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2 juin 2012 6 02 /06 /juin /2012 22:16

      R  P  G
 

 

Liberté-Equité-Solidarité

 

« Si vous faites des plans sur un an, plantez du riz. Sur dix ans, plantez des arbres. Et sur toute une vie, éduquez vos enfants. » Confucius

 

LA CRISE DE L’ECOLE GABONAISE ET LA VISION DU RASSEMBLEMENT POUR LE GABON


Depuis de nombreuses années, notre système éducatif est traversé par des crises. Il ne se passe pas une année sans qu’on n’enregistre soit une grève des enseignants soit une grève des élèves et des étudiants. A l’ordre du jour, les mêmes revendications : mauvaises conditions de vie et de travail, paiement tardif des bourses, mauvais critères de sélection des étudiants, etc. Chaque fois, les autorités compétentes semblent surprises et tentent, tant bien que mal, de faire baisser la tension, parfois en cassant le tensiomètre, sans pour autant apporter une solution définitive aux problèmes posés. Cette situation ne saurait laisser le Rassemblement indifférent car l’Education est l’un des principaux piliers de son projet de société.

Dans cet article, nous explorons une piste qui pourrait certainement notre Ecole à retrouver la sérénité. Ce qui pourrait lui permettre d’accomplir ses missions.

En ce qui nous concerne, nous estimons que la nouvelle vision du RPG peut ramener la quiétude dans notre système éducatif.

Qu’envisage donc le Rassemblement relativement à l’école gabonaise ?

La vision du Rassemblement s’arrime à sa théorie du changement. En effet, pour le RPG, le schéma pour le changement est le CEA :

-          La Concertation

-          L’Explication

-          L’Application

Nous pensons que si l’on veut réaliser un changement durable, il faut le mener en trois étapes.

La première est celle de la concertation. Se concerter consiste à faire un inventaire des idées relatives à ce qu’on veut faire, les confronter et en établir une hiérarchie. Cela suppose qu’on prend le temps de discuter et d’écouter tout le monde afin d’arriver à un consensus. Le changement, à notre avis, ne concerne pas seulement quelques individus, un parti politique mais toute la communauté. Le principe de la

 

démocratie participative veut que soient consultés tous ceux qui sont concernés par ce qu’on veut changer.

La deuxième étape est celle de l’explication. Il s’agit de faire comprendre en détail par un développement oral et écrit. Le succès d’un changement, d’une réforme dépend des explications qu’on donne.

La troisième étape porte sur l’application, la mise en œuvre des décisions émanant de la concertation dans les termes où elles ont été énoncées afin que tout le monde se reconnaisse dans leur réalisation et que le changement souhaité soit effectif. Il y a des efforts à faire pour la promotion du changement. Cette théorie doit contribuer au renforcement de notre unité. Pour être en phase avec tout ce qui précède, le RPG, conscient de la nécessité de mettre en place un système éducatif efficace, respectueux des engagements internationaux et soutenu par toute la communauté nationale, se bat en faveur d’un système éducatif qui relève du domaine consensuel et qui ne soit pas l’apanage des seuls politiques. Son objectif est d’impliquer toute la Nation dans la prise des décisions touchant au secteur Education et Formation. Le secteur Education est si important qu’il ne saurait s’accommoder de la pratique de l’exclusion.

Par ailleurs, le Rassemblement a la ferme volonté de réinstaurer le principe de la gratuité scolaire (Ecole cadeau) qui va de pair avec celui de l’obligation scolaire.

Qu’est-ce que le cadeau dans l’esprit du Rassemblement ?

Pour le RPG, faire un cadeau, c’est donner quelque chose sans contrepartie. On ne fait pas de cadeau à n’importe qui, sans raison. Le cadeau extériorise l’intérêt que l’on porte à quelqu’un. On n’offre pas n’importe quoi à n’importe qui. D’où l’importance du choix du cadeau. Le cadeau du Rassemblement est fait sans arrière-pensée. Notre cadeau n’est pas intéressé. Il n’a pas pour objectif de faire du bénéficiaire un débiteur qui doit renvoyer l’ascenseur. Notre cadeau doit libérer et rendre l’homme autonome. Il est sans arrière-pensée électoraliste.

Qu’est-ce que le RPG entend par « Ecole Cadeau » ?

Il faut d’abord souligner que la gratuité de l’éducation fait indirectement référence à ses coûts. Or la structure des coûts de l’éducation

 

est complexe. Il y a, entre autres, les enseignants, les agents administratifs, les infrastructures, les transports, les manuels scolaires, les uniformes scolaires, les frais d’inscription, les frais d’homologation des diplômes, les frais d’assurance, la participation à l’association des parents d’élèves.

Pour le RPG, la mise en pratique de la gratuité ne peut s’arrêter à la simple suppression des frais de scolarité et à la distribution des manuels scolaires. Elle nécessite l’amorce d’un processus de prise en compte collective de l’ensemble des coûts inhérents à l’éducation. Autrement dit, l’Ecole Cadeau est une prise en charge totale des coûts de l’Education par l’Etat.

Au total, le fait d’impliquer toutes les forces vives dans la prise des décisions concernant l’éducation garantit le succès de tous les changements envisagés. De plus, l’état de pauvreté de la grande partie de nos populations nous exige une prise en charge des coûts de l’éducation pour assurer l’égal accès de l’instruction à tous. L’école cadeau permettra de réduire les inégalités et de relever le niveau général de l’éducation.

 

ACTIVITES DU PARTI

 

Le Président du Rassemblement Pour le Gabon, le Père Paul MBA ABESSOLE, procédera, le samedi 9 juin 2012, à l’installation du bureau du Conseil Communal de Libreville au siège du Parti sis à Petit-Paris.

