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3 janvier 2015 6 03 /01 /janvier /2015 11:53

Ci-joint le compte rendu de la réunion de cabinet du Rassemblement Pour le Gabon (RPG) présidée par Paul Mba Abessole, Président du RPG, le mardi 23 décembre 2014, au siège du RPG sis à Petit-Paris, dans le 3ème Arrondissement de Libreville.

RASSEMBLEMENT POUR LE GABON

LIBERTE-EQUITE-SOLIDARITE

BP 6740 Libreville

Présidence du Parti

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Secrétariat Exécutif

-----------------------------------------------------------------------------

Secrétariat National à la Communication

COMPTE RENDU DE REUNION

Une réunion de cabinet, présidée par le Président du Rassemblement Pour le Gabon (RPG), Paul MBA ABESSOLE, s’est tenue dans la salle Charlotte KOMBILA, au siège du RPG, le mardi 23 décembre 2014 à 17 heures 22 minutes.

Avaient pris part à cette rencontre, messieurs :

  • Le Vice-président, Jean Nestor NGUEMA MEBANE ;
  • Le Secrétaire Exécutif, Docteur Benoît MBA MEZUI ;
  • Les directeurs des cabinets du Président et du Vice-président ;
  • Le Conseiller Spécial du Président ;
  • Le Secrétaire National à la Communication.

Il convient de rappeler que cette réunion qui se tient au lendemain de la nomination du nouveau Vice-président avait pour ordre du jour la concertation et la mise au point sur l’organisation du Rassemblement Pour le Gabon.

A ce sujet, le Président du RPG, dans son propos liminaire, a insisté sur la nécessité du respect des Statuts et Règlement Intérieur du Parti. Ce sont les dispositions de ces deux textes qui doivent, à son avis, déterminer la manière d'agir de tous les rassembleurs.

Par ailleurs, il a instruit chaque participant de former instamment son cabinet dont la composition doit être communiquée aux autres. Il a également exhorté les cadres du Parti à rendre compte de toutes les actions menées sur le terrain afin que des décisions et des orientations pertinentes soient prises.

Le Président du RPG est aussi revenu sur la nécessité, pour les militants, de mieux connaître leur environnement, dans la mesure où leurs discours doivent tenir compte des spécificités des milieux visés.

Pour une meilleure concertation des cadres du Parti, le Président du Rassemblement exige la tenue régulière des réunions des différents organes du Parti. Aussi les a-t-il invités à dépasser leurs antipathies pour consacrer leur temps à la réflexion sur les grands problèmes du pays et plus particulièrement sur les grands piliers du projet de société du RPG : « Ecole cadeau, Hôpital cadeau, Travail pour tous et un Toit pour tous ».

Au regard de l’insuffisance de l’investissement sur les jeunes, le Président du RPG a demandé la constitution des groupes de travail dont l’action va être spécialement focalisée sur l’Internet pour atteindre cette frange de la population.

Le Vice-président et le Secrétaire Exécutif ont salué la tenue de cette séance de travail qui, à leur avis, va permettre au RPG de relancer avec entrain ses activités.

Le Vice-président a saisi cette opportunité pour soumettre au Président du Parti un projet d’activités à mener durant l’année 2015. Il a ensuite annoncé la création d’une page facebook réservée aux activités du RPG.

En ce qui concerne le Secrétaire Exécutif, il a émis le vœu, comme l’a demandé le Président, de voir chacun assumer effectivement ses fonctions conformément aux dispositions des Statuts et Règlement Intérieur du Parti.

Le Secrétaire National à la Communication, quant à lui, s’est réjoui des instructions du Président du Parti relatives à la constitution des groupes de travail pour l’Internet. Ces derniers viennent ainsi renforcer le travail effectué dans ce domaine par le Secrétariat National à la Communication depuis quelques années.

Avant de mettre un terme à la réunion, le Président du Parti a lancé un appel à la solidarité du groupe pour le succès du RPG sur les idées duquel repose le Gabon. Les rassembleurs, a-t-il martelé, ne doivent pas vivre de préjugés notamment ceux qui concernent des organisations philosophiques telles que la Franc-Maçonnerie et la Rose-Croix dont les membres ont contribué à la construction des grandes nations. Il revient cependant aux compatriotes membres de ces organisations de mettre leurs connaissances au service du Gabon, a-t-il ajouté.

La réunion a pris fin à 18 heures 22 minutes.

Fait à Libreville, le 23 décembre 2014

Le Secrétaire National à la Communication

Léonard MBA ESSOGHO

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10 janvier 2013 4 10 /01 /janvier /2013 09:20

 




 

RASSEMBLEMENT POUR LE GABON

Liberté-Equité-Solidarité

 

 

 

12ème CONGRES NATIONAL EXTRAORDINAIRE

LIBREVILLE (Siège du R.P.G. sis à Petit-Paris)

Les 1er et 2 décembre 2012

 

 

 

 

RAPPORT GENERAL

 

          En dates des 1er et 2 décembre 2012, se sont tenues au siège du Rassemblement Pour le Gabon sis au quartier Petit-Paris, à Libreville, les Assises du 12ème  Congrès National Extraordinaire du parti.

          Sous la thématique rationnelle et perspective intitulée : « PERSEVERER DANS NOS CHOIX DE TOUJOURS », ce 12ème  Congrès National Extraordinaire, qui s’est tenu en cette fin de l’année 2012, a été aussi un important rendez-vous politique qui inaugure, par ailleurs, l’année 2013 où des échéances électorales pointent à l’horizon avec la problématique de la biométrisation du fichier électoral, et attendent par ricochet la mobilisation des militantes, militants et sympathisants de notre formation politique.

          Deux principaux points ont été retenus pour les présentes Assises, à savoir :

-         Révision des Statuts et Règlement intérieur ;

-         Election du Président du Parti.

          Placées sous la présidence de son Excellence Paul MBA ABESSOLE, Président du Rassemblement Pour le Gabon (R.P.G.), ces Assises ont été magistralement dirigées par le vice-président du parti, l’Ami Pierre Claver MVELE NDANGO, assisté de l’Honorable Marie Madeleine NYINGONE ANDA et du Vénérable Marie Thérèse NYANGUI IBINGA. De même, l’évènement de ce week-end a vu la participation tant quantitative que qualitative des délégations des militants venues de l’intérieur du pays, ainsi que des communes de Libreville et d’Owendo. Aussi a-t-il été rehaussé par la présence remarquée de plusieurs partis et mouvements politiques amis et membres de la Majorité Républicaine pour l’Emergence. Il s’agit du/de :

-         Parti Démocratique Gabonais (PDG), représenté par Messieurs Ernest NDASSIKOULA, en sa qualité de Secrétaire Général Adjoint, et Jean-Marie KOUMBA SOUVI, Secrétaire National ;

-         Rassemblement des Républicains (RDR), représenté par sa Présidente, Madame Léontine MEBALE ;

-         Parti Travailliste, représenté par son Président, Maître MBURU YI NDJAKO ;

-         Rassemblement pour la Démocratie et le Progrès (RDP), représenté par son Président, Monsieur IBOUTA WALLA ;

-         Front Démocratique et Culturel (FDC), représenté par son Président, Monsieur Quentin Ben MONGARYAS ;

-         MORENA ORIGINEL, représenté par son Président, Monsieur Molière BOUTAMBA ;

-         Union pour le Développement et la Liberté (UDL), représenté par son Président, Monsieur Jean EMANE EYOUNE ;

-         Rassemblement des Gaulois (RG), représenté par son Président, Monsieur Max Anicet KOUMBA ;

A cette suite s’ajoutent la présence très constatée de Maître NZASSI, Ami personnel du Président du Parti, et celle du Pasteur Samson NZOGHO ZE, porteur d’une motion de soutien au Président du R.P.G. pour les présentes Assises.   

          La liste complète des congressistes est jointe en annexe du présent rapport.

Les travaux de ce 12ème Congrès National Extraordinaire se sont déroulés selon le programme condensé ci-après :

-         Samedi, le 1er décembre 2012

   *Ouverture officielle du Congrès ;

   *Travaux en commissions.

 

-         Dimanche, le 2 décembre 2012

   *Reprise des travaux et plénières ;

   *Clôture officielle du Congrès.

Le chronogramme détaillé des présentes Assises est joint en annexe du présent rapport.

 

 

 

I-                   DE LA SEANCE D’OUVERTURE DES TRAVAUX DU CONGRES

          Dans une ambiance militante et conviviale, cette séance d’ouverture a été ponctuée par différentes interventions ordonnancées ainsi qu’il suit :

-         Discours de bienvenue du Président du Conseil Communal de Libreville, l’Ami Gabriel OBIANG OTOGHE.

-         Discours du Président de la Commission Préparatoire du Congrès et, par ailleurs, Secrétaire national à l’organisation, l’Ami Raymond Placide N’DONG MEYO.

-         Messages des partis et mouvements politiques amis.

-         Discours d’ouverture du 12ème Congrès national extraordinaire du Président du parti, son Excellence Paul MBA ABESSOLE.

 

A)   Mot de bienvenue du Président du Conseil Communal de Libreville

          Intervenant le premier et au nom de son organe, le Président du Conseil Communal de Libreville, l’Ami Gabriel OBIANG OTOGHE a d’abord tenu à souhaiter aux Congressistes et aux invités, une chaleureuse bienvenue au siège national de notre Parti, sis à Petit-Paris. Aussi a-t-il qualifié ensuite ces moments d’historique en sollicitant, par ailleurs, des Congressistes une salve d’applaudissements au bénéfice du Président du Parti pour avoir conduit avec diligence et sagesse le Rassemblement Pour le Gabon depuis toujours. Enfin, il a clos son propos en actant l’intérêt des présentes Assises qui permettront, d’une part, d’apporter quelques amendements sur certains articles de nos Statuts et Règlement intérieur ; et qui d’autre part, donnent une nouvelle occasion aux Rassembleuses et Rassembleurs de choisir librement l’Ami qui présidera aux destinées de notre Parti au terme de ce 12ème Congrès National Extraordinaire.

 

B)    Du discours circonstancié du Secrétaire National à l’Organisation, Président de la Commission Préparatoire du Congrès.

          L’Ami Raymond Placide N’DONG MEYO a, dans son propos, rappelé au Président du Parti et aux Congressistes, l’aspect organisationnel y incombant. Sur ce, lui et son équipe ont voulu faire coïncider la totale satisfaction des Congressistes et des Illustres invités et le cadre matériel et scientifique des travaux.

          Pour lui, le souci était à la fois grand et permanent d’offrir un environnement agréable qui permette la réflexion et l’expression sereines en toute convivialité.

          Enfin, tout en souhaitant bon rétablissement à l’Amie Géneviève ASSANGONO OLUI, Présidente Nationale du Mouvement des Femmes du R.P.G., prise par la maladie, il a, par ailleurs, rendu un hommage mérité au Secrétaire Exécutif, l’Ami Benoît MBA MEZUI, et au Directeur de cabinet du Président du Parti, l’Ami Robert ENDAMANE, pour leurs contributions tant physique qu’intellectuelle pour la réussite de l’évènement.

