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14 mai 2010 5 14 /05 /mai /2010 14:57

Depuis la réinstauration du multipartisme dans notre pays, de nombreux compatriotes se demandent si notre régime politique actuel peut être considéré comme un système démocratique. Pour répondre à cette interrogation, nous allons d’abord décliner les principales caractéristiques de la démocratie. Qu’est-ce qui caractérise la démocratie ?

La démocratie est un régime politique fondé sur le principe d’égalité, laquelle égalité se traduit sous trois modalités :

-         Le principe du partage du pouvoir ;

-         Le principe du droit à la parole ;

-         La possibilité, pour tous les citoyens, d’être jugés par les mêmes lois,  de participer aux débats relatifs à la vie de la cité et de voter.

Les autres principes de la démocratie sont :

-         La liberté des individus ;

-         La séparation des pouvoirs (législatif, exécutif et judiciaire) ;

-         La consultation régulière du peuple (élection) ;

-         La pluralité des partis politiques ;

-         L’indépendance de la justice.

En général, les démocraties sont indirectes ou représentatives, le pouvoir s’exerçant par l’intermédiaire de représentants désignés lors d’élections au suffrage universel. Au vu de ce qui précède, peut-on dire que notre régime politique est véritablement démocratique ? Autrement dit, notre régime politique répond-il aux caractéristiques énumérées ci-dessus ? A notre humble avis, notre pays a encore du chemin à faire pour faire partie des Etats démocratiques. S’il répond à quelques critères, ceux qui sont considérés comme les plus importants ne sont pas pris en compte. C’est le cas de la séparation des pouvoirs, de l’indépendance de la justice et de la liberté des individus. Quand on essaie de respecter certains critères, les tenants du pouvoir contournent ces derniers et les vident de leur sens. Tel est le cas de la consultation régulière du peuple par l’élection. En effet, la fraude électorale ne donne pas la possibilité au peuple de faire entendre sa voix. La justice est aux ordres de l’institution qui nomme les juges. Des institutions chargées d’organiser les élections sont entre les mains de ceux qui sont au pouvoir. Les partis politiques de l’opposition n’ont pas accès aux médias de l’Etat. Les leaders de ce bord politique ne peuvent se mouvoir librement à l’intérieur comme à l’extérieur du pays. L’Exécutif fait même des incursions au niveau du Législatif. A ce sujet, il nous est revenu que les deux chambres du Parlement ont voté la Loi de Finances 2010, sans amendement, sur injonction de l’Exécutif, en dépit des incongruités présentes dans le document qui a été envoyé au Parlement par le Gouvernement.

En définitive, le Gabon n’est pas encore un pays démocratique.

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14 mai 2010 5 14 /05 /mai /2010 14:41

La réalité ethnique, dans notre pays, est considérée comme un phénomène nocif et dangereux. S’y référer ne peut que déclencher les diables de la division, prétendent certains compatriotes. Or, la réalité ethnique, selon nous est une richesse, une force. Le groupe ethnique constitue, pour chacun de nous, son affiliation principale. L’ethnie nous  fournit les moyens de notre identification sociale ainsi que les moyens linguistiques et culturels de notre existence. Au Gabon, on est avant tout membre de son groupe ethnique. Ainsi, ce dernier remplit, à l’intérieur de notre société une fonction capitale. Par conséquent, l’organisation politique de notre pays doit prendre en compte cette réalité. Nous devons reconnaître à chaque groupe ethnique le droit de contribuer à la vie politique tout en préservant son identité. C’est ce qu’un leader politique national appelle le « Droit à la différence ». Toute politique d’unification nationale cohérente, affirme -t-il, doit partir du droit à la différence. En reconnaissant à chaque individu et à chaque groupe ethnique sa personnalité spécifique, on en fait un facteur de stabilité nationale. L’unité réalisée à partir de cette reconnaissance est positive et durable, parce que obtenue, non par contrainte mais par choix libre. Reconnaître le droit à la différence, c’est accepter qu’il y a, au Gabon, plusieurs idéaux politiques, plusieurs façons de les atteindre.