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Le Direction du RPG organisera la 2ème Edition des Journées d’Amitié du RPG le samedi 30 juin 2012 au siège du Parti sis à Petit-Paris (Libreville).

Toutes les activités programmées sont ouvertes à tous les Gabonais.

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Par décision n° 0031/RPG/PP/SE/2010 du 31 mai 2012, le Président du Rassemblement Pour le Gabon a nommé les membres du bureau de la Cellule Géostratégique du Rassemblement Pour le Gabon.

Le bureau de la Cellule Géostratégique du Rassemblement Pour le Gabon est composé ainsi qu’il suit :

Président :           Léonard MBA ESSOGHO.

Vice-président : Jean-Marie NGUEMA NDONG.

Rapporteur :       Jean-Nestor NGUEMA MEBANE

Rapporteur Adjoint : Pascal NDONG NGOUA.

Membres : Charlotte KOMBILA

                      Marie Madeleine NYNGONE ANDA

                     Thérèse NYANGUI

                     Raymond Placide NDONG MEYO

                     Véronique OKOME BEKA

 

 

LE RESPECT SELON PAUL MBA ABESSOLE (Extrait de « L’EKAMA : La Voie Sûre du Développement des Villages » p. 15

 

« Qu’est-ce que le respect ? Le respect vient d’un mot latin « respectus » qui veut dire « égard, considération ». Respecter quelqu’un, c’est avoir du respect pour lui, le traiter avec égards et estime. Une autre forme de respect, c’est de considérer l’autre comme sujet de loi, comme une personne dont il faut protéger la dignité, les droits, la vie et la liberté.

Nos sociétés traditionnelles se caractérisaient par le respect que les gens avaient les uns pour les autres. Notre société actuelle est bloquée parce que les gens ne savent plus se mettre à leur place. Chacun veut prendre la place des autres et oublie d’occuper la sienne naturelle. A cause de cela, il y a des conflits qui empêchent le progrès.

 

Lisez et faites lire Minlan

 

           LA REDACTION

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3 octobre 2011 1 03 /10 /octobre /2011 12:07

        Après le lancement des activités de son nouveau Centre d'Apprentissage de Langues Nationales sis à la Mairie du 6ème Arrondissement de Libreville, le Père Paul Mba Abessole prépare la cérémonie de remise des premiers certificats d'études de Langue Fang.

        En effet, les cours de langue Fang ont été lancés au début du mois d'août, immédiatement après la signature d'un accord de partenariat avec la Mairie du 6ème Arrondissement. Avec un public constitué d'adultes et de jeunes enfants, Paul Mba Abessole décortique la langue fang du lundi au vendredi, à partir de 17h.

        A son actif, on citera la publication d'un premier recueil de textes disponible au Centre, les jours ouvrables. Un deuxième en cours de préparation.

        Le Centre décernera les premiers certificats d'études de la langue fang vers la fin du mois d'octobre 2011.

 

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9 août 2010 1 09 /08 /août /2010 13:04

            

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par Léonard MBA ESSOGHO

M.A. en Didactique des Disciplines

                                                                  _____________

Les défis et enjeux auxquels la géographie scolaire est confrontée  sont nombreux. Ils sont liés à l’évolution rapide que connaît actuellement le monde : évolution technologique et évolution des mentalités.

Ils sont également liés à la nature de la discipline elle-même et aux grandes questions auxquelles elle doit répondre.

Aujourd’hui, la géographie scolaire est rivalisée par les médias. Les apprenants ont d’autres sources d’informations que le maître. Or, dans le secondaire, on constate que l’enseignement de la géographie se fait le plus souvent par des historiens qui ont une formation insuffisante en géographie et notamment dans l’histoire de l’enseignement de la géographie et de l’épistémologie de la discipline.

La situation est plus préoccupante au primaire où le maître est polyvalent sans qualification dans la discipline. Il y a donc un problème de formation.

Il y a l’épineux problème de l’utilité de la géographie. A quoi sert l’enseignement de la géographie aujourd’hui, au moment où de nouvelles disciplines émergent et où la géographie risque d’être déclassée ?

Les futures réformes risquent de réduire la place de la géographie dans nos systèmes éducatifs.

D’autres questions sont encore sans réponses. Comment faire acquérir les connaissances géographiques aux apprenants ? Comment les apprenants s’approprient-ils le savoir géographique ?

Nous sommes encore « dans la préhistoire de la recherche en didactique » qui a pour objectif l’amélioration de l’enseignement de la géographie.

Autre défi : la complexité de la discipline dont la prise de conscience doit conduire les géographes de toutes les écoles à dialoguer, à échanger. Il ne doit être question de faire disparaître telle ou telle école au profit de telle autre.

L’enseignement de la géographie doit être problématisé. La géographie scolaire doit chercher à répondre à des questions précises.

L’obsolescence des programmes constitue aussi un défi non négligeable. La dichotomie qu’il y a entre les contenus des programmes et le vécu quotidien peut être préjudiciable à la géographie.

Pour retrouver sa place de choix dans le monde actuel, il est indispensable  de développer la didactique de l’altérité pour accroître des solidarités entre les hommes et les sociétés. Il n’est plus question présentement de conquérir mais de comprendre l’autre dans sa différence.

