses ouailles sur la sérénité des rapports entre lui et son ancien camarade pédégiste. Si MYBOTO revient constamment sur ses rapports avec MBA OBAME c’est qu’il y a réellement problème entre les deux. Pourquoi ne fait-il pas état de ses relations avec Cam le Faussaire, Nza Nfe alias Ane Fam ou le Chercheur de la Clé de la Vie alias l’Homme du Canton Elelem ? Cette insistance cache mal un malaise que tout le monde perçoit très bien. A peine livré, l’édifice UN commence à se fissurer. Ce qui n’augure pas des lendemains meilleurs pour le PDG B.

En somme, le véritable ennemi de MYBOTO n’est ni le Locataire du Bord de Mer, le grand frère de ses petits enfants, ni tout autre leader d’un quelconque autre parti. Son premier adversaire est dans son propre camp même s’il feint de l’ignorer. C’est tout simplement son Secrétaire Exécutif, le Conspirateur National, André MBA OBAME. Le ver est déjà dans le fruit. Il a commencé son travail. Bonjour les dégâts !

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14 mai 2010 5 14 /05 /mai /2010 15:15

 

Depuis la mise en place de la Coalition alias Club National des Dissidents, des Exclus et Aigris du PDG (CNDEA-PDG) et le lancement de l’idée de la formation d’un Grand Parti National de l’Opposition, une question taraude les esprits de plusieurs observateurs de la scène politique nationale. Il s’agit d’identifier le vrai leader de ce regroupement de partis et de personnalités issus du PDG. Un faisceau de faits nous incite à rechercher le vrai responsable de la nouvelle structure politique, officiellement dirigée par Zacharie. En effet, AMO s’est toujours présenté comme le principal initiateur de la formation politique nouvellement créée. Il a effectué une grande tournée à travers le pays pour annoncer la naissance d’un grand parti national d’opposition, même si l’UNION NATIONALE (UN) n’est constituée aujourd’hui que de l’UGDD et de deux partis dont le rayonnement ne dépasse pas le canton ou le quartier de leurs fondateurs. De plus, à chaque sortie de la Coalition, AMO demandait à ses fans de toujours crier « AMO, Président ! » malgré la présence de celui qui était pressenti.                             

Aujourd’hui encore, il vient de confirmer ce que nous pensions : sa détermination à réduire MYBOTO à sa plus simple expression. N’oubliez pas que le Créateur de Medouneu n’accepte pas d’être sous les ordres du Boa de Mounana. C’est pourquoi il s’attelle à évincer ce dernier de la tête de l’UNION NATIONALE. Pour ce faire, il exploite à fond sa chaîne de télévision TV+. Dans la publicité relative à la tenue du  meeting de l’UN du dimanche 14 février 2010, TV+ annonçait « le grand retour d’AMO ». Pourquoi cette publicité met-elle AMO aux premières loges ? Que cache ce « grand retour » ? Est-ce le début d’une guerre de leadership entre le Secrétaire Exécutif de l’UN et son Président ? L’heure des grandes manœuvres a sonné au sein du « Grand parti national de l’opposition » alias CNDEA-PDG. Comme vous le constatez, l’édifice commence à se lézarder. Il n’est pas évident que les anciens camarades  du PDG maintiennent leur cohésion jusqu’aux législatives de 2011. Il est possible qu’on assiste à la naissance de deux ou trois autres structures issues de l’UN. Za Nfe alias Ane Fam, Cam le Faussaire, le Chercheur de la Clé de la vie alias l’Homme du Canton Ellelem n’ont pas encore dit leur dernier mot. Ce n’est que le début d’une grande partie de bouffe entre les camarades du PDG B. Le combat s’avère très rude et mortifère. Les dégâts collatéraux risquent d’être très importants. Qui vivra verra !