Pour garantir le Droit à la différence, nous soutenons la proposition d’un leader relative à la création d’un Conseil chargé de l’Ethnoconvivialité. Dans l’entendement de ce leader, ce Conseil est indissociable de notre démocratie multipartiste. C’est à l’intérieur de cette instance que les différents groupes ethniques doivent confronter leurs objectifs et leurs ambitions. Le Conseil chargé de l’Ethnoconvivialité aurait donc la responsabilité de les assumer, de les synthétiser pour établir un grand projet sociétal. Il pourrait se substituer à l’actuel Conseil National de la Démocratie dont il faut revoir les missions et la structure. A travers ce Conseil auquel pourrait être rattaché le Conseil Economique et Social, tous les groupes ethniques participeront et détermineront d’une manière significative l’évolution politique, économique et culturelle de notre pays.

La réflexion sur cet aspect important de la vie de notre pays doit être engagée et approfondie. Cette réflexion doit tenir compte de la représentativité ethnique et de la nécessité de barrer la route à toute initiative consistant à créer une formation monoethnique. Notre vision risque de  se heurter aux complexes ethniques. En réalité, chaque ethnie se croit supérieure aux autres. Elle croit que sa vision du monde est meilleure et, de ce fait, a le sentiment d’être supérieure aux autres. Mais nos ethnies doivent s’entraider pour relativiser leur vision du monde et voir enfin qu’elles sont complémentaires. Il y a lieu de transcender ces complexes et voir l’intérêt supérieur du Gabon.

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14 mai 2010 5 14 /05 /mai /2010 14:39

Beaucoup de personnes s’étonnent de la situation actuelle de notre pays. En effet, celle-ci semble paradoxale. Avec autant de richesses, notre pays fait encore partie des pays sous développés. Même si on le classe dans la catégorie des pays à revenus intermédiaires. 50 ans après son accession à l’indépendance, le Gabon n’arrive pas à décoller, en dépit de ses innombrables ressources naturelles. Il y a lieu de rechercher les causes de ce blocage. Autrement dit, comment peut-on justifier cette situation ?   Le Gabon ou le malentendu permanent  de Paul MBA ABESSOLE répond à cette question. En effet, selon cette personnalité politique, notre pays a manqué plusieurs tournants historiques, à partir de la fondation de Libreville. L’absence de consensus ou la division serait à l’origine de notre incapacité de prendre des décisions profitables à tous. Depuis la fondation de Libreville, les Gabonais n’ont jamais pris une décision ensemble pour déterminer durablement leur avenir commun. Cet état de chose doit nous amener à revoir nos comportements. Il convient aujourd’hui de rechercher le consensus qui faisait la force de nos sociétés traditionnelles. Nous ne pouvons faire décoller le Gabon si nous n’arrivons pas à nous entendre sur l’essentiel. Il faut savoir que des sentiments basés sur la colère, l’orgueil, la jalousie, la méchanceté nuisent considérablement à notre bien-être émotionnel. Nous devons d’abord, individuellement, faire tout notre possible pour vibrer au rythme d’émotions pures et constructives, car on ne peut connaître la paix intérieure tant que l’on se maintient dans un état émotionnel négatif ou discordant. Pour aboutir au consensus souhaité, il nous faut également maintenir l’harmonie entre nous-mêmes et les autres. En effet, il nous est impossible d’évoluer et même de vivre sans établir des contacts fréquents avec nos semblables. En tant qu’être incarné, l’homme n’est pas aussi autonome qu’il le croit. La vie communautaire est une nécessité pour lui, car aucun individu, aussi indépendant soit-il, ne peut être heureux et s’épanouir pleinement sans satisfaire son besoin inné de communication. Puisque nous avons besoin des autres, il importe de ne jamais entretenir avec eux des relations basées sur des rapports de force ou de domination. Autrement dit, nous devons tout faire pour vivre en bonne intelligence avec tous ceux que nous sommes amenés à côtoyer. Qu’y a-t-il en effet de plus pénible que de vivre en permanence dans une ambiance conflictuelle ? Toute situation de discorde entre soi-même et les autres est à éviter, car elle porte en elle le germe de toutes les guerres qui ravagent le monde. Le consensus doit être la règle d’or de la vie sociale et politique de notre pays. Cela ne veut pas dire que tous les individus doivent penser, parler et se comporter de la même manière, car l’uniformité est l’ennemi de l’évolution. Cela signifie simplement que nous devons vivre ensemble dans un respect mutuel, avec le désir de mettre nos différences d’opinions et de comportements au service de la République.