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8 août 2010 7 08 /08 /août /2010 14:19
Le terme de paysage n’a pas toujours eu le même sens. Sa définition a évolué avec la discipline. L’école vidalienne met l’accent sur le concret. Cette pédagogie de l’aspect recherche une certaine objectivité. Le paysage doit être, selon cette école, quelque chose de visible, d’observable. Ce qui rend cet objet géographique statique. Il n’y a aucune vision dynamique. Il suffit, pour ce courant de pensée, de regarder autour de soi pour faire de la géographie. Avec le temps, quand la géographie place l’homme au centre de ses préoccupations, il y a une prise en compte de la représentation de celui-ci et du rôle qu’il joue dans la dynamique de ce paysage. Car ce dernier porte les marques de l’homme qui l’habite avec ses pratiques dont il est le support. L’homme encadre l’espace. Autrement dit, il l’aménage en fonction des outils dont il dispose. Cet homme a un projet qui va s’inscrire dans le paysage. Cela donne une nouvelle dimension au paysage. Il n’est plus statique. Il devient dynamique. Il est vu et perçu. Il y a donc prise en compte de la subjectivité dans la présentation que le géographe fera du paysage. Pour un même paysage, on pourra avoir plusieurs représentations. Ainsi, une forêt, dans la perception d’un européen, constitue un obstacle pour l’africain. Mais, l’européen oublie souvent que ce dernier a une représentation particulière de la forêt. En effet, pour l’africain, la forêt constitue une source de richesses sur tous les plans. Elle est nourricière. De plus, elle peut avoir, sur le plan mystique, un caractère sacré. Elle est souvent le siège des génies protecteurs. La dimension abstraite est prise en compte, de telle sorte que l’on peut parler d’un paysage visible et invisible. On parle aussi du paysage politique et du paysage électoral. Compte tenu de cette complexité, il est nécessaire de donner les contextes d’usage du paysage et d’identifier avec les apprenants le noyau dur de ce concept. La prise en compte de la diversité des contextes d’utilisation du concept de l’espace doit nous amener à prendre conscience de la nécessité d’une vision binoculaire des faits géographiques. La présentation du paysage dépend de la représentation du géographe qui le fait. En définitive, comme le dit Maryse Clary, « l’espace géographique sera donc défini comme un espace social. Il n’a de réalité que dans l’interaction société-espace et espace société. Les objectifs de la construction du savoir géographique à l’école, au collège, au lycée seront d’analyser (localiser, décrire, expliquer) les deux faces d’une même réalité géographique : - la face territoriale (physique, aménagée, construite) ; - la face sociale (projet, organisation, fonctionnement de la société) La face territoriale est le champ de l’observation géographique, la face sociale est le domaine de l’explication géographique ». Léonard MBA ESSOGHO
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26 juillet 2010 1 26 /07 /juillet /2010 15:57

Les nombreuses transformations qui marquent la société contemporaine, notamment dans le domaine des communications, affectent en profondeur notre rapport à l’espace. La profusion de l’information et l’instantanéité de sa diffusion à l’échelle planétaire, la multiplication des échanges de tous ordres, la mondialisation de l’économie et l’importance des flux migratoires contribuent à abolir les distances et modifient notre regard sur le monde.

Une discipline comme la Géographie revêt, à cet égard, une importance toute particulière.

En effet, le regard géographique sur les territoires contribue à rendre intelligible aux yeux de l’élève le monde actuel. La Géographie amène l’apprenant à s’interroger sur les relations que les humains entretiennent avec l’espace. La fréquentation de cette discipline lui permet aussi de :

-          se responsabiliser dans une perspective de développement durable associée à une gestion responsable des ressources ;

-         se sensibiliser aux réalités d’autres territoires ;

-         comprendre l’importance de partager, de façon plus équitable, l’espace habitable de la planète.

Selon Michel Philipponneau, « la Géographie doit s’employer à former un citoyen qui comprend le monde dans lequel il vit et qui a les moyens intellectuels et la volonté d’en devenir un acteur responsable ».

La géographie contribue également à la construction de la conscience citoyenne à l’échelle planétaire. Il s’agit de la conscience de la complexité grandissante du monde dans lequel on vit et des possibilités nouvelles qui s’offrent à nous, mais aussi des responsabilités qui les accompagnent.

La Géographie fait prendre conscience de la complémentarité des territoires. Elle fait découvrir les inégalités qui existent entre certains d’entre eux.

La Géographie construit la conscience citoyenne à l’échelle planétaire, c’est-à-dire  qu’elle permet à l’apprenant de se sentir partie prenante du monde et de développer, à l’égard des grandes réalités d’ordre planétaire, un sentiment de responsabilité personnelle.

La plupart des réalités planétaires comportent des tensions (entre ce qui est national et ce qui est mondial, entre Nord et Sud) et sont soumises à de multiples pressions. Toute chose qui implique le respect des règles que les humains se donnent par des organisations et des textes officiels.

Léonard MBA ESSOGHO

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20 juin 2010 7 20 /06 /juin /2010 18:57

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Le texte suivant est tiré de Perspectives : revue trimestrielle d’éducation comparée (Paris, UNESCO : Bureau international d’éducation), vol. XXXII, n°3, septembre 2002)

L’auteur de ce texte, M.K. Raina, est professeur. Il dirige, à New Delhi, au Conseil national de la recherche pédagogique et de la formation, le Département des fondements psychosociologiques de l’éducation.

 

SRI AUROBINDO (1872-1950)

 

Explorateur et aventurier de la conscience humaine, visionnaire de l’évolution avait déclaré : « Personne ne peut écrire sur ma vie car elle n’est pas visible de l’extérieur ». Rabindranath Tagore, son compatriote bengali, artiste et poète, et lauréat du prix Nobel, avec lequel il était lié par de profondes affinités, s’était fait l’écho de ces propos en déclarant également qu’on ne devait pas chercher à expliquer le poète par sa biographie. McDermot estimait pour sa part que vouloir interpréter la vie d’une grande personnalité spirituelle est toujours une entreprise dangereuse, a fortiori lorsqu’il s’agit de celle de Sri Aurobindo, laquelle est particulièrement énigmatique.