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14 mai 2010 5 14 /05 /mai /2010 15:05

Les gabonais ont le droit de se poser cette question au moment où certains hommes politiques, à l’instar de l’Homme de Barcelone, illustrissime fils de Medouneu, les prennent pour des tarés. Il suffit de reprendre les propos d’AMO lors de la campagne électorale et voir ce qu’il en a fait, au terme de l’élection, pour s’en rendre compte. Il ne s’agit pas de son programme mais des dispositions qu’il envisageait de prendre en cas de fraude. Rien n’a été entrepris par l’intéressé pour empêcher le coup d’état électoral. Si l’on se rappelle encore les promesses faites par l’ancien Ministre de l’Intérieur, saisi par les agents municipaux de Libreville, relativement à la dette de la Mairie à l’égard de la CNSS, on serait tenté de penser que ses intentions ou ses simples promesses résolvent les problèmes posés. Pour ceux qui ne le savent pas, AMO, face aux agents municipaux privés de leurs allocations et de leurs droits à pension, avait traité les élus locaux de Libreville de gangsters. Reconnaissant la légitimité des revendications de ces agents, il avait dit que le litige opposant la CNSS à la Mairie de Libreville connaîtra un dénouement heureux avant la fin du mandat de la Délégation Spéciale mise en place à Libreville. Forts de cette promesse, les agents municipaux ont introduit une demande d’audience au cabinet de MBA OBAME pour en savoir davantage. Contre toute attente, ils ne furent pas reçus par ce dernier. Comme toujours, AMO n’a pas tenu ses promesses. Il venait d’administrer la preuve selon laquelle ses seules intentions valent les faits et que l’on peut s’en contenter. Jusqu’à présent cela lui réussit très bien. Va-t-il continuer à se moquer de ses compatriotes comme cela ? Nous pensons que toute chose a une fin. Le piège que lui tend actuellement Zacharie MYBOTO, au sein de la Coalition, va bientôt mettre définitivement un terme à ses mensonges et à ses manœuvres sordides.

Les gabonais doivent suivre le parcours de l’Homme de Barcelone pour ne pas se faire rouler une énième fois dans la farine par ce boulanger politique.

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14 mai 2010 5 14 /05 /mai /2010 14:57

Depuis la réinstauration du multipartisme dans notre pays, de nombreux compatriotes se demandent si notre régime politique actuel peut être considéré comme un système démocratique. Pour répondre à cette interrogation, nous allons d’abord décliner les principales caractéristiques de la démocratie. Qu’est-ce qui caractérise la démocratie ?

La démocratie est un régime politique fondé sur le principe d’égalité, laquelle égalité se traduit sous trois modalités :

-         Le principe du partage du pouvoir ;

-         Le principe du droit à la parole ;

-         La possibilité, pour tous les citoyens, d’être jugés par les mêmes lois,  de participer aux débats relatifs à la vie de la cité et de voter.

Les autres principes de la démocratie sont :

-         La liberté des individus ;

-         La séparation des pouvoirs (législatif, exécutif et judiciaire) ;

-         La consultation régulière du peuple (élection) ;

-         La pluralité des partis politiques ;

-         L’indépendance de la justice.

En général, les démocraties sont indirectes ou représentatives, le pouvoir s’exerçant par l’intermédiaire de représentants désignés lors d’élections au suffrage universel. Au vu de ce qui précède, peut-on dire que notre régime politique est véritablement démocratique ? Autrement dit, notre régime politique répond-il aux caractéristiques énumérées ci-dessus ? A notre humble avis, notre pays a encore du chemin à faire pour faire partie des Etats démocratiques. S’il répond à quelques critères, ceux qui sont considérés comme les plus importants ne sont pas pris en compte. C’est le cas de la séparation des pouvoirs, de l’indépendance de la justice et de la liberté des individus. Quand on essaie de respecter certains critères, les tenants du pouvoir contournent ces derniers et les vident de leur sens. Tel est le cas de la consultation régulière du peuple par l’élection. En effet, la fraude électorale ne donne pas la possibilité au peuple de faire entendre sa voix. La justice est aux ordres de l’institution qui nomme les juges. Des institutions chargées d’organiser les élections sont entre les mains de ceux qui sont au pouvoir. Les partis politiques de l’opposition n’ont pas accès aux médias de l’Etat. Les leaders de ce bord politique ne peuvent se mouvoir librement à l’intérieur comme à l’extérieur du pays. L’Exécutif fait même des incursions au niveau du Législatif. A ce sujet, il nous est revenu que les deux chambres du Parlement ont voté la Loi de Finances 2010, sans amendement, sur injonction de l’Exécutif, en dépit des incongruités présentes dans le document qui a été envoyé au Parlement par le Gouvernement.