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14 mai 2010 5 14 /05 /mai /2010 14:35

Quand le Rassemblement Pour le Gabon n’avait pas encore des parcelles de pouvoir, ses militants disaient que ceux qui géraient alors étaient des voleurs. Or, la gestion par ce Parti de ces espaces nous a révélé qu’il y en avait aussi dans les rangs du Rassemblement. Ce constat leur a donc fait prendre conscience de l’existence d’un problème culturel dans notre pays : le rapport particulier des gabonais à l’argent, à la richesse. Les Rassembleurs doivent désormais se départir de la vision manichéenne de la société gabonaise au sein de laquelle on aurait d’un côté, les bons, et de l’autre, les mauvais.

Le problème identifié a fait émerger le concept de l’ethnoconvivialité, le vivre ensemble des ethnies et la possibilité de décider ensemble par des individus membres des ethnies, par des ethnies. Ce vivre ensemble nous permettra de mieux comprendre les attitudes incriminées aux fins de trouver des solutions idoines. C’est pourquoi Paul MBA ABESSOLE est obsédé par l’idée de voir toutes les communautés culturelles du Gabon dialoguer. Conscient du fait que les rapports conflictuels qu’entretiennent les partis politiques ne peuvent nous mener nulle part, le Leader du RPG refuse de se définir par rapport à un camp politique donné. Il se détermine plutôt relativement à ses idées. L’être humain a toujours été au centre de ses préoccupations. Aussi toutes les idées qu’il développe depuis son engagement dans la politique tournent-elles autour de l’homme. Il travaille avec acharnement à la restauration de la dignité de l’homme gabonais qu’il veut remettre debout. C’est ainsi que son programme s’articule autour de l’Ecole, la Santé, le Travail  et le Logement. En effet, la formation du citoyen est indispensable au développement d’un pays. L’homme est la première ressource dont un pays a besoin pour son essor économique et social. Cet homme doit être physiquement bien portant pour accomplir son œuvre alors que le travail doit assurer son autonomie dans la société. Faut-il rappeler, à ce sujet, que le Japon, un pays sans ressources naturelles considérables, est devenu une grande puissance grâce au génie de ses hommes. Enfin, le citoyen a besoin d’un logement décent pour travailler dans la sérénité.

Qu’il soit dans l’opposition ou dans la majorité, Paul MBA ABESSOLE a toujours défendu ses idées. Il a laissé ses traces dans les différentes administrations qu’il a dirigées notamment aux ministères des Droits de l’homme avec la publication du Livre Blanc des Droits de l’Homme qui dénonce toutes les violations dont les gabonais sont victimes et de la Culture avec l’institutionnalisation de la Fête des cultures de Libreville,. pour ne citer que ces exemples.   Vous vous souviendrez également de sa comparution devant la Cour Constitutionnelle pour avoir dénoncé un certain nombre de travers de cette Institution. Ce qui lui a valu une amende de 1000000 FCFA avec des menaces d’inéligibilité. Une grande première au Gabon.

En définitive, Paul MBA ABESSOLE ne peut être considéré comme une personnalité politique versatile si l’on considère que la versatilité consiste à changer brusquement de parti, d’opinion.

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14 mai 2010 5 14 /05 /mai /2010 14:32

Dans la plupart des discours de certaines personnalités politiques de notre pays, il nous revient que l’opposition est responsable de son échec depuis la réinstauration du multipartisme en 1990. Entre autres justifications avancées, on peut citer :

-         La multitude de candidatures issues de ce camp politique ;

-         Les agissements de certains leaders de l’opposition ;

-         L’absence de visibilité des idéologies, etc.

Mais, on oublie souvent l’essentiel : les principaux obstacles à notre processus démocratique qu’une personnalité politique de notre pays a dénoncés. Ce qui lui a d’ailleurs valu un procès public largement couvert par les médias assorti d’une forte amende. Nos compatriotes doivent se rappeler que ce procès fait suite à un recours initié contre le porte parole du Club des Dissidents du PDG et  Fraudeur en Chef du 2ème Arrondissement de Libreville. L’ancien Premier Ministre, pour ne pas le citer, semble oublier qu’il est responsable de « l’échec de l’opposition » à travers les fraudes massives qu’il organisait quand il était Vice-Président du PDG. Il en est de même de son camarade AMO qui s’était systématiquement opposé à l’installation des conseillers municipaux du RPG à la tête du Conseil municipal de Medouneu, en dépit des résultats sortis des urnes, favorables au Parti de MBA ABESSOLE. Les manœuvres frauduleuses sont enregistrées à NTOUM, chez l’ancien Gouverneur de la Banque des Etats de l’Afrique Centrale, où l’utilisation de la fausse monnaie aurait été signalée. Quelles belles leçons de démocratie !