Né le 15 août 1872 à Calcutta, alors capitale de l’Empire britannique des Indes, Aurobindo Ackroyd Ghose –le deuxième prénom, occidental, lui ayant été donné par son père à sa naissance – était le troisième fils du Dr Krishnadhan Ghose et de Swarnalata Devi. Le titre honorifique « Sri », traditionnellement conféré en signe de respect ou de dévotion, faisait partie de son nom. En sanskrit, le mot « Aurobindo » signifie « lotus ». Le père d’Aurobindo l’avait choisi pour son originalité sans se douter que le lotus est le symbole de la conscience divine dans le langage de l’occultisme.

Aurobindo, qui reçoit les premiers rudiments de son éducation dans une école religieuse pour enfants européens, est emmené en 1879 en Angleterre par son père pour qu’il y poursuive ses études à Manchester. Plus tard, son père l’inscrit à la St Paul’s School à Londres, qui lui octroie une bourse pour le King’s College de Cambridge où il entre en 1889. Aurobindo y obtient presque tous les prix de grec et de latin, ainsi que la première partie du tripos de lettres classiques avec la mention très bien en 1892. La même année, il passe avec succès le concours de recrutement des cadres de l’administration indienne, mais est déclaré inadmissible à la fonction publique pour ne pas s’être présenté à l’épreuve d’équitation.

Il propose une éblouissante interprétation de plusieurs siècles de culture indienne dans son livre Fondements de la culture indienne. Dans Savitri, œuvre épique très élaborée, Aurobindo porte à la perfection tous les styles qu’il a pratiqués dans ses divers travaux. Œuvre de 24000 vers blancs, Savitri passe pour être le plus long poème de langue anglaise. Dans son ouvrage La poésie future, Sri Aurobindo élabore une théorie littéraire qui, pour le concept de la poésie qu’elle propose, est considérée comme une contribution originale à l’esthétique. Ces derniers ouvrages, ainsi que ses traductions, ses Lettres et travaux de moindre ampleur ont été rassemblés et systématiquement publiés après sa disparition, le 5 décembre 1950. Une nouvelle édition de l’ensemble de son œuvre en 30 volumes a paru en 1972, à l’occasion du centenaire de sa naissance. En 1950, peu de temps avant sa mort, l’Académie suédoise envisageait sa nomination au prix Nobel.

Il existe plusieurs approches possibles de l’œuvre de Sri Aurobindo, mais, comme l’a noté Joshi, la lumière qu’elle nous apporte dépend de la profondeur et de l’étendue de la quête de chacun. C’est le questionnement sur le monde et ses perspectives, sur le rôle que nous sommes appelés à y jouer et la manière de s’y préparer, qui nous fera mesurer la pertinence réelle de l’œuvre de Sri Aurobindo et nous dotera des moyens indispensables pour étudier sa pensée et la conscience supramentale qu’il a découverte et révélée au monde.

Les trois questions fondamentales qui ont orienté la quête spirituelle et la pensée philosophique de Sri Aurobindo, et à partir desquelles il a bâti ses grandes théories, sont le paradoxe de la vie nationale de l’Inde, le conflit qui existerait entre la spiritualité et l’action, et l’évolution de l’homme. La façon dont il cherche à résoudre ces problèmes est liée à la tension créative sans précédent qu’il a ressentie, dans sa propre expérience, entre la spiritualité et la politique, tant au cours de ses années d’activité politique que pendant les 40 ans de retraite spirituelle (sadhana) qu’il a passés à Pondichéry. Les écrits d’Aurobindo apportent la force nécessaire à l’action, à la réalisation et à la transformation qui transparaît dans la philosophie qu’il a forgée dans son propre vécu. Il écrit : « je ne me suis senti satisfait qu’une fois l’expérience venue, cette expérience sur laquelle j’ai plus tard fondé ma philosophie ». Sa philosophie intégrale est en effet née de son yoga, et non l’inverse.

Deux expressions, « Perfection intégrale » et « Religion spirituelle de l’humanité », dominent son œuvre et résument son message. Les déclarations qui suivent témoignent admirablement de son appel à l’intégralité et à la synthèse : « Nous, qui appartenons au jour qui vient, sommes à l’aube d’une nouvelle ère de développement qui doit mener à une synthèse si nouvelle et tellement plus vaste. (…) Nous n’appartenons pas aux aurores du passé, mais aux midis de l’avenir ». Sri Aurobindo jugeait que l’éducation avait un rôle essentiel à jouer dans la réalisation de la perfection intégrale.

 

 

L’éducation intégrale pour le développement de l’âme

Poète et homme politique avant d’être philosophe, Sri Aurobindo s’est investi pendant 45 des 78 années de sa vie dans la pratique du yoga, et a conçu une philosophie de l’affirmation complète, affirmant la réalité du monde d’un point de vue suprême et l’importance de l’action sociopolitique du point de vue spirituel. Il était éminemment conscient de l’importance des variantes des concepts d’homme (sa vie et son destin), de nation, d’humanité et de vie de l’espèce humaine, qui ressortent des différentes philosophies de l’éducation, et a développé son principe d’éducation intégrale ancrée dans « l’âme en devenir de l’Inde, ses besoins futurs, la grandeur de son auto-création prochaine, son esprit éternel ». Selon Sri Aurobindo, l’Inde a toujours vu une âme dans l’homme, pris en tant qu’individu, une portion de la Divinité enveloppée dans le mental et le corporel, une manifestation consciente du moi et de l’esprit universels dans la nature. Dans sa philosophie de l’éducation, Sri Aurobindo soutient un principe fondamental, mais souvent méconnu : « la question primordiale et vitale à laquelle nous sommes confrontés est celle de l’esprit. Il ne s’agit pas ici d’une opposition entre la modernité et le passé, mais entre une civilisation importée et les possibilités plus grandes de l’esprit et de la nature de l’Inde, une opposition non pas entre le présent et le passé, mais entre le présent et le futur ». Sri Aurobindo pensait que trois éléments devaient entrer en ligne de compte dans la conception d’une éducation véritable et vivante : l’homme (l’individu à la fois singulier et pareil à tous les autres), la nation ou le peuple, et l’humanité universelle.