 

C)    Des messages des partis et mouvements politiques amis

          Des différentes interventions des représentants des Partis et Mouvements politiques amis de la Majorité Républicaine pour l’Emergence, on peut, entre autres, retenir cinq grandes séquences, à savoir : témoignage de reconnaissance, Paul MBA ABESSOLE et le R.P.G., la place de la culture, le rôle des jeunes, la place des femmes.

 

C-1. Du témoignage de reconnaissance

          Les représentants du P.D.G. et les Présidents des différents partis politiques sus-énumérés, ont, en leurs titres et qualités, exprimé l’honneur et la fierté d’être invités à la cérémonie d’ouverture des Assises du 12ème Congrès National Extraordinaire du R.P.G. Ensemble et dans leur diversité colorée, ils ont félicité le R.P.G. de son approche du champ politique gabonais depuis plus de vingt ans, et surtout de son respect des règles de base qui régissent le fonctionnement d’un parti politique. Puisqu’à occasions régulières, la direction du Parti communique avec sa base. De même ont-ils loué l’étroitesse des liens d’amitié entre les Partis et Mouvements politiques de la Majorité, et plus particulièrement entre les deux plus représentatifs dans le cadre de la démocratie conviviale, à savoir : le Rassemblement Pour le Gabon et le Parti Démocratique Gabonais.

 

C-2. De la place de Paul MBA ABESSOLE et du R.P.G.

          A l’unanimité, tous les invités du R.P.G. aux présentes Assises ont reconnu le rôle historique joué par Paul MBA ABESSOLE dans le processus de démocratisation de notre pays. Par souci de vérité, ils ont simplement interrogé l’histoire.

          Le Rassemblement Pour la Démocratie et le Progrès (R.D.P.), par la voix d’IBOUTA WALLA, son président, a dit ce qui suit : « Militantes et Militants du R.P.G., un devoir de mémoire, auquel je ne saurai me soustraire me rappelle avec force qu’en 1993, Alexandre SAMBAT rentrant des Etats-Unis, était parti directement de l’aéroport Léon MBA pour la Cité de la démocratie où se tenait un autre de vos Congrès. Il n’était pas attendu, mais ce jour-là, vous l’avez chaleureusement accueilli ; vous lui avez donné la parole, bousculant ainsi votre protocole.

          Le R.D.P., dans ses débuts avait largement bénéficié de la logistique de votre formation politique, et nous vous en sommes à jamais reconnaissants.

          En 1996, dans le département de la Zadié à Mékambo, le R.N.B. et le R.D.P. avaient formé un ticket pour s’imposer dans le bureau du Conseil départemental et au sénat ».

          Le MORENA Originel de son côté reconnaît ne manager aucun effort pour constater le combat mené des mains de maître par Paul MBA ABESSOLE, durant de longues années aux côtés d’autres formations politiques qui sont aujourd’hui au crépuscule de leur engagement.

          En un mot comme en cent, chers Congressistes, nos amis de la Majorité ressortent ici la valeur selon laquelle « LA VERITE N’A PAS DE TOMBE ». Publiquement et au cours des présentes Assises au siège de notre Parti, ils ont rendu un hommage solennel au Président du R.P.G. à qui, par ailleurs, ils ont reconnu une dimension humaniste probante et une stature d’homme de culture avéré. 

C-3. La place de la culture

          Volet important parce que recoupant parfaitement le projet politique du R.P.G. et interpellant le premier étudiant de « l’Université d’Akam-Essatouk », Quentin Ben MONGARYAS a sollicité l’homme de culture qu’est Paul MBA ABESSOLE pour qu’ensemble une synergie pour une culture nationale sorte de l’exil les artistes gabonais et brise l’exclusion injuste dont ils sont victimes. Ensuite, il a ajouté : « il importe de souligner que ces artistes gabonais ne peuvent plus poétiser, chanter et danser, écrire, peindre et sculpter pour rien. Nous ne pouvons être les crêve-la-faim dans un Gabon qualifié de véritable El-dorado, alors que les politicards et les bougnats s’en mettent plein les poches ». Enfin, le président du F.D.C. a clos son propos en rappelant le triptyque qui guide l’Avenir en Confiance préconisé par Ali BONGO ONDIMBA, à savoir : Paix-Développement-Partage. Quentin Ben MONGARYAS trouve ainsi en Paul MBA ABESSOLE le fidèle interprète auprès de son Excellence Ali BONGO ONDIMBA, Président de la République, Chef de l’Etat, pour que la politique de l’Emergence y réfléchisse sereinement.

C-4. Le rôle des jeunes

          Sur ce sujet, Maître MBURU YI NDJAKO s’est adressé particulièrement aux jeunes du Rassemblement. A eux, il leur a dit expressément ce qui suit : « l’histoire retient que c’est Paul MBA ABESSOLE qui nous a amené la liberté en 1990 en l’arrachant des mains de l’ancien pouvoir P.D.G. Donc vous devez être fiers d’appartenir au Rassemblement Pour le Gabon, ce grand parti qui a, à sa tête, un grand homme d’une intelligence particulière ». Pour le Président du Parti Travailliste, l’action politique du Président du R.P.G. se mesure à l’aune du chemin parcouru et de quelques avancées démocratiques dont nous jouissons aujourd’hui.

C-5. La place des femmes

          Pour Léontine MEBALE, seule femme responsable d’un Parti politique sur l’espace public gabonais, le R.P.G. doit davantage les promouvoir, les initier à la vie politique et publique.

          Pour clore cette série d’interventions des invités, parole a été donnée à Samson NZOGHO ZE de prononcer sa motion de soutien au président du R.P.G. Grosso modo, l’intéressé apprécie  le projet politique du Rassemblement qui place l’homme au cœur de son action, à savoir : Ecole cadeau, Hôpital cadeau, Travail pour tous et Logement pour tous dans un avenir sûr et sincère. Pour le Pasteur, « celui qui construit un homme, construit l’humanité. En ce sens, le R.P.G. promet la liberté, l’équité et la solidarité dans un Gabon fort et rassemblé en pleine croissance ». En même temps formule-t-il le vœu de voir Paul MBA ABESSOLE redescendre sur le terrain afin de ramener les brebis égarées dans la maison du Père à l’occasion des élections locales à venir.

 

D)   Du discours d’ouverture du Président du R.P.G.

          Intervenant le dernier, le Président du Parti, son Excellence Paul MBA ABESSOLE a d’abord tenu à remercier tous et chacun d’avoir bien voulu répondre à l’invitation d’assister à l’ouverture du 12ème Congrès National Extraordinaire du Rassemblement Pour le Gabon. Aussi a-t-il profité de la circonstance pour situer le caractère tardif de la tenue des présentes Assises. Trois évènements majeurs l’expliquent, à savoir : le décès d’Omar BONGO ONDIMBA en juin 2009, l’élection du Président Ali BONGO ONDIMBA et les dernières élections législatives du mois de décembre 2011. En même temps a-t-il fustigé le comportement de certains de nos anciens militants et compatriotes qui, pris par le doute, chancellent d’un parti politique à un autre et s’accordent des émancipations progressives dans le but de s’octroyer rapidement des bénéfices matériels et financiers. Aux militants fidèles qui constituent aujourd’hui la base solide et inébranlable de notre parti, le Président du R.P.G. leur a adressé ses sincères félicitations.

          Abordant ensuite la thématique duale sous laquelle ont été placées ces assises, à savoir : « rationnelle et perspective », occasion était donnée au Président du Rassemblement Pour le Gabon de livrer la quintessence du thème du Congrès.

A)   De la politique socioéconomique

          Ecole cadeau, Hôpital cadeau, Travail pour tous, un Toit pour tous constituent toujours l’ossature du projet politique du R.P.G.

          Parlant de l’Ecole cadeau, Paul MBA ABESSOLE a, d’une part, reconnu l’inertie observée dans ce sens durant les vingt années de parti unique ; et d’autre part, réaffirmé son désir de voir s’instaurer au Gabon la gratuité de l’Ecole. Car selon lui, c’est l’unique voie de rendre la formation accessible aux enfants des pauvres. Pour cela, les établissements privés confessionnels catholiques, protestants, etc. devraient retrouver leur aura d’antan via des subventions nécessaires et suffisantes pour leur permettre de bien contribuer à l’effort éducatif. Aussi préconise-t-il une école gabonaise ouverte au monde avec des signatures de partenariats de formation intellectuelle avec les grands pays développés du monde comme la France, les Etats-Unis, le Japon, l’Allemagne, la Chine, la Grande-Bretagne, etc.

         Pour ce qui est de l’Hôpital, le Président du R.P.G. a dit que c’est la vie, c’est la santé. Des deux volets de la médecine, curative et préventive, il a préconisé qu’un accent soit mis sur la dernière, c’est-à-dire la médecine préventive selon le principe : « IL VAUT MIEUX PREVENIR QUE GUERIR ». A ce sujet, l’Etat doit pleinement jouer son rôle en faisant bénéficier à chacun et à tous des soins de santé de qualité. Car la CNAMGS reste encore sclérosée avec des couvertures qui touchent à peine 20% de la population urbaine et moins de 10% dans les zones rurales.

          Quant au Travail, qu’il soit manuel ou intellectuel, il entretient la santé selon l’orateur. Et c’est à ce titre que chaque Gabonais peut participer à la promotion du développement du pays, et par ricochet, envisager un « AVENIR EN CONFIANCE ».

          Parlant de l’Habitat, le Président du Parti a souligné que donner un Toit à chaque Gabonais, est une des conditions de son bien-être, de sa stabilité. Car, un Toit, ce n’est pas seulement un espace matériel et physique, il est aussi une expression de l’existence d’un individu ou d’une famille. Le développement intégral du Gabon doit donc en tenir compte en associant également les villages, berceaux de nos cultures.      

B)    De la problématique de l’intégration sous-régionale

          Pour Paul MBA ABESSOLE, deux raisons expliquent aujourd’hui les apories de l’intégration sous-régionale dans le cadre de la zone CEMAC : Le rêve brisé et détourné de Barthelemy BOGANDA et l’inapplicabilité actuelle des Textes fondateurs et organiques de  cette même Communauté.

          D’une part, parlant du rêvé brisé de Barthelemy BOGANDA, dont s’est largement inspiré le projet politique fédérateur du Rassemblement Pour le Gabon, ce premier Président de l’Oubangui Chari eut une vision selon laquelle : « Malheur à l’homme seul. Unis, nous serons forts ». A l’époque, il sollicitait des pays qui, aujourd’hui constituent la zone CEMAC, à l’exception de la Guinée Equatoriale, la construction d’un grand ensemble politique, social, économique et culturel appelé République Centrafricaine (R.C.A.). Mais hélas ! Le rêve alla à vau-l’eau après les indépendances.

          D’autre part, l’immobilisme actuel de la CEMAC provient de l’inapplicabilité de ses Textes fondateurs et organiques. Aussi lit-on la position ambiguë du Gabon qui n’a, à ce jour, ratifié qu’un seul texte : celui de la « Convention du Parlement » de 2004.

          Pour Paul MBA ABESSOLE, l’étroitesse de l’espace CEMAC ne doit pas constituer un handicap. Au contraire, elle doit se transformer en atout via la formation d’une élite de qualité capable de lire la situation actuelle et prospectiver des recettes nouvelles. Le Gabon doit, d’ores et déjà, identifier et reconnaître tous ses talents et savoir-faire afin de les mettre au service de son développement.