En 1993, 1998 et 2009, malgré le nombre de candidats engagés dans la course, l’opposition a toujours gagné. Comme toujours, la fraude massive et l’implication de certaines institutions ont eu raison d’elle. A cela s’ajoute le braconnage politique dont sont aussi responsables les néo-opposants de la CND-PDG. Cette activité politique déloyale menée par les leaders du CND-PDG a aussi contribué à « l’échec » de l’opposition. Aujourd’hui, ces braconniers politiques s’érigent en donneurs de leçons.

Adeptes de la politique spectacle, les leaders du CND-PDG, habitués à la machine de la fraude du PDG, ne savent pas qu’une élection se gagne dans un bureau de vote avec des agents électoraux bien formés. En dehors des grands meetings, comment AMO a-t-il organisé le scrutin ? Tout comme nous voulons savoir qui l’a représenté dans les bureaux de vote. A Oyem, par exemple, qu’a-t-il fait pour protéger ses résultats ?  Qu’il nous réponde. Il a tout simplement été incapable d’arrêter une machine qu’il a lui-même mise en place. Avait-il perdu sa clé ? Ou l’a-t-il remise à son frère ? Toujours est-il qu’au Rond Point de la Démocratie, AMO s’était contenté de dire, impuissant, que la CENAP était en train

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14 mai 2010 5 14 /05 /mai /2010 14:18

 

Dans une de nos publications antérieures, nous vous avions dit que Zacharie MYBOTO, ancien hiérarque du PDG, victime des manœuvres de certains de ses anciens camarades, n’avait pas encore dit son dernier mot. Cet ancien baron du PDG s’était engagé à prendre sa revanche sur ceux qui l’avaient prématurément poussé à la porte de sortie de son ancien parti. Il attendait le moment opportun pour mettre à exécution son plan.

C’est l’élection présidentielle anticipée du 30 août 2009 qui va permettre au Boa de Mounana de porter un coup fatal à AMO, ancien candidat indépendant, à la recherche d’un Parti au sein duquel il aurait le beau rôle. L’illustre fils du Haut – Como est tombé sous le charme du Président de l’UGDD qui, aux dires des partisans d’AMO, aurait demandé  à ce dernier de le rejoindre aux fins de prendre les rênes de son Parti alors que Zacharie lui-même inaugurerait les chrysanthèmes. Il se dit également dans les milieux proches d’AMO que MYBOTO ne sera pas candidat aux prochaines présidentielles. C’est pourquoi AMO estime qu’il peut prendre l’UGDD comme Léon MBA l’avait fait avec le BDG de GONDJOUT.

En acceptant « l’offre » de MYBOTO, AMO et ses amis sont pris au piège. Ils n’ont pas évalué la capacité de nuisance du Boa de Mounana. Zacharie n’est pas aussi naïf pour se faire hara kiri. Il a réussi la première étape de sa démarche : l’adhésion d’AMO à son Parti. En cas de manœuvres de déstabilisation de la part de l’Homme de Barcelone, le Président de l’UGDD pourra le mettre à la porte comme un malpropre. MYBOTO sait très bien que l’adhésion d’AMO à l’UGDD va nécessairement provoquer un effet pervers : le rejet de l’électorat du Woleu-Ntem qui ne comprendra pas la démarche de l’illustrissime fils de Medouneu et celui des  cadres de l’UGDD qui n’acceptent pas l’introduction d’un ver dans leur fruit. Malgré tout cela, MYBOTO tient d’abord à réduire AMO à sa plus simple expression. Selon les nouvelles qui nous parviennent de la Province septentrionale du Gabon, AMO serait déjà traité de traître. Les populations qui l’ont soutenu ne se retrouvent pas dans ses choix. Elles ont tout simplement compris qu’elles ne pouvaient plus compter sur la proie du Boa de Mounana.