Aussi, Sri Aurobindo concevait-il l’éducation comme l’instrument du vrai travail de l’esprit dans le mental et le corps de l’individu et de la nation. Il pensait que l’éducation devait, chez l’individu, faire du développement de l’âme, de ses pouvoirs et de ses possibilités, sa principale préoccupation, et dans la nation, privilégier la préservation, le renforcement et l’enrichissement de l’âme du pays et de sa vertu (Dharma) pour ériger l’individu et la nation en pouvoirs de vie et élever l’esprit et l’âme de l’humanité. A aucun moment, l’éducation ne devrait perdre de vue la plus noble aspiration de l’homme : l’éveil et le développement de son être spirituel, concept sous-jacent à l’éducation intégrale authentique et vivante.

Une éducation intégrale est conçue comme un processus de croissance organique permettant de développer et d’intégrer les différentes facultés de l’enfant selon son inclination, la rapidité de sa progression, les lois du développement qui lui sont propres, ses dispositions naturelles (swabhava) et sa nature profonde (swadharma). Sri Aurobindo ne perçoit pas l’éducation intégrale comme la juxtaposition de disciplines, ni même comme la juxtaposition de différentes facultés. Son idée est de favoriser le développement d’un certain nombre de facultés, de sujets d’étude et de combinaisons dans la quête de la connaissance, des pouvoirs, de l’harmonie et des compétences dans le travail. Ces facultés sont inculquées de manière à ce que chaque élève et chaque enseignant puissent s’en servir pour favoriser naturellement un développement harmonieux.

 

L’importance de l’éducation physique et morale

Cherchant à faire la synthèse des valeurs occidentales et orientales dans la philosophie contemporaine de l’éducation, Sri Aurobindo insiste sur le fait qu’un corps sain est indispensable au développement intellectuel et spirituel de l’individu. Selon lui, l’éducation physique vise non seulement au bon fonctionnement des différents organes du corps, mais également à l’épanouissement de la force, de l’équilibre et d’une certaine beauté. Sri Aurobindo pense que la beauté est l’idéal que l’éducation physique se doit d’atteindre. « Si ce à quoi nous aspirons est une perfection totale de l’être, on ne peut négliger le corps. Il est le matériau de base, l’instrument que nous devons utiliser. […] La perfection du corps, dans la mesure où les moyens dont nous disposons nous permettent de l’atteindre, doit être le but ultime de la culture physique. Aussi le développement de notre conscience physique doit-il toujours constituer une part considérable de notre objectif, ce pour quoi le bon développement du corps lui-même est essentiel. Santé, force, forme physique, sont certes les besoins primordiaux, mais la structure physique doit être la meilleure possible » ;

Aurobindo affirme qu’une éducation de l’intellect qui ne va pas de pair avec l’acquisition de la perfection morale et affective est préjudiciable au progrès de l’homme. Il reconnaît qu’il est difficile d’impartir aux jeunes une formation morale appropriée au cours de leurs années d’études scolaires et universitaires. Il fait la différence entre le cœur et l’esprit en disant qu’instruire l’esprit n’équivaut pas à instruire le cœur. Il devine le danger que constituent les manuels scolaires de morale utilisés dans cette optique car ils rendent mécanique et artificielle la médiation sur les sujets élevés ; or, ce qui est mécanique et artificiel ne sert jamais le bien. En outre, il fait remarquer avec pertinence que toute tentative visant à assurer l’éducation morale et religieuse des jeunes garçons en leur enseignant le contenu des manuels de morale et de religion est une entreprise vaine et illusoire, justement parce que le cœur n’est pas l’esprit et que l’on peut instruire l’esprit sans rendre le cœur meilleur.

Le meilleur type de formation morale de l’être humain, selon Sri Aurobindo, consiste à le prédisposer aux émotions justes, aux plus nobles fréquentations, aux meilleurs comportements mentaux, émotionnels et physiques, et à l’aptitude à manifester les élans fondamentaux de sa nature profonde par de bonnes actions. Toute tentative visant à imposer une certaine discipline aux enfants dans le cadre d’une éducation morale et religieuse en les coulant dans le même moule et en leur faisant emprunter de force la voie que l’on veut qu’ils suivent est une entreprise hypocrite et cruelle. Seul ce que l’homme admire et accepte de lui-même fait partie de son être ; le reste n’est qu’un masque. Toutefois, négliger l’éducation morale et religieuse revient à corrompre l’espèce humaine. C’est pourquoi, en matière d’instruction morale, Sri Aurobindo insiste sur l’utilité de la suggestion et s’élève contre la coercition. « La première règle de l’enseignement moral, dit-il, est de suggérer, d’inviter, et non d’ordonner ou d’imposer. La meilleure méthode procédant par suggestion consiste dans l’échange, chaque jour, des expériences de chacun et dans la lecture quotidienne des livres »

 