          C’est donc là tout le sens de la mise en place de la Majorité Républicaine pour l’Emergence. Car celle-ci permet de construire ensemble l’unité du pays, en mettant de côté les forces négatives. A ce sujet, le Président du R.P.G. a mesuré le chemin parcouru dans nos relations avec le Parti Démocratique Gabonais (P.D.G.) et les autres formations politiques de la Majorité. Pour lui, ce chemin est long et parsemé d’embûches d’où le doute de certains partisans avides de postes immédiats et des avantages matériels faramineux.

          Aujourd’hui a-t-il dit, les Rassembleuses et les Rassembleurs doivent se mettre debout pour défendre et approfondir la pertinence de nos idées de toujours.

 

 

C)    Des futures élections

          Le dernier volet de l’intervention du Président du Parti a concerné les élections à venir. A ce sujet, il a insisté sur le fait que nous devons nous battre pour avoir des élus à tous les niveaux de l’Etat. Seulement pour y arriver, le premier acte à poser, c’est l’inscription massive sur la liste électorale. Car, avec l’introduction prochaine des données biométriques, la liste électorale dressée dans le passé sera caduque. Chacun doit donc de nouveau s’inscrire là où il pense aller voter ou soutenir un candidat.

         Il a terminé son propos par une citation à l’endroit des Gabonaises et des Gabonais naufragés : « Si tu veux, viens ou reviens, notre aventure reste la même, adaptable à toutes les circonstances, mais personne ne fera rien à ta place. Tu récolteras ce que tu auras semé ».

         Les documents de ces différentes interventions sont annexés au présent rapport.

          Après cette série d’interventions, ponctuée par une salve d’applaudissements et des chants des groupes socioculturels conviés pour la circonstance, une suspension de séance de 45 minutes a été observée pour permettre aux invités de se retirer.  

 

II- DES TRAVAUX DU 12ème CONGRES NATIONAL EXTRAORDINAIRE

          La reprise des travaux, à 14h35 minutes, a été consacrée d’une part, à la mise en place des Bureaux du Congrès et des commissions, et d’autre part, aux travaux en commission.

          De la mise en place des Bureaux

1-    Du Bureau du 12ème Congrès national extraordinaire.

Celui-ci a été composé comme suit :

          -Président : l’Ami Pierre Claver MVELE NDANGO

          -1er Vice-président : l’Amie Marie Thérèse NYANGUI IBINGA

          -2ème Vice-président : l’Amie Marie Madeleine NYINGONE ANDA

          -Rapporteur général : l’Ami Pascal NDONG NGOUA

          -Rapporteurs adjoints : les Amis Louis Fulbert NGUEMA ONGBWA, Djâmeh EDOUH BIYOGO et Victor ANDA NGUEMA.

 

2-    Des bureaux des commissions

Deux commissions ont été mises en place et étaient composées ainsi qu’il suit :

a)     Commission Révision des Statuts et Règlement intérieur

          -Président : l’Ami Raphaël EDZANG

          -1er Vice-président : l’Amie Marie Thérèse NYANGUI IBINGA

          -2ème Vice-président : l’Ami Pierre NGOMO SIMA

          -Rapporteur : l’Ami Pascal NDONG NGOUA

 

b)    Commission Election et investiture du Président du R.P.G.

          -Président : l’Ami Samuel OKE NDONG

          -1er Vice-président : l’Ami Paul Maixcent MOUSSINGA

          -2ème Vice-président : l’Ami François NZE MENGOUA

          -Rapporteur : l’Ami Raymond Placide NDONG MEYO

          Les listes des membres de ces deux commissions sont annexées au présent rapport.

          Après la mise en place des commissions, le Président du Bureau du Congrès, l’Ami Pierre Claver MVELE NDANGO, actant l’intérêt de la circonstance remarquable, a fait approuver les Bureaux desdits commissions par acclamation. Aussitôt, les deux Bureaux nouvellement désignés se sont retirés pour examiner l’ordre du jour les concernant.

 

 

b-1. De la Commission Révision des Statuts et Règlement intérieur

           Lors de la plénière, 34 articles ont été proposés à la révision en commission.

Pour les Statuts, il s’agit des articles : 1, 10, 21, 24, 28, 29, 30, 37, 38, 47, 53, 54, 55, 58, 59, 67, 70, 71, 72, 74, 76, 77, 78, 82, 86, 89, 101, 103, 104, 107, 108, 119 et 121.

Pour le Règlement intérieur, il s’agit des articles : 22 et 37.

Articles inchangés : 1, 28 et 89.

Articles modifiés et regroupés : 10, 21, 24, 29, 30, 37, 38, 53, 58, 59, 67, 70, 71, 72, 74, 76, 78, 82, 85, 86, 101, 103, 104, 107, 108, 119. 

 En revanche, il a été créé l’article 39 sur la définition et la composition du Conseil Exécutif.  

Deux recommandations ont été faites :

Au niveau des Statuts : la commission recommande au Président du Parti de mettre en place une commission permanente de travail qui regrouperait les anciens membres du gouvernement, parlementaires, maires, présidents provinciaux et communaux de Libreville, conseillers politiques.

Au niveau du Règlement intérieur, des amendements ont porté sur l’article 22. Une recommandation a été également faite au niveau de l’article 37 pour qu’un texte en vue de son application soit pris.

b-2. De la Commission Election et investiture du Président

Cette commission avait pour objet d’examiner les dossiers de candidature à la présidence du Parti. Une seule candidature a été enregistrée. Après l’examen minutieux du dossier de candidature, celle-ci a été retenue par la Commission qui a alors recommandé au Congrès de se prononcer positivement sur la candidature de l’Ami Paul MBA ABESSOLE aux fonctions de Président du R.P.G.

Après l’exposé des motivations par le candidat, le Congrès est passé au vote et l’a élu par acclamation, conformément aux dispositions de l’article 111 des Statuts.

Enfin, Appolinaire MAHOUNDOU dit « Papa BÛCHERON », doyen d’âge du 12ème Congrès National Extraordinaire, a procédé à l’installation du nouveau Président élu pour un mandat de cinq (5) ans.

Le Président du bureau du Congrès a suspendu la séance pour permettre la rédaction du Rapport général.

 

III- DE LA CLOTURE OFFICIELLE DES TRAVAUX DU CONGRES

Cette partie du programme a été ordonnancée ainsi qu’il suit :

A)    Lecture des Motions de soutien au Président du Parti nouvellement élu par les représentants des conseils provinciaux et communal de Libreville ainsi que par les responsables des organismes spécialisés du Parti.

B)    Lecture du Rapport général du Congrès, lu par le Rapporteur général et adopté par le Congrès, après amendements.

C)    Enfin, le Président du Parti élu, a clos les travaux du 12ème Congrès National Extraordinaire du Rassemblement Pour le Gabon, en remerciant les Congressistes pour la confiance renouvelée et en fixant les enjeux du nouveau mandat que viennent de lui confier les militants dans le contexte socioéconomique, politique et culturel actuel.

 

 

Fait à Libreville, le 2 décembre 2012

 

Pour le 12ème Congrès National Extraordinaire

 

Le Rapporteur Général                                                                         Le Président

 

 

Pascal NDONG NGOUA                                               Pierre Claver MVELE NDANGO

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29 décembre 2012 6 29 /12 /décembre /2012 18:39

      R  P  G

 

Liberté-Equité-Solidarité

 

« A vous les fidèles à nos choix de toujours, je dis mille fois « Félicitations et Courage ! La pauvreté, le manque d’argent, l’idole actuelle de notre pays, les railleries des uns et des autres ne vous ont pas découragés, bien au contraire, ils vous ont endurcis dans votre position. Sans vous, depuis trois ans, notre maison se serait totalement effondrée. Mais elle est toujours debout, solide comme un roc, capable de faire face aux vents à venir et de participer activement à la construction de notre pays. »

Paul MBA ABESSOLE


Au lendemain de sa reconduction à la tête du Rassemblement Pour le Gabon par le douzième Congrès Extraordinaire qui s’est tenu les 1er et 2 décembre 2012, le Père Paul MBA ABESSOLE a procédé, le 21 décembre 2012, à d’importantes nominations dans les instances dirigeantes de son Parti.

Ce numéro est consacré à la publication de ces différentes nominations qui concernent particulièrement la Présidence du Parti, le Secrétariat Exécutif et les organismes spécialisés.

DE LA PRESIDENCE DU RPG

Ont été nommés :

Vice-Président du RPG :

 Monsieur Pierre Claver MVELE

Représentant Personnel du Président du RPG :

Monsieur Jean-Marie  NGUEMA NDONG

Directeur de Cabinet du Président du RPG :

Monsieur Robert ENDAMANE

Directeur de Cabinet Adjoint :

Monsieur Aubin EYE NZE

Directeur du Protocole du Président du RPG :

Monsieur Paul Elie NZE

Directeur Adjoint du Protocole :

Monsieur Martin NGUEMA ESSONO

Chargé de Mission du Président du RPG :

Madame Ramatou BABA

Trésorier Général du RPG :

Monsieur MORO GOGO

 

DU SECRETARIAT EXECUTIF


Le Secrétariat Exécutif du Rassemblement Pour le Gabon est composé ainsi qu’il suit :

Secrétaire Exécutif :

Docteur Benoît MBA MEZUI

Secrétaire Exécutif Adjoint :

Mme Charlotte KOMBILA


Secrétaires et Sous-Secrétaires Nationaux


1.      Secrétariat National aux Affaires Politiques, Electorales et Juridiques, Chargé de la Discipline

-          Secrétaire National, Conseiller Spécial du Président du RPG

M. Raymond Placide NDONG MEYO

 

 

     2. Secrétariat National à l’Education, à   la Culture, aux Sports et aux Loisirs, Chargé des Statistiques

 

Secrétaire National, Conseiller Spécial du Président du RPG

M. Jean-Nestor NGUEMA MEBANE

 

3. Secrétariat National aux Affaires Financières , chargé du Budget, de l’Economie et des microprojets

Secrétaire National, Conseiller Spécial du Président du RPG :

M. Raphaël EDZANG

 

4. Secrétariat National à l’Aménagement du Territoire, Chargé de la Décentralisation et du Développement Durable

Secrétaire National, Conseiller Spécial du Parti :

M. Maixcent MOUSSINGA

 

5. Secrétariat National à la Communication, chargé du Recrutement et de la Formation des Militants, Porte-parole du Conseil Exécutif

Secrétaire National :

M. Léonard MBA  ESSOGHO

Sous- Secrétaire National :

M. Louis-Fulbert NGUEMA ONGBWA

 

6. Secrétariat National à l’Organisation, chargé de la Permanence et de la Coordination des Organes de base du Parti

Secrétaire National :

M. Pascal NDONG NGOUA

Sous-Secrétaire National :

M. Djameh EDOU BIYOGUE

 

7. Secrétariat National aux Droits de l’Homme, aux Affaires Sociales, chargé de l’Encadrement des personnes vulnérables

Secrétaire National :

Mme Marthe NKAMA ESSONO

Sous-Secrétaire National :

Mme Francisca LONGHA

 

DES  ORGANISMES SPECIALISES

 

Du Mouvement des Jeunes du Rassemblement  Pour le Gabon

Président :

M. Jeff ELLE NGOMO

 

De l’Ecole du Rassemblement

Directeur :

Mme Véronique OKOME BEKA

 

La Rédaction est en train de préparer un numéro spécial sur le Rapport Général du 12 ème Congrès Extraordinaire des 1er et 2 décembre 2012.