MYBOTO a donc eu raison d’AMO. Ce dernier avait déjà oublié ses manœuvres qui ont poussé  Zacharie à la démission du PDG. Tel est pris qui croyait prendre. AMO termine sa carrière politique dans le ventre du Boa de Mounana. Un grand reste toujours un grand, a-t-on coutume de dire.

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14 mai 2010 5 14 /05 /mai /2010 14:16

thumbs_DSCF0040.jpgNous ne sommes pas les seuls à avoir entendu l’Homme de Barcelone annoncer, lors de son meeting de Kango, que les gabonais doivent s’attendre à de grands changements en 2010, sans en préciser la nature.

Rappelons nous les promesses de la campagne électorale de la présidentielle anticipée de 2009. « Je ne reculerai pas. J’irai jusqu’au bout. Je ne laisserai personne voler ma victoire. N’ayez pas peur. J’ai la clé dans ma poche. »

Les élections terminées, nous n’avons rien vu de tout cela. Nous ne savions pas que le fils du Haut-Como était un adepte de l’antiphrase. Il a tout fait sauf ce qu’il a promis. Outre le fait que la victoire lui a été volée, l’Homme de Barcelone a même été classé 3ème après avoir momentanément occupé la 2ème place. C’est dire qu’il a même été nargué par son frère qui n’a pas accepté la trahison. L’homme qui ne recule pas et qui va jusqu’au bout a ainsi enregistré sa première reculade postélectorale, se contentant d’entrer dans le jeûne. Les électeurs commencent à se demander si AMO détenait la bonne clé. A-t-il été roulé dans la farine ? S’interroge l’homme de la rue, sceptique et apeuré. Faut-il encore faire confiance à un homme qui ne tient pas ses promesses ? Aujourd’hui, il n’ose plus dire exactement ce qu’il compte faire en 2010. C’est pourquoi il se permet de parler vaguement des « grands changements ». De quoi s’agit-il ? De son retour imminent dans la maison-mère ? De la destruction de l’opposition ? Rien n’est moins sûr. Toujours est-il que les gabonais attendent impatiemment la réalisation des promesses de Kango, car nous sommes déjà en 2010. Que devons-nous attendre exactement de l’Homme de Barcelone au cours de cette année ?

Publiquement, AMO est favorable à la création d’un « grand parti politique national de l’opposition » qu’il souhaite transethnique, pour mieux affronter le PDG. En milieu fang, il tient un discours ultra tribaliste pour rallier ses frères à sa cause. Suivez-le en privé et vous saurez qu’il est vraiment un homme aux multiples facettes dont il faut s’éloigner.

De notre part, nous n’attendons rien de lui sinon une énième trahison au cas où Zacharie ne lui cèderait pas la tête du Club National des Dissidents du PDG alias « grand parti national de l’opposition ».

Gabonais, méfiez-vous des promesses non tenues par des « boulangers politiques » qui, profitant de votre inflexible aspiration au changement, ne cessent de vous rouler dans la farine pour atteindre leurs objectifs égoïstes.

A bon entendeur, salut !

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14 mai 2010 5 14 /05 /mai /2010 14:11

Ceux qui connaissent bien la mythologie grecque se rappellent l’histoire du Roi légendaire de Corinthe, Sisyphe, qui, un jour aperçut un aigle immense, plus grand et plus beau qu’aucun oiseau mortel. Cet oiseau emportait une jeune fille vers une île voisine. Peu après, le dieu-fleuve Asopos vint lui dire que sa fille Egine avait été enlevée et qu’il soupçonnait Zeus d’être l’auteur de ce rapt ; il supplia Sisyphe de l’aider à retrouver son enfant. Le Roi lui raconta alors ce qu’il avait vu et par là s’attira la colère de Zeus. Précipité dans les enfers, il fut condamné à faire rouler sur la pente d’une montagne un rocher qui retombait toujours avant d’avoir atteint le sommet.  Finalement, Sisyphe ne put aider Asopos.

Le Club National des Dissidents du PDG alias CND-PDG alias « Grand Parti National de l’Opposition » est engagé, selon ses leaders, dans le processus « irréversible » de la construction de l’unité de l’opposition aux fins de vaincre leurs frères du PDG au pouvoir. Quoi de plus normal. Mais lorsque nous convoquons l’histoire politique de notre pays, depuis les 20 dernières années, il apparaît que ces néo opposants pdgistes sont condamnés, tel Sisyphe, à effectuer une tâche interminable. Autrement dit, les intéressés poursuivent un objectif inaccessible et absurde : l’unité de l’opposition gabonaise.