Les principes de l’enseignement et l’entraînement des sens

Dans une série d’articles écrits entre 1909 et 1910, Sri Aurobindo énonce trois principes fondamentaux de l’enseignement. « Le principe premier d’un véritable enseignement est que rien ne peut s’enseigner. L’enseignant n’est pas un donneur d’ordre ou un maître qui mène ses élèves à la baguette ; il est un appui et un guide. Son devoir est de suggérer, et non d’imposer ».Le deuxième principe est qu’ « il faut s’adresser à l’esprit à mesure qu’il se développe ». Il fait remarquer que l’idée qui consiste à couler l’esprit de l’enfant dans un moule prescrit par les parents ou l’enseignant relève d’une superstition barbare et ignorante. Il déclare que forcer la nature à renoncer à sa propre dharma revient à lui causer un tort irrémédiable, à empêcher son développement et à altérer sa perfection. Il n’existe pas d’erreur plus grande de la part des parents ou des enseignants que de fixer à l’avance les qualités, les aptitudes, les opinions, les vertus que l’élève cultivera plus tard, ou de décider de sa préparation scolaire en vue d’une carrière qu’ils auront eux-mêmes arrêtée. Le troisième principe de l’éducation, que Sri Aurobindo  pose, consiste à travailler sur ce qui est proche pour aller vers le plus lointain, à partir de ce qui est vers ce qui sera. Autrement dit, Sri Aurobindo souligne que l’éducation doit reposer sur l’expérience directe et que même ce qui en est éloigné ou abstrait doit s’appuyer sur le vécu. La connaissance devrait progresser à partir de l’expérience personnelle vers une expérience plus large, plus intense et plus élevée.

Sri Aurobindo indique d’autres lignes directrices. Lorsqu’il traite des moyens dont dispose le guru (le maître ou le guide), il écrit que « les outils de travail de ce dernier sont : l’enseignement, l’exemple et l’influence. Pour autant, le maître avisé ne profitera pas de la soumission passive d’un esprit réceptif pour imposer pour imposer sa personne ou ses opinions. Il y déposera seulement ce qui est fécond et sûr comme une graine qui pousse à l’intérieur sous l’impulsion divine. Il s’efforcera d’éveiller bien plus que d’instruire. Il visera à ce que facultés et expérience se développent par un processus naturel de libre expansion. Il proposera une méthode à ses élèves en la présentant comme une aide, un instrument utilisable, et non comme une formule impérative ou une règle de conduite prescrite. De même, il prendra garde que ses méthodes ne tendent à limiter et à mécaniser son enseignement »

En plus des facultés telles que la mémoire, le jugement, l’observation, l’esprit de comparaison, de contraste, et d’analogie, autant d’aides indispensables à l’acquisition de la connaissance, Sri Aurobindo met l’accent sur l’imagination qu’il considère comme l’outil le plus important et le plus indispensable. Il la divise en trois fonctions : la formation des images mentales ; le pouvoir de créer des pensées, des images et des imitations ou de nouvelles combinaisons de pensées et d’images déjà existantes ; et l’appréciation par l’âme des choses, de la beauté, du charme, de la grandeur, du sens caché, de l’émotion et de la vie spirituelle présente dans le monde. « L’entraînement de l’imagination est aussi important que le perfectionnement des facultés qui permettent d’observer et de comparer des objets extérieurs ». Ces facultés mentales, comme l’indique Aurobindo, devraient d’abord s’exercer sur les objets puis sur les mots et les idées… en toute simplicité, en s’appuyant sur la curiosité et l’intérêt, en évitant les enseignements figés et l’apprentissage de règles par cœur.

Sri Aurobindo se montre critique vis-à-vis de la pratique de l’enseignement morcelé actuellement en usage dans le système éducatif et déclare qu’on doit le jeter aux oubliettes :

On enseigne une matière à petites doses, parallèlement à toute une série d’autres sujets d’études, et voilà que le garçon assimile mal en sept ans ce qu’il aurait pu apprendre en une seule année. L’enfant quitte alors l’école mal armé, doté de bribes imparfaites de la connaissance humaine dont il ne maîtrise aucun des grands domaines.

Sri Aurobindo dit qu’un tel système éducatif « s’emploie à répandre la pratique de l’enseignement morcelé au début et au milieu des études pour le remplacer subitement par une impressionnante spécialisation dans l’enseignement supérieur. Une telle approche revient à faire reposer un triangle sur son sommet en espérant qu’il tiendra en équilibre »

« La langue maternelle, dit-il, est le support normal de l’éducation. Aussi l’enfant devrait-il consacrer d’abord son énergie à la maîtriser parfaitement ». En ce qui concerne l’enseignement de la langue, Sri Aurobindo prône l’initiation de l’enfant à de nombreuses langues une fois que ses outils mentaux seront suffisamment développés pour qu’il puisse acquérir la connaissance d’une langue facilement et rapidement, et non au moment où il ne pourra comprendre ce qu’on lui enseigne que partiellement et ne le maîtrisera que laborieusement et imparfaitement. Sri Aurobindo juge que l’apprentissage de la langue maternelle qui, selon lui, prépare à l’apprentissage d’une autre langue. Il soutient que l’aisance acquise dans la pratique de sa propre langue rend l’apprentissage d’autres plus facile.

L’éducation psychique et spirituelle

Sri Aurobindo parle également de l’éducation mentale et psychique mais ce qui l’intéresse vraiment est d’un ordre plus élevé. C’est ce qu’il dénomme l’éducation spirituelle ou supramentale. Elle n’implique pas l’annihilation de l’individu, mais son enrichissement grâce au contact avec l’Absolu. L’ordre spirituel transcende l’ordre mental et psychique. La justification qu’il donne de l’éducation psychique et spirituelle repose sur trois éléments essentiels :

-         L’éducation doit proposer à l’individu l’exploration systématique de quelque chose qui est au plus profond de la complexité psychologique de la conscience humaine ;

-         La question la plus importante relative à l’existence humaine porte sur son but, sur le but de la vie de chacun d’entre nous, et sur sa position et son rôle dans la société. Le meilleur moyen de répondre à cette question est d’explorer les domaines psychiques et spirituels et d’être capable de développer des facultés psychiques et spirituelles de la connaissance ;

-         La crise contemporaine que traverse l’humanité a surgi du déséquilibre entre les progrès matériels et un progrès spirituel insuffisant.