En définitive, le Gabon n’est pas encore un pays démocratique.

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14 mai 2010 5 14 /05 /mai /2010 14:41

La réalité ethnique, dans notre pays, est considérée comme un phénomène nocif et dangereux. S’y référer ne peut que déclencher les diables de la division, prétendent certains compatriotes. Or, la réalité ethnique, selon nous est une richesse, une force. Le groupe ethnique constitue, pour chacun de nous, son affiliation principale. L’ethnie nous  fournit les moyens de notre identification sociale ainsi que les moyens linguistiques et culturels de notre existence. Au Gabon, on est avant tout membre de son groupe ethnique. Ainsi, ce dernier remplit, à l’intérieur de notre société une fonction capitale. Par conséquent, l’organisation politique de notre pays doit prendre en compte cette réalité. Nous devons reconnaître à chaque groupe ethnique le droit de contribuer à la vie politique tout en préservant son identité. C’est ce qu’un leader politique national appelle le « Droit à la différence ». Toute politique d’unification nationale cohérente, affirme -t-il, doit partir du droit à la différence. En reconnaissant à chaque individu et à chaque groupe ethnique sa personnalité spécifique, on en fait un facteur de stabilité nationale. L’unité réalisée à partir de cette reconnaissance est positive et durable, parce que obtenue, non par contrainte mais par choix libre. Reconnaître le droit à la différence, c’est accepter qu’il y a, au Gabon, plusieurs idéaux politiques, plusieurs façons de les atteindre.

Pour garantir le Droit à la différence, nous soutenons la proposition d’un leader relative à la création d’un Conseil chargé de l’Ethnoconvivialité. Dans l’entendement de ce leader, ce Conseil est indissociable de notre démocratie multipartiste. C’est à l’intérieur de cette instance que les différents groupes ethniques doivent confronter leurs objectifs et leurs ambitions. Le Conseil chargé de l’Ethnoconvivialité aurait donc la responsabilité de les assumer, de les synthétiser pour établir un grand projet sociétal. Il pourrait se substituer à l’actuel Conseil National de la Démocratie dont il faut revoir les missions et la structure. A travers ce Conseil auquel pourrait être rattaché le Conseil Economique et Social, tous les groupes ethniques participeront et détermineront d’une manière significative l’évolution politique, économique et culturelle de notre pays.

La réflexion sur cet aspect important de la vie de notre pays doit être engagée et approfondie. Cette réflexion doit tenir compte de la représentativité ethnique et de la nécessité de barrer la route à toute initiative consistant à créer une formation monoethnique. Notre vision risque de  se heurter aux complexes ethniques. En réalité, chaque ethnie se croit supérieure aux autres. Elle croit que sa vision du monde est meilleure et, de ce fait, a le sentiment d’être supérieure aux autres. Mais nos ethnies doivent s’entraider pour relativiser leur vision du monde et voir enfin qu’elles sont complémentaires. Il y a lieu de transcender ces complexes et voir l’intérêt supérieur du Gabon.

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14 mai 2010 5 14 /05 /mai /2010 14:39