 

Bonne et heureuse année 2013 !

      

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20 novembre 2012 2 20 /11 /novembre /2012 11:27

Et si nous revisitions simplement le RSDG

En 1990, le Gabon adopte le multipartisme intégral. Mais l’option entérinée au terme de la conférence nationale de mars-avril de la même année n’allait pas sans anicroches [avec la remise en cause de l’encadrement juridique du pouvoir, l’organisation des élections imparfaites, le musellement de la presse, le reniement de la séparation des pouvoirs, etc.], même si nous notions quelques avancées quant au fonctionnement de l’espace public [notamment la proclamation des droits et libertés, la reconnaissance de l’opposition ou encore l’organisation des élections disputées etc.]D’où viennent alors les blocages actuels de notre espace public ? Trois points nous permettent de relever cela, à savoir : le faux départ de 1990, le cadre du RSDG et le refus de dialogue entre la majorité et l’opposition.  

Le faux départ de 1990

Lorsqu’entre 1988 et 1989 le régime de Libreville prit langue avec Paul MBA ABESSOLE exilé en France depuis 1976 pour venir discuter des conditions d’une ouverture politique au Gabon, les deux parties convinrent de libérer progressivement l’espace public confisqué depuis le 12 mars 1968 suite à la création du Parti Démocratique Gabonais (PDG) par Albert Bernard BONGO. Pour les deux protagonistes, leur pluralisme politique nécessitait de produire et d’observer au préalable certaines règles et codes se référant à nos modèles culturels, comme l’indiquait à juste titre François MITTERRAND en 1990 à la Baule. Mais hélas ! Leurs idées d’Union pour la Majorité Présidentielle de Progrès du Gabon (UMPPG) du 10 janvier 1990 et du Rassemblement Social Démocrate Gabonais (RSDG) du 23 février de la même année ne prospèrent point. Non pas parce qu’elles étaient sans intérêt, mais parce que les pourfendeurs au dialogue et à l’action commune n’y trouvaient pas leur compte. S’agissant du RSDG, il a pourtant été conçu comme un laboratoire, un cadre d’apprentissage de l’exercice de la démocratie. En effet, Omar BONGO et Paul MBA ABESSOLE ont convenu qu’après 22 années de gouvernance [à la fois des échelles de gestion, des systèmes de pensée, des cultures, des corps sociaux, etc.] du PDG, il était impossible de changer radicalement l’ordre établi à partir d’une simple rencontre de quelques jours entre acteurs politiques. L’approche nécessitait de disposer d’un temps assez long pour creuser consensuellement les sillons qui allaient « guider » notre modèle démocratique. Et le cadre choisi du RSDG se posait comme un véritable corps-de-garde où les problèmes d’alors devaient être identifiés et bénéficiés d’un traitement consensuel. Ce ne fut pas le cas. Et la rivière-démocratie censée bénéficier de ses précieux conseils alla tous azimuts. D’où le faux départ. De cette période à maintenant, tout le monde s’accorde que la machine politique et socioéconomique du Gabon est en panne. Elle est victime des turpitudes de ses acteurs et dirigeants qui croient créer un Gabon à plusieurs visages. Cette situation rappelle tout simplement que notre démocratie est encore fondationnelle et donc susceptible d’évolutions réversible, voire régressive. Mais pour lui donner un contenu crédible, les Gabonais (ses) appelés (es) à y jouer un rôle devraient se mouvoir et proposer tant collectivement qu’individuellement des solutions aux problèmes rencontrés. A notre avis et contrairement à l’idée d’organiser une nouvelle conférence nationale sans objet, il y a lieu de revisiter sereinement le cadre du RSDG.

Le RSDG et ses atours

Le faux départ de 1990 sus-signalé tient, d’une part, à « l’inclairvoyance » de certains acteurs politiques d’alors. D’autre part, il provient aussi du calquage aveugle de la démocratie occidentale sans y introduire une dose d’éléments culturels endogènes. Ce qui fait que le modèle du dialogue qui nous caractérise est brutalement cassé par cette monarchie constitutionnelle appelée démocratie. En ce sens, Omar BONGO et Paul MBA ABESSOLE avaient pourtant été des avant-gardistes sur cette actualité en s’accordant sur l’idée du RSDG afin de créer une passerelle solide capable d’assurer la transition démocratique en douceur. Les deux hommes ont surtout voulu donner du temps aux acteurs politiques pour se connaître, produire et apprendre ensemble les règles du jeu du nouveau champ politique qui se dessinait. Ils ont fait alors contre mauvaise fortune bon cœur. En effet, la mise en place du RSDG résultait du changement de structure et de nature politiques au Gabon et/où le seul PDG ne pouvait plus se prévaloir de l’exclusivité des prérogatives. Pour Omar BONGO, cela consistait à ce que de nouvelles forces viennent s’immiscer dans le circuit afin de subvertir l’ordre ancien. Car ce qui a été surtout identifié et dénoncé en 1990, c’est la rapacité déliquescente d’un groupuscule de personnes enclin autour du prince, et surtout l’état du délabrement du tissu socioéconomique du Gabon. Cela a durement affecté les classes moyennes et leur épargne, si l’on en croit Gabriel ZOMO YEBE. Le cadre du RSDG avorté pourrait ainsi se lire comme ce vibrant appel d’Omar BONGO à l’adresse de ses frères pour venir, dans la concertation et le dialogue, introduire de nouveaux mécanismes gestionnaires détenus jusque là par ses suppôts dans la logique hégémonique de l’exercice du pouvoir. Malheureusement, il ne fut pas entendu à la hauteur de l’appel. Or à cette période, il fallait opérer une transition consensuelle de nos différentes communautés ethniques et politiques dans ce vaste processus démocratique en redéfinition. Le hideux groupuscule de politiciens hostiles au dialogue et à la négociation a fait alors échec au cadre proposé. Et depuis, le temps a passé et rien n’a changé ; si ce n’est qu’une lutte honteuse pour l’accès et la conservation des responsabilités entre la majorité et l’opposition.

Majorité/Opposition : le refus de dialogue

Depuis près de trois mois déjà, l’espace public gabonais vit au rythme d’une certaine actualité : la tenue d’une nouvelle conférence nationale souveraine. Cette actualité revendiquée par l’opposition constitue pour elle la panacée censée apporter des solutions aux problèmes des Gabonais. Un véritable leurre. Et depuis, les rangs se resserrent de part et d’autre. Du côté de l’opposition, nous notons la naissance à Mouila le 09 septembre 2012 de l’Union des Forces du Changement (UFC), regroupant la CPPA, l’ACR, la CFPV et la CPDRO, soit un total de 22 partis politiques. Par cet acte, l’opposition avance à l’unisson et tente de susciter l’adhésion du peuple à son projet. Elle cherche ainsi à retrouver l’esprit de 1993 où huit candidats s’étaient rassemblés autour de la Convention des Forces du Changement (CFC) pour s’opposer à la Nouvelle Alliance (NA) de cinq partis soutenant Omar BONGO à l’élection présidentielle du 5 décembre 1993. Cette opposition parvient ainsi à surmonter ses divergences, à en croire la littérature pondue à propos. Or, en sollicitant l’ancien cadre de la CFC, il était également important de s’interroger sur ce qui a conduit à sa mise en place. C’est là un trou d’étoffe. Du côté de la majorité au pouvoir, la même dynamique unitaire se met en place. En effet, à la suite de son passage devant le Parlement réuni en congrès le 12 septembre 2012 au Palais Léon MBA, Ali BONGO ONDIMBA a rejeté l’idée d’organiser une nouvelle conférence nationale au Gabon. Aussitôt, des réactions au message du chef de l’Etat se sont multipliées. Et le samedi 15 septembre, un grand meeting y est organisé au Jardin botanique par la majorité républicaine pour l’Emergence. Pour son porte-parole Paul MBA ABESSOLE, organiser de nouvelles assises nationales sans objet, c’est occulter les légitimes préoccupations des Gabonais. En un mot, c’est de la diversion.  

Face aux oui et non à la conférence nationale, l’espace public gabonais peine à retrouver un peu de terre ferme, et son tissu social et culturel va progressivement à vau-l’eau. Le pays se retrouve alors devant une impasse. Pourtant, les murs ne sont pas si hauts pouvant empêcher la majorité et l’opposition de se voir et de se parler. En effet, dans le jeu du fonctionnement du champ politique fondé sur nos traditions, seuls comptent le dialogue et le consensus. A ce sujet, l’idée du RSDG nous paraît opportune, parce que permettant de « revenir avec nos chiens là où l’animal est tombé », chacun [acteur politique] proclamant véritablement sa communion du désir. Autrement dit, aller au-delà de l’UFC pour atterrir au RSDG avec tous ses codes que nous avons laissés et négligés en 1990 sous prétexte qu’ils provenaient du prince et de ses suppôts. En y revenant, chaque acteur politique se doit, dans la modestie, d’aller vers l’un des dépositaires des codes du présent cadre : Paul MBA ABESSOLE. De cet enjeu majeur, les uns pourraient ainsi tenir des discours devant les autres et, si leurs arguments sont puissants, alors leurs idées pourraient s’imposer mutuellement. Une dispute [telle que nous la vivons actuellement entre les deux blocs] serait résolue grâce à la force des arguments invoqués et la décision émanerait du résultat de ce jeu de la force des arguments. Puisque la nécessité de construire une communauté sociale et politique nationale [s] devrait nous amener à élaborer consciemment des règles spécifiques fondées sur le consensus.

 

Pascal NDONG NGOUA

Administrateur à la Refondation

Docteur en science politique.

 

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Pascal Ndong Ngoua - dans Politique
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20 novembre 2012 2 20 /11 /novembre /2012 11:10

De la Conférence nationale souveraine : un leurre politique

 

          Au début du mois de juillet 2012, le protocole d’Etat annonce officiellement la visite du président de la République, chef de l’Etat, Ali BONGO ONDIMBA à Paris (France). A l’Elysée où il est reçu par son homologue français François HOLLANDE le 5 juillet, cette visite du numéro un (1) gabonais jetait ainsi les bases d’une coopération rénovée entre le Gabon et la France, à en croire L’Union du même jour. Cependant, profitant de cette circonstance politique, l’aréopage de l’opposition gabonaise groupé autour de l’ex Union Nationale (UN) s’est invité dans la capitale française. Zacharie MYBOTO, Jean EYEGHE NDONG et consorts ont tenté de créer une dynamique unitaire autour du truculent André MBA OBAME pour faire pression sur Ali BONGO ONDIMBA, via la France, d’accepter l’idée d’une nouvelle Conférence nationale  censée aplanir le différend né de l’élection présidentielle contestée du mois d’août 2009. Un véritable leurre politique.