Aussi faudrait-il favoriser le développement de la conscience psychique et spirituelle si l’on veut résoudre cette crise. Sri Aurobindo tente de faire la distinction entre le psychique et le spirituel de la manière suivante : au niveau psychique, l’individu ressent une impression de continuité ininterrompue dans le monde des formes et perçoit la vie comme une fonction immortelle qui s’étend sur une durée éternelle et dans un espace sans  limite. La conscience spirituelle dépasse le temps et l’espace et s’identifie à l’infini et à l’éternel. Sri Aurobindo exprime la même idée lorsqu’il dit qu’il faut, dans la vie psychique, rejeter l’égoïsme alors que, dans la vie spirituelle, le moi n’intervient pas. Sri Aurobindo insiste sur le fait que l’objectif de l’éducation intégrale n’est pas l’annihilation de l’individu mais sa transformation. Lorsque l’homme accède à pareille éducation, il se produit une totale transformation de son essence. Sri Aurobindo l’appelle l’éducation supramentale car elle s’exercera, non seulement sur la conscience des individus, mais également sur leur substance même, voire sur l’environnement physique dans lequel ils vivent.

La doctrine de l’éducation de Sri Aurobindo est étroitement liée à la vision futuriste du destin de l’humanité qu’il exprime en ces termes :

« Les hommes devraient être les enfants du passé, les détenteurs du présent et les créateurs de l’avenir. Le passé est notre assise, le présent notre matériau et l’avenir notre objectif et notre sommet »

L’esprit mystique visionnaire de Sri Aurobindo a forgé un concept de la vie sans équivalent au monde, en ce qu’il la voyait comme une riche occasion à nous offerte pour découvrir, comprendre et exprimer le Divin. De cette vision créatrice est née l’extraordinaire aventure du système éducatif qu’il a imaginé pour favoriser l’éclosion des potentialités latentes conformément à son concept de la vie. Pour Sri Aurobindo, le destin de l’être humain est de s’élever vers le supramental, vers la contemplation de la Divinité, objectif vers lequel toute la force et la souplesse de sa philosophie de l’éducation sont tendues.

 

 

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18 mai 2010 2 18 /05 /mai /2010 13:14

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C’est le 17 mai 2010, à la Cité de la Démocratie, que le Président de la République, Chef de l’Etat, Ali BONGO ONDIMBA, a solennellement ouvert les travaux des Etats Généraux de l’Education, de la Recherche et de l’Adéquation Formation-Emploi qui s’achèveront le 18 mai 2010. Cette grande rencontre qui rassemble l’expertise nationale et internationale doit faire des propositions au Gouvernement aux fins de sortir le système éducatif du marasme actuel.

De nombreuses personnalités ont pris part à cette cérémonie. Selon le Chef de l’Etat, les présentes assises doivent « amener l’ensemble des compatriotes concernés par les questions de formation et donc d’éducation à partager leurs réflexions et leurs expertises, afin de redessiner ensemble les voies à suivre pour parvenir à un système éducatif d’excellence dans notre pays ». La réforme envisagée a pour objectif de faire du système éducatif gabonais un système éducatif de référence qui dotera le Gabon de cadres compétents. Ali BONGO ONDIMBA a déploré le fait que les efforts déployés par ses prédécesseurs ont été réduits par des « comportements déviants » de nos compatriotes.

Ali BONGO ONDIMBA s’est également félicité du travail effectué par le Comité préparatoire qui a envisagé des pistes de solutions quantifiées et chiffrées. Celles-ci sont assorties d’une programmation décennale. Ces pistes vont être discutées par les experts du 17 au 18 mai 2010. Les conclusions provisoires estiment à plus de 1600 milliards de francs, sur une période de 10 ans.

Le Chef de l’Etat a demandé que soit inscrite une somme de 1,5 milliard de francs sur 10 ans pour encourager « les meilleurs enseignants, les meilleurs étudiants et les meilleurs chercheurs » en les dotant d’un « ordinateur éducatif » chacun.

Contrairement aux Etats Généraux de 1983, le Président de la République tient au suivi de la mise en œuvre des recommandations issues des présentes assises.

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16 mai 2010 7 16 /05 /mai /2010 18:34

8291014.jpgL’ouverture des travaux des Etats Généraux de l’Education, de la Recherche et de l’Adéquation Formation Emploi a lieu le 17 mai 2010, à la Cité de la Démocratie à Libreville, conformément à la décision du Gouvernement. Il convient de souligner que le président du Comité d’organisation de ces assises, Pr MBATCHI, avait déjà remis le pré rapport du Comité au ministre de l’Education nationale, Mr Séraphin MOUNDOUNGA, lors d’une cérémonie solennelle qui avait pour cadre l’Auditorium de l’Ecole Normale Supérieure de Libreville.

Les Etats Généraux qui se tiennent du 17 au 18 mai 2010 verront, aux dires des organisateurs, des experts nationaux et internationaux qui ont pour mission de proposer aux autorités gabonaises des solutions aux problèmes qui minent le système éducatif gabonais. Ils vont donc réfléchir à la réhabilitation de ce système éducatif, qui, de l’avis de nombreux observateurs avertis, est malade.