Beaucoup de personnes s’étonnent de la situation actuelle de notre pays. En effet, celle-ci semble paradoxale. Avec autant de richesses, notre pays fait encore partie des pays sous développés. Même si on le classe dans la catégorie des pays à revenus intermédiaires. 50 ans après son accession à l’indépendance, le Gabon n’arrive pas à décoller, en dépit de ses innombrables ressources naturelles. Il y a lieu de rechercher les causes de ce blocage. Autrement dit, comment peut-on justifier cette situation ?   Le Gabon ou le malentendu permanent  de Paul MBA ABESSOLE répond à cette question. En effet, selon cette personnalité politique, notre pays a manqué plusieurs tournants historiques, à partir de la fondation de Libreville. L’absence de consensus ou la division serait à l’origine de notre incapacité de prendre des décisions profitables à tous. Depuis la fondation de Libreville, les Gabonais n’ont jamais pris une décision ensemble pour déterminer durablement leur avenir commun. Cet état de chose doit nous amener à revoir nos comportements. Il convient aujourd’hui de rechercher le consensus qui faisait la force de nos sociétés traditionnelles. Nous ne pouvons faire décoller le Gabon si nous n’arrivons pas à nous entendre sur l’essentiel. Il faut savoir que des sentiments basés sur la colère, l’orgueil, la jalousie, la méchanceté nuisent considérablement à notre bien-être émotionnel. Nous devons d’abord, individuellement, faire tout notre possible pour vibrer au rythme d’émotions pures et constructives, car on ne peut connaître la paix intérieure tant que l’on se maintient dans un état émotionnel négatif ou discordant. Pour aboutir au consensus souhaité, il nous faut également maintenir l’harmonie entre nous-mêmes et les autres. En effet, il nous est impossible d’évoluer et même de vivre sans établir des contacts fréquents avec nos semblables. En tant qu’être incarné, l’homme n’est pas aussi autonome qu’il le croit. La vie communautaire est une nécessité pour lui, car aucun individu, aussi indépendant soit-il, ne peut être heureux et s’épanouir pleinement sans satisfaire son besoin inné de communication. Puisque nous avons besoin des autres, il importe de ne jamais entretenir avec eux des relations basées sur des rapports de force ou de domination. Autrement dit, nous devons tout faire pour vivre en bonne intelligence avec tous ceux que nous sommes amenés à côtoyer. Qu’y a-t-il en effet de plus pénible que de vivre en permanence dans une ambiance conflictuelle ? Toute situation de discorde entre soi-même et les autres est à éviter, car elle porte en elle le germe de toutes les guerres qui ravagent le monde. Le consensus doit être la règle d’or de la vie sociale et politique de notre pays. Cela ne veut pas dire que tous les individus doivent penser, parler et se comporter de la même manière, car l’uniformité est l’ennemi de l’évolution. Cela signifie simplement que nous devons vivre ensemble dans un respect mutuel, avec le désir de mettre nos différences d’opinions et de comportements au service de la République.

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14 mai 2010 5 14 /05 /mai /2010 14:35

Quand le Rassemblement Pour le Gabon n’avait pas encore des parcelles de pouvoir, ses militants disaient que ceux qui géraient alors étaient des voleurs. Or, la gestion par ce Parti de ces espaces nous a révélé qu’il y en avait aussi dans les rangs du Rassemblement. Ce constat leur a donc fait prendre conscience de l’existence d’un problème culturel dans notre pays : le rapport particulier des gabonais à l’argent, à la richesse. Les Rassembleurs doivent désormais se départir de la vision manichéenne de la société gabonaise au sein de laquelle on aurait d’un côté, les bons, et de l’autre, les mauvais.

Le problème identifié a fait émerger le concept de l’ethnoconvivialité, le vivre ensemble des ethnies et la possibilité de décider ensemble par des individus membres des ethnies, par des ethnies. Ce vivre ensemble nous permettra de mieux comprendre les attitudes incriminées aux fins de trouver des solutions idoines. C’est pourquoi Paul MBA ABESSOLE est obsédé par l’idée de voir toutes les communautés culturelles du Gabon dialoguer. Conscient du fait que les rapports conflictuels qu’entretiennent les partis politiques ne peuvent nous mener nulle part, le Leader du RPG refuse de se définir par rapport à un camp politique donné. Il se détermine plutôt relativement à ses idées. L’être humain a toujours été au centre de ses préoccupations. Aussi toutes les idées qu’il développe depuis son engagement dans la politique tournent-elles autour de l’homme. Il travaille avec acharnement à la restauration de la dignité de l’homme gabonais qu’il veut remettre debout. C’est ainsi que son programme s’articule autour de l’Ecole, la Santé, le Travail  et le Logement. En effet, la formation du citoyen est indispensable au développement d’un pays. L’homme est la première ressource dont un pays a besoin pour son essor économique et social. Cet homme doit être physiquement bien portant pour accomplir son œuvre alors que le travail doit assurer son autonomie dans la société. Faut-il rappeler, à ce sujet, que le Japon, un pays sans ressources naturelles considérables, est devenu une grande puissance grâce au génie de ses hommes. Enfin, le citoyen a besoin d’un logement décent pour travailler dans la sérénité.