         Un air du déjà

         La Conférence nationale fut sans doute une idée originale introduite en Afrique en 1990. Cette idée est venue enrichir le vocabulaire juridique et politique du continent. Organisée à l’image des Etats Généraux (France), la première d’entre-elle, celle du Bénin a vite fait école et créé des émules. Au Gabon où ces Assises se tiennent du 23 mars au 19 avril 1990, après l’échec du RSDG annoncé par Omar BONGO le 23 février 1990 et le rejet de l’idée de l’Union pour la Majorité Présidentielle du Gabon (UMPG), son comité préparatoire est composé et piloté essentiellement par des hiérarques du système P.D.G. (Parti Démocratique Gabonais), notamment Georges RAWIRI, Zacharie MYBOTO, etc. Durant près d’un mois, les participants à cette rencontre inédite se sont exprimés librement, chacun avec son style. Qu’ont-ils (ces acteurs de 1990) réellement oublié et qui aujourd’hui nécessite la convocation de nouvelles Assises nationales et réunissant l’ensemble de la classe politique et civile gabonaises ?

        Certes, pouvons-nous convenir que le fonctionnement de la démocratie est comme une marche faite dans une rivière caillouteuse, et qu’après une distance considérée, il est important de s’arrêter pour faire le point. Aussi est-il possible de l’assimiler à une maison habitable construite dans les normes et qu’on ne peut démolir sous un prétexte fallacieux, mais dont on doit apporter des ajustements utiles afin de la rendre encore plus belle. En un mot, la démocratie est poreuse, puisqu’elle reste avant tout le produit d’une œuvre humaine, avec tous ses manquements. Seulement, ceux qui aujourd’hui deviennent des hérauts d’une nouvelle Conférence nationale se sont pourtant assis, vingt années durant lorsqu’ils étaient dépositaires de l’autorité de l’Etat, sur le calendrier à adopter permettant de corriger progressivement les apories de cette démocratie, selon les recommandations de 1990. Cela revient tout simplement à dire que lorsqu’on est au cœur du pouvoir, on ne pense pas à le décentraliser. Mais cette idée habite les uns et les autres une fois qu’on se retrouve en dehors de celui-ci.

        Ainsi, il est de notre avis que l’organisation d’une nouvelle Conférence nationale dite souveraine parait inutile. En effet, le principe même de la souveraineté exige que soit associées toutes les sensibilités sociales et politiques autour d’une question fondamentale portant la marque d’une préoccupation communément partagée et dans laquelle le peuple émet réellement son orientation, son avis. Or, ce à quoi nous assistons aujourd’hui et qui peut se traduire dans les prochains jours si d’aventure cette option est retenue par le « Haut », c’est un jeu de « ping pong » élitiste où la camaraderie universitaire, régionale, ethnique voire fraternelle pourrait se retrouver et prendre le dessus sur l’ordre du jour indiqué. Ceci donnerait nécessairement droit à une nouvelle redistribution hégémonique des richesses nationales au grand dam des couches populaires. En un mot parce que ceux d’en haut, les « Aristois » sont conscients du poids de leurs capitaux culturels et décisionnels contrairement à ceux d’en bas, les « Kakois » qui en sont faiblement dotés.

La voie du compromis et du consensus

          Depuis près de deux mois déjà, une certaine presse et des discussions sur l’espace public serinent nos oreilles sur la tenue prochaine d’une nouvelle Conférence nationale souveraine. Des affiches placardées à cet effet à travers la ville font même mention de ce qui suit : « Le peuple gabonais dit oui à la Conférence nationale souveraine ». Mais de quel peuple s’agit-il ? Et comment s’est-il prononcé en faveur d’une telle décision, sachant que celle-ci ne peut découler, entre autres, que par un vote populaire appelé référendum ? Que des balivernes. Pourtant, ce ne sont ni les occasions (pour se retrouver), ni les sujets (à débattre ensemble) encore moins les moyens (pour les régler) qui manquent. Mais hélas ! L’espace public gabonais vit alors une espèce de « paraplégie politique » où ses acteurs sont tranchés de part et d’autre par une ligne imaginaire séparant les « Bons » (opposition) d’un côté et de l’autre les « Mauvais » (majorité-pouvoir), et vice-versa. Là, on retrouve toute la profondeur de cette expression culturelle : « tout ce qui commence tordu [avec les échecs du RSDG et de l’UMPG de 1990] finit toujours tordu ».

          Au Rassemblement Pour le Gabon (R.P.G.) par exemple, cette idée de Conférence nationale ne fait aucun bruit de couloir. Comme en 1990 où son leader s’est démarqué par sa pugnacité et par son approbation aux cadres précités comme passerelle d’apprentissage et d’acquisition des codes et des outils utiles au fonctionnement de la démocratie, ce dernier invite par ailleurs les uns et les autres depuis 1996-1997 à la matérialisation d’un concept politique qui favorise à faire des compromis vers le haut en rassemblant les talents de tous les bords politiques et de la société civile au bénéfice de l’intérêt général : c’est la politique de la convivialité. Ce concept se définit comme « le vivre ensemble, entendu par là une organisation partagée de la responsabilité publique et la protection du patrimoine culturel commun ». A la suite de ce concept, d’autres ont été également mis sur l’espace public et contribuant eux-aussi à appeler les Gabonaises et les Gabonais à se retrouver et parler ensemble. Entre autres, nous avons : La majorité de partage qui exclut celle dite Façon-façon, Faire du Gabon une République, Le collégialisme, ou encore le texte sur l’EKAMA de novembre 2011 pour ne citer que ceux-là. Tous ces écrits, disponibles au siège du parti sis à Petit-Paris, traduisent avec justesse l’option politique du Rassemblement Pour le Gabon (R.P.G.) et surtout militent en faveur des rencontres permanentes des Gabonais, et/où des problèmes posés doivent se régler de façon consensuelle et non arbitraire ou sectaire. La démarche préconisée ici par le R.P.G. permettrait de faire régulièrement des synthèses de vues aussi bien celles des Illustres que celles des Humbles, en donnant de la voix à chacun. Le présent cadre de travail ambitionne donc de négocier et de discuter sereinement autour d’une table sans en avoir honte et peur de l’Autre, de poser librement des questions, de susciter l’entente sans en être dupe, et de proposer des orientations avec la certitude de dégager des consensus. De même cette approche permet-elle d’éviter, encore une fois de plus, le malentendu permanant qui caractérise l’histoire politique du Gabon, et relevé par Paul MBA ABESSOLE dans son opuscule d’avril 2007.

          Ainsi au R.P.G., on retient que voir au-delà de ses lignes est une attitude politique normale qui permet de faire le rassemblement de toutes les idées capables de donner une dynamique pour le développement durable du Gabon. Puisque les problèmes posés sont connus de tout le monde et rien n’a changé depuis 1990, malgré le rappel contenu dans les Accords de Paris de 1994. Ces problèmes sont : le chômage, le pouvoir d’achat, la vie chère, la pandémie du Sida, des questions scolaire et universitaire, la problématique de l’eau potable et son corolaire d’électrification des villes et villages, l’habitat, la route, etc. En revanche, les Gabonais ont plutôt besoin aujourd’hui des décisions justes, équitables et fortes qui subvertissent positivement leur quotidien. L’une des voies pour y arriver se trouve entre les mains d’Ali BONGO ONDIMBA qui, chargé des pouvoirs que lui confère la Constitution, peut créer dans sa politique de l’Emergence, un cadre propice dans lequel peuvent s’inviter ceux et celles capables de faire des compromis vertueux et réglant de façon consensuelle et permanente l’essentiel des problèmes du Gabon.

 

Pascal NDONG NGOUA

Administrateur à la Refondation

Docteur en sciences politiques

 

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19 juillet 2012 4 19 /07 /juillet /2012 19:42

      R  P  G                                           MINLAN

 

Liberté-Equité-Solidarité    

 

Numéro Spécial 2ème Edition Journées d'Amitié du Rassemblement Pour le Gabon


« Nos langues sont porteuses et génératrices de science. Elles sont des lieux de développement intellectuel… Elles constituent les supports de nos traditions séculaires. Elles disent leur environnement  et sont des matrices de nos types de pensée. »

Paul Mba Abessole.

 

La deuxième Edition des Journées d’Amitié du Rassemblement Pour le Gabon s’est déroulée à Libreville du 29 au 30 juin 2012. Une seule activité était programmée le vendredi 29 juin. Il s’agit de la Messe d’action de grâce. Celle-ci a eu lieu à l’Eglise St André sise aux Trois Quartiers. Par contre, le siège du RPG a enregistré de nombreuses activités telles que l’installation du Bureau National des Jeunes du RPG suivie de deux conférences animées respectivement par madame Jeanne Ndong et le Président Paul Mba Abessole sur les thèmes suivants :

-          L’élaboration d’un budget familial (Jeanne Ndong).

-          L’importance de l’apprentissage des langues nationales au Gabon (Paul Mba Abessole).

A ces activités se sont ajoutées, outre la compétition de Songho, l’animation culturelle (groupe Haoussa et Elone de Sima Mboula), une exposition couture-broderie faite par Madame Philomène Mba Essogho.

 

De l’installation du Bureau national du Mouvement des Jeunes du Rassemblement Pour le Gabon

 

C’est le Président Paul Mba Abessole qui a personnellement procédé à l’installation du Président du MDJR, Jeff Elle Ngomo. Après le geste symbolique, Paul Mba Abessole a prodigué des conseils au nouveau promu. Auparavant, il a reconnu les qualités du nouveau responsable des jeunes du RPG. Cependant, il a rappelé à Jeff Elle Ngomo qu’un responsable doit avoir les pieds sur terre pour résister à d’éventuelles bourrasques. Aussi a-t-il attiré son attention sur le fait que ceux qui seront contre lui ne seront pas forcément ceux à qui il aura causé du tort. Le nouveau président des jeunes doit également retenir que si sa fonction semble innocente pour lui, elle ne l’est pas pour tous ceux qui l’entourent. Mba Abessole lui a recommandé d’avoir un esprit ouvert, car il ne sait pas ce qui se passera d’ici cinq ans. D’autres partis peuvent naître. Si tel est le cas, que fera-t-il ? Le Président du RPG a même évoqué un cas extrême, la suspension de toutes les institutions de la République. Dans un tel scénario, nous ne pourrions discuter qu’avec ceux qui étaient déjà en contact avec nous. Dans la situation actuelle, la foule et l’argent ont peu d’importance. Il faut surtout qu’une élite émerge. Nous devons désormais nous intéresser à ceux qui regardent l’avenir. Il n’est plus question de s’enfermer dans sa province, dans son ethnie.

Jeff Elle Ngomo doit avoir à l’idée que le chef est seul. Quand il prend les décisions, celles-ci l’engagent. Le chef ne doit pas se laisser enfermer par des gens. Il doit partager l’expérience de tout le monde. Tout le monde n’est pas obligé d’aimer le chef. Ce dernier doit regarder où il va. Tout comme il doit savoir relativiser les problèmes auxquels il est confronté.

A la suite de l’intervention du Président du RPG, le nouveau président du MDJR a prononcé une allocution dont voici le texte intégral :

 

« Je tiens à vous dire la joie qui est mienne aujourd’hui ainsi que celle de mes amis du nouveau Bureau National du Mouvement des Jeunes du Rassemblement d’être avec vous ici, dans ce haut lieu de fermentation des grandes pages de notre histoire politique lointaine et récente.

-          Que e grandes idées sorties des laboratoires du RPG pour l’avancée démocratique de notre pays, le Gabon !

-          Que de têtes formées ici et qui font le bonheur d’autres partis aujourd’hui.