L’initiative n’est pas mauvaise en soi. Toutefois elle suscite quelques interrogations au vu de certaines expériences antérieures. Pour mémoire, il convient de rappeler que des gabonais se sont déjà réunis à plusieurs reprises pour la même question. A l’issue de chacune de ces rencontres qui ont coûté très cher à l’Etat, des recommandations très pertinentes ont été faites. Des moyens ont même été débloqués pour la mise en œuvre de celles-ci. Rien n’y a fait. Il y a eu, entre autres réunions, de 1975 à 1982, avant les Etats Généraux de 1983:

-         Le 7ème séminaire des inspecteurs de l’Education nationale (Koula-Moutou, 30 juin-5juillet 1975) ;

-         La Commission Orientation-Formation (18 mai- 14 juin 1978) ;

-         Le 2ème Congrès extraordinaire du PDG (24-27 janvier 1979) ;

-         Le 8ème séminaire des inspecteurs de l’Education nationale (19-24 février 1979) ;

-         La Commission « Tronc-Commun » (4 mai-13 juin 1979).

Les résultats de ces différents travaux ont servi de soubassement aux Etats Généraux de 1983, qui, selon le discours officiel, s’explique par la nécessité d’adapter le système éducatif au contexte local et international et de lui assigner de nouveaux objectifs, en vue d’améliorer ses rendements. Tout ou presque a été dit au cours de ces assises de 1983. Curieusement, parmi tous les pays africains qui ont organisé des Etats Généraux, au cours de la même période, le Gabon a été le seul pays à ne pas mettre en place un organe chargé du suivi de la mise en œuvre des recommandations.

Après ces Etats Généraux, il y a même eu une Commission Interministérielle chargé de la Réforme du système éducatif gabonais. Qu’elles ont été les conclusions de cette Commission ?

Sur quoi réfléchit-on encore aujourd’hui ? Ne fait-on pas dans la diversion ? Est-il encore besoin de réfléchir après toutes ces rencontres qui ont mobilisé l’expertise nationale ?

S’il y a un pays qui a passé l’essentiel de son temps à réfléchir sans mettre en application les résultats de la réflexion, c’est bien le Gabon. Qu’a-t-on fait des résolutions du séminaire sur le redoublement, sur la suppression du concours d’entrée en 6ème ?

Nous espérons que cette fois-ci, tout sera mis en œuvre pour l’application des recommandations des assises de ce mois de mai pour qu’elles ne soient une rencontre de plus pour rien.

 

 

 

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16 mai 2010 7 16 /05 /mai /2010 18:34

8291014.jpgL’ouverture des travaux des Etats Généraux de l’Education, de la Recherche et de l’Adéquation Formation Emploi a lieu le 17 mai 2010, à la Cité de la Démocratie à Libreville, conformément à la décision du Gouvernement. Il convient de souligner que le président du Comité d’organisation de ces assises, Pr MBATCHI, avait déjà remis le pré rapport du Comité au ministre de l’Education nationale, Mr Séraphin MOUNDOUNGA, lors d’une cérémonie solennelle qui avait pour cadre l’Auditorium de l’Ecole Normale Supérieure de Libreville.

Les Etats Généraux qui se tiennent du 17 au 18 mai 2010 verront, aux dires des organisateurs, des experts nationaux et internationaux qui ont pour mission de proposer aux autorités gabonaises des solutions aux problèmes qui minent le système éducatif gabonais. Ils vont donc réfléchir à la réhabilitation de ce système éducatif, qui, de l’avis de nombreux observateurs avertis, est malade.

L’initiative n’est pas mauvaise en soi. Toutefois elle suscite quelques interrogations au vu de certaines expériences antérieures. Pour mémoire, il convient de rappeler que des gabonais se sont déjà réunis à plusieurs reprises pour la même question. A l’issue de chacune de ces rencontres qui ont coûté très cher à l’Etat, des recommandations très pertinentes ont été faites. Des moyens ont même été débloqués pour la mise en œuvre de celles-ci. Rien n’y a fait. Il y a eu, entre autres réunions, de 1975 à 1982, avant les Etats Généraux de 1983:

-         Le 7ème séminaire des inspecteurs de l’Education nationale (Koula-Moutou, 30 juin-5juillet 1975) ;

-         La Commission Orientation-Formation (18 mai- 14 juin 1978) ;

-         Le 2ème Congrès extraordinaire du PDG (24-27 janvier 1979) ;

-         Le 8ème séminaire des inspecteurs de l’Education nationale (19-24 février 1979) ;

-         La Commission « Tronc-Commun » (4 mai-13 juin 1979).

Les résultats de ces différents travaux ont servi de soubassement aux Etats Généraux de 1983, qui, selon le discours officiel, s’explique par la nécessité d’adapter le système éducatif au contexte local et international et de lui assigner de nouveaux objectifs, en vue d’améliorer ses rendements. Tout ou presque a été dit au cours de ces assises de 1983. Curieusement, parmi tous les pays africains qui ont organisé des Etats Généraux, au cours de la même période, le Gabon a été le seul pays à ne pas mettre en place un organe chargé du suivi de la mise en œuvre des recommandations.

Après ces Etats Généraux, il y a même eu une Commission Interministérielle chargé de la Réforme du système éducatif gabonais. Qu’elles ont été les conclusions de cette Commission ?

Sur quoi réfléchit-on encore aujourd’hui ? Ne fait-on pas dans la diversion ? Est-il encore besoin de réfléchir après toutes ces rencontres qui ont mobilisé l’expertise nationale ?

S’il y a un pays qui a passé l’essentiel de son temps à réfléchir sans mettre en application les résultats de la réflexion, c’est bien le Gabon. Qu’a-t-on fait des résolutions du séminaire sur le redoublement, sur la suppression du concours d’entrée en 6ème ?

Nous espérons que cette fois-ci, tout sera mis en œuvre pour l’application des recommandations des assises de ce mois de mai pour qu’elles ne soient une rencontre de plus pour rien.

 

 

 

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14 mai 2010 5 14 /05 /mai /2010 12:33
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