Qu’il soit dans l’opposition ou dans la majorité, Paul MBA ABESSOLE a toujours défendu ses idées. Il a laissé ses traces dans les différentes administrations qu’il a dirigées notamment aux ministères des Droits de l’homme avec la publication du Livre Blanc des Droits de l’Homme qui dénonce toutes les violations dont les gabonais sont victimes et de la Culture avec l’institutionnalisation de la Fête des cultures de Libreville,. pour ne citer que ces exemples.   Vous vous souviendrez également de sa comparution devant la Cour Constitutionnelle pour avoir dénoncé un certain nombre de travers de cette Institution. Ce qui lui a valu une amende de 1000000 FCFA avec des menaces d’inéligibilité. Une grande première au Gabon.

En définitive, Paul MBA ABESSOLE ne peut être considéré comme une personnalité politique versatile si l’on considère que la versatilité consiste à changer brusquement de parti, d’opinion.

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14 mai 2010 5 14 /05 /mai /2010 14:32

Dans la plupart des discours de certaines personnalités politiques de notre pays, il nous revient que l’opposition est responsable de son échec depuis la réinstauration du multipartisme en 1990. Entre autres justifications avancées, on peut citer :

-         La multitude de candidatures issues de ce camp politique ;

-         Les agissements de certains leaders de l’opposition ;

-         L’absence de visibilité des idéologies, etc.

Mais, on oublie souvent l’essentiel : les principaux obstacles à notre processus démocratique qu’une personnalité politique de notre pays a dénoncés. Ce qui lui a d’ailleurs valu un procès public largement couvert par les médias assorti d’une forte amende. Nos compatriotes doivent se rappeler que ce procès fait suite à un recours initié contre le porte parole du Club des Dissidents du PDG et  Fraudeur en Chef du 2ème Arrondissement de Libreville. L’ancien Premier Ministre, pour ne pas le citer, semble oublier qu’il est responsable de « l’échec de l’opposition » à travers les fraudes massives qu’il organisait quand il était Vice-Président du PDG. Il en est de même de son camarade AMO qui s’était systématiquement opposé à l’installation des conseillers municipaux du RPG à la tête du Conseil municipal de Medouneu, en dépit des résultats sortis des urnes, favorables au Parti de MBA ABESSOLE. Les manœuvres frauduleuses sont enregistrées à NTOUM, chez l’ancien Gouverneur de la Banque des Etats de l’Afrique Centrale, où l’utilisation de la fausse monnaie aurait été signalée. Quelles belles leçons de démocratie !

En 1993, 1998 et 2009, malgré le nombre de candidats engagés dans la course, l’opposition a toujours gagné. Comme toujours, la fraude massive et l’implication de certaines institutions ont eu raison d’elle. A cela s’ajoute le braconnage politique dont sont aussi responsables les néo-opposants de la CND-PDG. Cette activité politique déloyale menée par les leaders du CND-PDG a aussi contribué à « l’échec » de l’opposition. Aujourd’hui, ces braconniers politiques s’érigent en donneurs de leçons.

Adeptes de la politique spectacle, les leaders du CND-PDG, habitués à la machine de la fraude du PDG, ne savent pas qu’une élection se gagne dans un bureau de vote avec des agents électoraux bien formés. En dehors des grands meetings, comment AMO a-t-il organisé le scrutin ? Tout comme nous voulons savoir qui l’a représenté dans les bureaux de vote. A Oyem, par exemple, qu’a-t-il fait pour protéger ses résultats ?  Qu’il nous réponde. Il a tout simplement été incapable d’arrêter une machine qu’il a lui-même mise en place. Avait-il perdu sa clé ? Ou l’a-t-il remise à son frère ? Toujours est-il qu’au Rond Point de la Démocratie, AMO s’était contenté de dire, impuissant, que la CENAP était en train

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