Nous, jeunesse du RPG, héritière d’une tradition de rupture avec l’obscurantisme et qui a payé et paie encore un lourd tribut dans le long combat de notre nation pour une souveraineté sans faille et entière acquise à la cause du peuple. Permettez-moi de rendre un hommage mérité aux filles et fils du RPG qui, pendant plus de vingt ans, ont refusé de servir l’argent comme certains de leurs contemporains. Vous avez donc privilégié votre intégrité, votre sens élevé du sacrifice, pour dire votre sens du devoir. Je vous dis bravo, car avec une telle conviction, des observateurs avertis de la vie politique au Gabon reconnaissent qu’avec vous notre Parti, le RPG, a encore beaucoup d’années devant lui, contrairement à d’autres partis dont aucune stratégie n’est possible en dehors de l’association « argent-communauté ethnique ».

J’ai aussi une pensée militante et affectueuse pour tous les jeunes du Gabon, qu’ils soient de la diaspora, des villes, des banlieues ou des campagnes, qui partagent avec nous les mêmes idéaux et luttent contre les mêmes démons de la division, de despotisme et d’ingratitude, qu’ils soient dans nos rangs ou dans ceux des partis amis. Mes chers amis, dans la page 5 de son ouvrage intitulé « Avec les yeux de nos ancêtres », notre leader, le Président Paul Mba Abessole dit ceci à l’intention de la jeunesse gabonaise : « Vous ne devez ni renoncer à vos rêves ni à vos ambitions, quelle que soit votre situation. Il y a toujours une sortie quelque part ». A travers cet appel, je voudrais que chacun d’entre nous sache que le rêve est possible. Faire du Gabon un pays développé où l’Ecole, l’Hôpital, le logement sont cadeaux, et le travail pour tous : c’est non seulement la mission que l’histoire assigne à notre génération, mais c’est surtout un rêve possible. Rendre à l’individu sa dignité, en lui permettant un accès facile à la nourriture, au travail, aux soins médicaux, au logement, à l’éducation, à la culture et à l’électricité, c’est un rêve possible. Je ne reviendrai pas ici sur la démonstration du caractère réalisable de cette mission. Le projet de société du RPG est plus qu’édifiant là-dessus. Cependant je voudrais partager avec vous le désir de voir des hommes et des femmes jeunes aller aux responsabilités, non pas pour se servir mais pour servir avec dévouement et générosité le Gabon. Je voudrais que ces jeunes puissent aller la main dans la main avec les moins jeunes pour que la transmission d’expérience se fasse et que le pays soit construit au bénéfice de tous. Je voudrais partager avec vous le désir de voir les discriminations, les violences et les souffrances être dépassées, celui de voir une société dont la préoccupation centrale n’est plus l’avoir mais l’être humain. Bref, je voudrais que tous ensemble nous parvenions à humaniser notre pays. Monsieur le Président, les membres du Bureau National des Jeunes du Rassemblement tout fraîchement installés vous remercient pour la confiance placée en eux et vous rassure de toute leur disponibilité et leur détermination à porter toujours plus haut le flambeau du Parti. Mesdames et Messieurs les membres de la Direction du Parti, le Bureau National, par ma voix, vous exprime toute sa reconnaissance pour avoir permis l’investiture de plusieurs jeunes à la dernière élection législative de décembre 2011. Oui, c’est la première fois que notre parti enregistre autant de candidatures jeunes. Soyez en remerciés. Je tire également le chapeau à mon prédécesseur, l’ami Laurent Angue Mezui pour le travail abattu à la tête de notre structure. Je puis vous assurer que je ne ménagerai aucun effort à garder cette flamme toujours allumée pour les défis à venir.

Vive le Mouvement des jeunes du Rassemblement,

Vive le RPG pour un gabon moderne et uni.

Je vous remercie ».

Jeff-François Elle Ngomo

 

De la 1ère Conférence sur le thème : « L’élaboration du budget familial »


Cette conférence était animée par Madame Ndong Jeanne, enseignante d’économie familiale.

D’entrée, la conférencière s’est attelée à définir les objectifs de l’économie familiale et sociale. Selon Madame Ndong Jeanne, cette discipline a pour objectifs : la bonne gestion des ressources familiales, l’optimisation de ces ressources, le développement de l’autonomie, l’analyse des situations-problèmes, la maîtrise de l’élaboration du budget, le développement et l’équilibre des ménages, la satisfaction des besoins utiles, la hiérarchisation des achats et des dépenses. La conférencière est partie d’un constat : l’existence d’une crise sociale et économique ainsi que la mauvaise gestion des ressources. Cette situation nécessite selon Madame Ndong, la formation sur la gestion des ressources. C’est ce qui justifie le choix de ce thème. Par ailleurs, la conférencière a procédé à la définition de certains concepts tels que le budget (catégories de budget : équilibré, déficitaire et excédentaire), les revenus (mensuels, trimestriels, anuels), les dépenses (hebdomadaires, mensuelles et annuelles), les systèmes de gestion (ouverture de comptes, pratique des enveloppes, caisse familiale). Madame Ndong  a fait un long développement sur les conséquences d’une mauvaise gestion (déséquilibres familiaux, la délinquance juvénile, croissance du taux de criminalité). Elle a insisté sur le fait que le budget est un instrument de stabilisation des familles et de la société. C’est pourquoi elle a invité les uns et les autres à être réaliste et à se conformer à leurs possibilités. Enfin la conférencière a prodigué quelques conseils pratiques aux participants. Les échanges qui ont suivi la présentation de l’exposé ont été très enrichissants. Ils vont certainement permettre à la conférencière de mieux affiner le contenu de sa production. La plupart des interventions des participants ont mis un accent sur la contextualisation du contenu. La conférencière, aux dires de certains participants, devrait intégrer nos réalités dans ses recherches.

 

De la 2ème Conférence sur le thème : « L’importance de l’apprentissage  des langues nationales au Gabon »


Cette conférence était, quant à elle, animée par le Père Paul Mba Abessole, Linguiste et Président du Rassemblement Pour le Gabon.

Mba Abessole part d’un constat : la plupart de nos enfants ne savent pas parler nos langues nationales. Cette situation est d’une extrême gravité pour le conférencier. A son avis, tout le monde doit se mettre au travail pour renverser cette tendance. C’est dans cette veine qu’il propose l’organisation d’un concours sur l’expression orale et écrite dans nos langues nationales. C’est un moyen de faire parler ces langues qui constituent des portes de passage de nos connaissances séculaires. Mba Abessole pense que toutes nos langues sont de vraies langues. Nous devons nous efforcer de les lire et de les écrire. Son exposé s’articulait sur cinq points, à savoir :

-          Les généralités sur la langue.

-          Les préjugés dont elles sont victimes.

-          L’importance des langues gabonaises.

-          Les langues gabonaises, langues scientifiques.

-          Les langues gabonaises : que faire ?

S’agissant du premier point, Paul Mba Abessole a défini la langue. Selon ce linguiste, la langue est instrument dont on se sert pour transmettre des messages à ses locuteurs. Elle est constituée des signes vocaux spécifiques aux communautés qui la pratiquent. Elles déterminent chacun de nous et indiquent une façon de voir la réalité. Elles donnent forme à notre intelligence. C’est à travers elles que nous voyons les autres différents. Nous croyons à une hiérarchie des langues. Les Grecs, par exemple, désignaient les étrangers dont ils ne maîtrisaient pas la langue par le terme « barbaroi ». Tel est le cas des Fang avec le terme « biloblob », langue inarticulée, incompréhensible. A ce sujet, il évoque la sacralisation des langues des peuples qui pratiquaient les religions monothéistes. Or, à sa connaissance, aucune langue n’est plus sacrée qu’une autre. Aucune langue n’est au-dessus des autres. La langue permet de découper et de conceptualiser le monde. Notre langue nous guide efficacement pour parler d’autres langues. Toutes les langues sont égales. Mba Abessole fait toutefois remarquer que cette façon de voir les choses laisse beaucoup de personnes sceptiques parce que nourries par certains préjugés.

Le conférencier égrène un chapelet de préjugés dont sont victimes nos langues. Il note que beaucoup de personnes sont convaincues que nos langues sont pauvres, empiriques, inaptes à la science. Elles sont orales. Les récits sont encombrés d’ajouts. D’où la nécessité de l’écriture. Cette oralité a fait dire à certains que nos peuples étaient sans histoire. Nos langues seraient empiriques parce qu’elles ne rendraient  compte que des expériences plus immédiates. Nos langues seraient prélogiques. Il n’y aurait aucune logique scientifique. Nos langues ne permettraient pas de progrès. Aux dires du  conférencier, nous sommes formatés par ces préjugés.

Pourtant, poursuit-il, les langues gabonaises sont des vraies langues. Elles sont plus anciennes que la langue française dont les premiers textes datent du IXème siècle. C’est donc à ce moment que la langue vulgaire passa à l’écriture. Il a fait observer que les Occidentaux ont été vaincus par une seule langue : le latin. Les Français, les Espagnols, les Portugais sont des peuples vaincus qui ont abandonné leurs cultures. C’est ce qui expliquerait, selon le conférencier, leur comportement agressif et leur état psychologique avec leurs différentes fissures. Or nos langues ont été créées par nous-mêmes. Nous sommes les inventeurs de nos langues qui ignorent les genres. L’homme et la femme ont le même genre. D’autres critères permettent de les différencier. Il n’y a donc pas de discrimination dans nos langues. Il y a des noms pour les femmes et des noms pour les hommes. La femme n’abandonne pas son nom de jeune fille après le mariage. Mba Abessole estime que tous ces faits auraient dû marquer les Occidentaux. Nos langues sont porteuses et génératrices de science et des lieux de développement intellectuel. Elles témoignent des évolutions de notre passé. Ce sont des supports de nos traditions séculaires. Elles disent leur environnement, nomment les rivières, les plantes, les oiseaux, des lois du mouvement, etc. Elles donnent une charpente à notre intelligence. Chaque langue est une méthode scientifique d’accès au savoir. Elles constituent les matrices de nos types de pensée. Elles offrent des possibilités d’analyses scientifiques. A ce sujet, le conférencier s’est inspiré de l’histoire de l’éléphant qui avait laissé tomber le chou palmiste dans l’eau. A cause de sa méconnaissance de l’environnement, sa force qui l’empêche de réfléchir, l’éléphant éprouve des difficultés à retrouver le chou palmiste. Connaissant les réalités de son milieu, la grenouille lui demande de patienter, d’attendre que l’eau trouble s’éclaircisse pour retrouver plus aisément son chou palmiste. Il faut connaître son environnement pour maîtriser les choses. Pour mettre en valeur la richesse de nos langues, Paul Mba Abessole part de l’exemple de certains mots fang qui ne s’emploient qu’au pluriel. C’est le cas des mots qui désignent les liquides. Cela cache, d’après lui, plusieurs éléments qui permettent de mieux comprendre les choses. L’eau (mendzim en fang) est constituée de plusieurs éléments (oxygène et hydrogène). L’usage du pluriel pour les mots qui désignent les liquides laisse penser que ces liquides sont constitués de plusieurs éléments. Tout ce qui précède ne permet pas des complexes. Aussi le conférencier estime-t-il que des découvertes importantes pourraient être faites si nous maîtrisons nos langues qui sont génératrices de modernité. Par ailleurs, il est persuadé que notre avenir est dans nos langues. Pour ce faire, nous devons utiliser les moyens qui sont à notre disposition. Il s’agit par exemple de l’espace familial qui doit être le premier espace d’expression de nos langues.

Le conférencier propose, en outre, l’apprentissage de nos langues à l’école, la rédaction des instruments d’apprentissage de celles-ci, l’organisation des concours annuels d’expression orale, la création d’un cadre d’apprentissage de nos langues. Tout cela nous permettra de rendre le Gabonais à lui-même pour aboutir à un développement qui respecte sa culture, ce qu’il est.

 

PENSEE DE : FOUCAULT

 

« Au lieu d’être une chose dite une fois pour toutes […] l’énoncé, en même temps qu’il surgit dans sa matérialité, apparaît avec un statut, entre dans des réseaux, se place dans des champs d’utilisation, s’offre à des transferts et à des modifications possibles, s’intègre à des opérations et des stratégies où son identité se maintient ou s’efface. Ainsi l’énoncé circule, sert, se dérobe, permet ou empêche de réaliser un désir, est docile ou rebelle à des intérêts, entre dans l’ordre des contestations et des luttes, devient thème d’appropriation ou de rivalité. » (Archéologie du savoir, p. 145)

 

CONFERENCES EN VUE :

 

-          L’importance de l’apprentissage des langues nationales (animée par le Père Paul Mba Abessole à Nzeng Ayong, le samedi 21 juillet 2012 à 16h).

-          La pratique démocratique au village : exemple de la chasse collective au filet (animée par Ndoumba Pierre, au siège du RPG sis à Petit-Paris, date et heure à préciser).

 

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LA REDACTION

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20 juin 2012 3 20 /06 /juin /2012 00:07

      R  P  G

 

Liberté-Equité-Solidarité

 

« Celui qui se met dans le mensonge ne peut pas me comprendre. Si je suis un homme libre, on n’interprète pas ma pensée, surtout si on est face à des gens qui suivent comme des moutons ce qu’on leur dit. Si on veut savoir ce que je pense, sincèrement, on doit se rapprocher de moi »

Paul Mba Abessole

 

Au moment où le monde est traversé par de nombreuses crises générées le plus souvent par l’égoïsme, l’orgueil et l’intolérance des hommes, la rédaction soumet à votre méditation l’extrait d’un texte de Serge Toussaint intitulé « Appel à la tolérance ». Ce texte a été publié dans son blog, le jeudi 2 septembre 2010.


« À tous les hommes et toutes les femmes de bonne volonté,

Comme chacun peut le constater, l’humanité va mal et se déchire dans des divisions de tous ordres. Outre la crise financière, économique et sociale à laquelle elle est confrontée depuis plusieurs années, elle est en proie à nombre de tensions, de conflits et de guerres dont la plupart ont leur origine dans une faiblesse majeure de la nature humaine : l’intolérance. Cela laisse supposer que si la majorité des êtres humains faisaient preuve de tolérance dans leurs jugements et dans leur

comportement, le monde irait beaucoup mieux et s’en trouverait considérablement apaisé, ce que chacun devrait souhaiter.Mais qu'est-ce que la tolérance ? D'une manière générale, c'est l'aptitude à respecter les idées qui sont différentes des nôtres et même qui s'y opposent, et ce, dans tous les domaines : religieux, politique, culturel, artistique, etc. Je pense que le meilleur moyen de nous montrer tolérants dans la vie courante est de reconnaître que nous sommes imparfaits, que nous ne savons pas tout, et que nous sommes sujets à l'erreur. Cela n'est pas facile, car nous avons tous un ego, et celui-ci, en raison même de sa nature, nous incite généralement à croire que nous sommes, sinon parfaits, du moins bien meilleurs que nous ne le sommes. C'est également sous son influence que nous avons tendance à considérer que nous avons raison de penser, de dire et de faire ce que nous pensons, disons et faisons en telle ou telle circonstance. L'un des domaines où l'intolérance crée le plus de dommages est la religion. Combien de crimes et de guerres a-t-elle générés au cours de l'Histoire ? Combien de divisions, de disputes et de fâcheries a-t-elle causées dans les familles ou entre amis ? Et malheureusement,

il en est toujours ainsi. Pourtant, aucune religion n'a le monopole de la Foi, et aucune ne connaît la Vérité. Si Moïse, Bouddha, Jésus, Mahomet et autres messies ou prophètes du passé revenaient sur Terre, il ne fait aucun doute qu'ils condamneraient toutes les formes d'intégrisme et de fanatisme auxquels les religions, qui sont respectables en elles-mêmes, ont donné naissance au cours des âges. Et si Dieu existe, au sens qu'elles Lui donnent à travers leur credo respectif, Il est le même pour tous. Dès lors, comment penser qu'Il puisse soutenir ou cautionner la malveillance, la rancœur et la haine ? S'il est essentiel que les dirigeants et les fidèles de toutes les religions se montrent tolérants les uns envers les autres et se considèrent mutuellement comme des croyants plutôt que comme des fidèles de tel ou tel culte, il faut également qu'ils respectent tous ceux qui ne croient pas en Dieu et ne mènent aucune quête religieuse ou spirituelle. Inversement, ces derniers doivent comprendre et admettre que l'on puisse être croyant et puiser dans la Foi, sinon une raison de vivre, du moins un idéal de vie. Malheureusement, comme c'est le cas de la religiosité, l'athéisme génère parfois des comportements intégristes, notamment lorsqu'il est militant et qu'il dévoie la laïcité à des fins laïcistes. La politique est également un domaine où règne l'intolérance, avec tout ce qui en résulte en termes de tensions, de divisions, d'oppositions, de rivalités, etc, non seulement entre les citoyens d'un même pays, mais également entre les nations. Si tel est le cas, c'est parce que chacun projette en elle son vécu, ses pulsions, ses frustrations, ses convictions, ses aspirations, ses angoisses, etc. Mais là encore, aucun parti ni aucun système, aussi démocratique soit-il, ne détient la Vérité à l'exclusion des autres, d'où la nécessité de dialoguer, d'échanger et de puiser dans des points de vue différents une opportunité de remettre les nôtres en cause. En cela, le sectarisme politique est tout aussi destructeur que le sectarisme religieux, notamment lorsqu'il se confond avec le pouvoir… »

 

LE RÔLE DES PARTIS POLITIQUES SELON PAUL MBA ABESSOLE  (Extrait du fascicule intitulé « LE COLLEGIALISME : LE SYSTEME POLITIQUE ADAPTE POUR LE DEVELOPPEMENT DU GABON » paru le 14 mai 2011)

 

Quel est dans notre esprit, le rôle d’un parti politique ? Il faut que tout le monde soit d’accord pour dire qu’un parti politique est une association qui rassemble des citoyens unis par un ensemble d’idées communes dont elle recherche la réalisation, avec comme objectif, naturellement, la conquête et l’exercice du pouvoir. Le RPG s’inscrit dans cette définition. Il veut pleinement participer à l’animation de la vie politique dans notre pays. Depuis sa création, il explique un projet de société qu’il adapte au fur et à mesure des contextes. Tout le monde en connaît d’ailleurs les idées-clés. Même les enfants des écoles savent les décliner comme une récitation : « Ecole cadeau, Hôpital cadeau, un Travail et un Toit pour tous ! » Cela montre qu’il correspond tout à fait aux aspirations actuelles de nos compatriotes. Le RPG est présent à l’Assemblée, au Sénat, dans les Conseils municipaux. Il est présent dans toutes les provinces. Il est comme un fond baptismal pour bon nombre d’hommes et de femmes politiques gabonais. Beaucoup y ont fait un passage bref ou prolongé. Si on pouvait les comptabiliser, on se trouverait devant un chiffre impressionnant. Ses militants actuels doivent faire en sorte que son point de vue compte toujours. Ils doivent être conscients que leur rôle est celui de concevoir, d’expliquer, de promouvoir pour gérer ensuite.

Après l’analyse des réalités, il conçoit des stratégies pour le changement. Il sensibilise sur les problèmes qui se posent à tous et à chacun. Il rassemble les hommes et les femmes sans discrimination. Il explique le bien-fondé de ses prises de position et les fait connaître. Il veut promouvoir les hommes et les femmes, égaux devant la loi. Pour lui, il n’y a pas une loi pour les petits et une autre pour les grands…Il a étudié et connaît les citoyens à qui, à l’occasion de toutes les élections, il propose son programme.

 

PENSEE DE : ALBERT TEVOEDJRE

« Dans la société, l’Etat est l’instance qui gère le pouvoir et qui, directement ou indirectement, l’exerce aussi. Mais l’Etat n’est pas un être de nature, une entité en soi. Il devrait être la projection matérialisée et structurée des volontés convergentes des membres de la cité pour mieux assumer leur finalité »

 

ACTIVITES DU RPG

 

Le Bureau du Conseil Communal de Libreville a été installé le samedi 9 juin 2012 au siège du RPG sis à Petit-Paris. Cette cérémonie a été suivie de l’inauguration du siège du Conseil Communal de Libreville sis à Atong Abè (2ème Arrondissement)

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Le Rassemblement Pour le Gabon organise la 2ème Edition des Journées d’Amitié le 30 juin 2012 à son siège de Petit-Paris. A cette occasion le Bureau National du Mouvement des Jeunes sera installé par le Président Paul Mba Abessole.

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Retrouvez tous les numéros de Minlan dans le site : www.mendzimesoso.com

 

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LA REDACTION

 

 

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25 avril 2012 3 25 /04 /avril /2012 16:27

      R  P  G                                                            MINLAN N° 12

                                                      Lundi 30 avril 2012

Liberté-Equité-Solidarité      BULLETIN D'INFORMATIONS INTERNES DU RASSEMBLEMENT POUR LE GABON

 

 

 

«Richesse par l’argent. Bien-être social réservé aux riches. Protection des riches par la puissance des armes. Cette trilogie constitue le pouvoir colonial ou impérial . » Albert Tévoédjrè


DE L’INSECURITE DANS NOTRE PAYS ET DES ESQUISSES DE SOLUTIONS


Ces derniers jours, de nombreux articles sont consacrés à l’insécurité qui prévaut dans nos villes et villages. En effet, il ne se passe pas un jour sans qu’un paisible citoyen ne se fasse détrousser par un délinquant. Ces agressions sont enregistrées aussi bien dans les rues que dans les domiciles. A ces actes s’ajoutent un autre phénomène social, les sacrifices humains. Il s’agit d’une pratique qui concerne une certaine catégorie des Gabonais. Celle qui est à la recherche des « postes juteux », ceux qui sont les mieux rémunérés aujourd’hui comme des fonctions politiques. Autrement dit, ceux qui sont à la recherche de l’argent facile, les partisans du moindre effort. Ces Gabonais sont prêts à tout pour devenir riches. Ils égorgent les autres comme des poulets pour atteindre leurs objectifs. Le Président de la République a énergiquement condamné ces pratiques d’un autre âge. Les députés, lors de la déclaration de politique générale du Premier ministre, ont

 

également dénoncé la recrudescence de ces crimes dans notre pays. Tous les Gabonais souhaitent qu’on réprime très sévèrement les auteurs de ces actes. La répression suffira-t-elle à endiguer le phénomène ? Ne faudrait-il pas aussi en rechercher les causes profondes en vue de trouver de véritables solutions ?

A notre humble avis, on devrait effectivement punir avec la dernière rigueur les auteurs des actes incriminés ainsi que leurs commanditaires, car nul n’a le droit de porter atteinte à la vie d’autrui. Cependant croire que la répression seule peut venir à bout de ce mal est une simple vue de l’esprit. Que faudrait-il donc ? Il conviendrait de rechercher les véritables causes du phénomène. En d’autres termes, pourquoi certains Gabonais agressent-ils les autres ? Pourquoi les sacrifient-ils ?

Du constat, il ressort le fait que certaines valeurs fondamentales telles que l’effort, le respect de la vie et le travail ont déserté notre pays. Aujourd’hui, la plupart des compatriotes ont tourné le dos à l’effort, au travail pour s’abandonner à la facilité. A leur avis, le travail n’est plus récompensé. Les fonctions politiques sont actuellement les mieux rémunérées et tout le monde ou presque veut y accéder. On peut, grâce à un poste politique et sans un bon

niveau d’instruction, percevoir des millions de francs CFA mensuellement. Une situation qui a finalement fait dire aux faibles d’esprit que les études n’ont aucune valeur. Il y a une autre forme de violence dont on ne parle pas suffisamment dans notre pays. Il s’agit de l’agression morale dont sont victimes de nombreux compatriotes, ceux qui sont sans emploi ou qui  parviennent difficilement à satisfaire leurs besoins vitaux. Chaque jour, ils subissent une forme de violence plus insidieuse. Il s’agit de l’exposition scandaleuse de la richesse accumulée par la haute classe qui heurte la piétaille qui, du reste, est incapable de procurer la pitance à sa progéniture. Personne ne parle de cette forme de violence qui pourrait expliquer, du moins en partie, l’insécurité que nous dénonçons présentement. En effet, comment comprendre qu’au moment où les trois quarts de la population tirent le diable par la queue, d’autres, moins nombreux, plastronnent avec des parcs automobiles impressionnants et des dizaines de villas. Il est tout aussi difficile d’expliquer à ces nombreux Gabonais que notre pays n’a pas de moyens quand d’autres nourrissent leurs chiens avec des centaines de kilogrammes de viande. Dans notre pays, nous avons un infinitésimal nombre de privilégiés qui s’enrichissent davantage au détriment de la majorité qui s’appauvrit davantage. Une telle situation ne peut que nous conduire dans une impasse. Si cela persiste nous ne serons pas loin d’une explosion sociale. En somme, la recrudescence de l’insécurité dans notre pays est probablement l’expression du mal vivre de nos populations. A la répression, il faudrait ajouter l’amélioration très sensible des conditions de vie des Gabonais qui, du reste, ne sont pas nombreux. Les autorités compétentes devraient répartir équitablement les ressources nationales en augmentant considérablement les salaires de l’ensemble des travailleurs tout en revoyant à la baisse les traitements accordés aux titulaires des postes politiques. On ferait désormais la politique pour défendre des idées et non pour s’enrichir. La réduction des salaires politiques au profit des travailleurs ordinaires a l’avantage de décourager les commanditaires des crimes rituels qui aspirent à occuper des postes politiques jugés « juteux » et de revaloriser le travail et l’effort. Par ailleurs, on pourrait également attribuer, comme l’avait proposé le Président du RPG, une allocation mensuelle de 30 000 FCFA à tous les sans emploi. Ainsi, chaque Gabonais pourrait bénéficier des fruits de la croissance de son pays.

LES EFFETS DES HORMONES SUR LES ÊTRES HUMAINS

 

Selon certains scientifiques, le comportement des hommes et des femmes seraient déterminés par les hormones, à savoir les androgènes (hormones sexuelles mâles) et les oestrogènes (hormones sexuelles femelles). Les androgènes sont un facteur d’agressivité alors que les oestrogènes sont un facteur d’émotivité. Psychologiquement, les comportements sont différents. L’être masculin, qui peut être une femme masculine, est un obsédé de la compétition, qui veut être le plus fort, le premier, le meilleur. Il est extraverti. Sa stratégie est une stratégie de pénétration.

L’être féminin, qui peut être un homme féminin, ne souhaite pas conquérir le monde mais vivre en harmonie avec lui. Il est introverti. Sa stratégie est une stratégie d’accueil et de contrôle.

 

Quelques définitions des termes liés à la violence

 

Le sadisme : c’est la perversion du comportement social qui s’exprime par la passion du contrôle de l’autre, par la passion de le réduire à l’état d’objet, par la passion d’en faire un esclave.

La nécrophilie caractérologique : est la psychose de celui qui a un attrait passionné, irrésistible, pour ce qui est mécanique, répétitif, ennuyeux, morbide, qui le pousse à salir, détruire et tuer.

 

2ème EDITION DES JOURNEES DE L’AMITIE DU RPG

 

Une note d’information signée du Président du Rassemblement Pour le Gabon (RPG)  en date du 17 avril 2012 fixe la date de la 2ème Edition des Journées d’Amitié. En effet, cette manifestation politique se déroulera à Libreville du 25 au 27 mai 2012. Le COMIFETE est déjà à pied d’œuvre pour la réussite de cette grande fête.

 

 

PREPARATION DE L’INSTALLATION DU BUREAU NATIONAL DU MOUVEMENT DES JEUNES DU RASSEMBLEMENT POUR LE GABON

 

Une note d’information signée du nouveau Président du MDJR, Jeff ELLE NGOMO, en date du 16 avril 2012 annonce la tenue de la réunion préparatoire à l’installation du Bureau National du MDJR pour le samedi 21 avril 2012.

 

PENSEE DE : J. STUART MILL

 

« Le meilleur état pour la nature humaine est celui dans lequel personne n’est riche, personne n’aspire à devenir plus riche et ne craint d’être renversé en arrière par les efforts que font les autres pour se précipiter en avant. »

 

 

Bonne Fête du Travail à tous !     

 

 

 

 LA REDACTION

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4 mars 2012 7 04 /03 /mars /2012 14:15

REACTION DE LA CELLULE DE VEILLE DU RASSEMBLEMENT POUR LE GABON A L’ARTICLE PUBLIE PAR  LE QUOTIDIEN « L’UNION »INTITULE « Paul Mba Abessole, itinéraire d’un baroudeur »

 

Dans un article intitulé « Paul Mba Abessole, itinéraire d’un baroudeur » paru dans le quotidien gabonais « L’Union » du jeudi 1er Mars 2012 relatif au portrait de Paul Mba Abessole, Président du Rassemblement Pour le Gabon et 5ème Vice-président de l’Assemblée Nationale, Otembe Nguéma écrit : « On dit qu’il est détenteur de trois doctorats : en théologie, en sciences religieuses et en linguistique ». Comme on peut le constater, l’auteur de cette phrase, en l’occurrence Otembe Nguéma, émet des doutes sur la véracité des informations qui lui sont parvenues de Paul Mba Abessole lui-même. Ce qui veut dire le journaliste concerné avait la possibilité, avant la production de son article, de procéder à la vérification des données. Malheureusement, l’intéressé a choisi la voie de la facilité, avec une arrière-pensée de dénigrement.

La lecture des portraits présentés laisse apparaître le fait que seul celui de Mba Abessole contient des phrases qui traduisent le doute. En effet, pour démontrer que le Président du RPG est une personnalité douteuse, il introduit dans son article des propos qui sont de nature à semer le doute dans la tête des lecteurs. Toutes choses qui peuvent écorner et brouiller l’image de la personnalité concernée.

Dans l’article incriminé, on peut également lire ce qui suit : «  Prêtre au Gabon, jusqu’en 1976, il s’exile en France. Pour des raisons que l’on ignore. Mais dans l’opinion, c’est l’idée de graves divergences d’opinion et de pensée qui l’ont séparé du régime incarné par Omar Bongo et l’unique Parti Démocratique Gabonais (PDG) qui passe ». Si tant est que l’exil de Mba Abessole ne se justifie pas objectivement, comment expliquer alors que le Président Omar Bongo soit obligé d’autoriser sa venue comme il le dit dans la phrase ci-après : « En 1989, le président Omar Bongo souhaite affirmer une inclinaison réformiste et autorise la venue de Paul Mba Abessole pour une semaine ». Si sa venue est autorisée cela suppose qu’elle était préalablement interdite. Et pourquoi ?

Au regard de ce qui précède, Otembe Nguéma estime que Mba Abessole s’est exilé sans raison objective et que ce sont ses compatriotes qui ont cherché à justifier son exil. Autrement dit, Mba Abessole est une personnalité politique atypique, incohérente voire inconstante. Cela est clairement exprimé dans la phrase suivante : « L’homme va mener des actions politiques, oscillant entre radicalisme et convivialité ». Otembe Nguéma poursuit son œuvre destructrice par : « Mais il brouille l’image d’opposant sincère auprès de certains sympathisants ». Nous savons que l’auteur de cet article est le bras armé de ceux qui se sont donné pour objectif de « tuer » Mba Abessole et son Parti politique. Nous relevons aussi une constante : le journal « l’Union » s’attelle à noircir l’image de Mba Abessole depuis son retour au Gabon. Il l’a maintes fois, comme bien d’autres détracteurs, déclaré mort sans jamais annoncer sa résurrection. Le meilleur journaliste gabonais serait celui qui aura produit plus d’articles mortifères sur le leader du RPG. Mais que sont devenus tous ceux qui ont reçu la mission de détruire Mba Abessole et son Parti ? Nous souhaiterions que Otembe Nguéma en fasse le décompte. Cela lui permettrait de se raviser.

Revenons sur la question des diplômes de Paul Mba Abessole pour savoir si Otembe Nguéma trouve l’intéressé si nul au point de le croire incapable de réaliser ce qu’il pense être un « grand exploit », à savoir l’obtention de trois doctorats. Le doute exprimé dans l’article ne cache-t-il pas l’incapacité de l’auteur à réaliser la performance de Mba Abessole. Ce qui peut nous amener à nous interroger sur le cursus scolaire de l’auteur de l’article incriminé. Le parcours scolaire de ce dernier semble avoir connu des fortunes diverses, notamment son accès à l’enseignement supérieur. Nous rappelons à Otembe Nguéma que dans l’esprit de Paul Mba Abessole, de ses militants et de tous ceux qui partagent l’idée qu’il se fait de notre pays où qu’ils soient, l’obtention d’un diplôme ne constitue pas une fin en soi. Dans tous ses discours, le Président du RPG n’a jamais parlé de ses diplômes. Il se réclame plutôt de « L’Université d’Akamessatouk » dans laquelle il a reçu les enseignements des notables des neuf provinces du Gabon. C’est cette formation qu’il met souvent en valeur. Le fait que Paul Mba Abessole ait pu obtenir trois doctorats devrait plutôt nous amener à comprendre que tout Gabonais, placé dans des conditions idéales, peut, à l’instar du Président du RPG, obtenir plus de trois doctorats. C’est pourquoi Mba Abessole et ses amis se battent pour « l’Ecole cadeau » dans notre pays afin de donner à chaque jeune compatriote, quelle que soit, son origine sociale la possibilité d’accéder à un niveau d’instruction très élevé.

 

                                                                        Fait à Libreville, le 1er Mars 2012

 

La Cellule de veille du RPG

 

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8 août 2011 1 08 /08 /août /2011 12:14
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