En effet, l’opposition gabonaise, constituée d’éléments aux intérêts divergents, a, plus d’une fois, tenté de se regrouper. Nous connaissons l’issue de ces différentes expériences, depuis le FUAPO, la COD, le Haut Conseil de la République, le Haut Conseil de la Résistance jusqu’à la Convention des Forces du Changement. L’unité de façade affichée n’a pas pu résister aux assauts des braconniers politiques dont certains se retrouvent présentement au sein de la Coalition. C’est dire que cette structure porte déjà en elle les germes de sa propre destruction.

Nous constatons malheureusement que la mise en place du « grand parti national de l’opposition » vise la déstabilisation des partis de l’opposition déjà implantés sur l’ensemble du territoire et qui méritaient d’être renforcés par les dissidents du PDG, si tant est que leur ambition est le changement véritable en faveur du peuple. Si tel n’est pas le cas, d’où viendront les militants de ce grand parti sinon essentiellement des rangs des partis de l’opposition. Ces néo opposants pdgistes poursuivent leur braconnage, sachant très bien que la solution du problème gabonais ne se trouve pas dans la création de nouveaux partis. En définitive, ils sont venus achevés leur œuvre destructrice.

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14 mai 2010 5 14 /05 /mai /2010 13:55

 

Au cours d’une grande réunion présidée par un leader politique bien connu sur la scène politique nationale, il était, entre autres, question du traitement réservé à l’être humain dans notre pays. En effet, cette personnalité a révélé à ses militants que les gabonais sont  traités comme des animaux. La rubrique « faits divers » des différents journaux n’arrête pas de publier des articles relatifs aux multiples cas de meurtres liés aux pratiques fétichistes. Afin de bénéficier d’une promotion au sein de son administration  l’on n’hésite pas à faire couler du sang humain. Cette pratique est courante chez nous. De telle sorte que la vue d’un corps sans vie, dans nos différents quartiers, n’émeut plus personne. Cela devient banal aujourd’hui. Cette situation a fait dire au leader précité que notre pays est noyé dans le sang. Pour les chrétiens que nous sommes, nous ne saurions rester indifférents devant une situation aussi grave. Nous sommes donc interpellés. Pour ce faire, nous devrions nous référer aux écritures saintes.  Dans le premier récit de la création, nous lisons que Dieu a créé l’homme et la femme « à son image » (Gn 1.27). Dieu a créé l’homme comme un être auquel il est attaché par des liens particuliers. Et ce lien entre Dieu et l’homme trouve son accomplissement, du point de vue de la Foi chrétienne, dans l’incarnation de Dieu en Jésus Christ. Dans la notion d’image de Dieu, il y a également la conviction que la vie est sacrée. En effet, si Dieu a créé l’être humain à son image, cela veut dire aussi que la vie de cet être, être unique et irremplaçable, est voulue et approuvée par le créateur. La vie de l’être humain n’est pas un bien dont on peut disposer à sa guise. Le caractère sacré de la vie signifie que nous ne pouvons pas vraiment vivre notre vie humaine sans respecter cette vie, la vie de tout homme. C’est donc le respect du caractère sacré de la vie qui rend possible la vie humaine. Si nous ne respectons pas la vie des êtres humains, nous serons exposés à des sanctions terribles. En effet, chaque fois que nous faisons couler du sang humain pour quelque raison que ce soit, c’est la malédiction qui s’abat sur nous. Cela veut dire que nos affaires ne peuvent prospérer si nous avons du sang sur les mains. Le fétichisme ne peut nous amener nulle part sinon contre le mur.

En tant que chrétiens engagés dans la politique et les affaires, nous devons retenir que Dieu a fait de nous ses intendants sur la création. Dans le texte fondamental qui trace à l’homme une importante mission à l’égard de la nature dont il a besoin pour sa propre existence et croissance, Dieu lui donne le pouvoir de dominer le cosmos, de se l’assujettir par le travail. L’homme doit le transformer par le travail. Seul le travail permettra à l’homme de mettre en valeur et de gérer l’univers aux fins de le faire fructifier. Il est donc hors de question de passer par des sacrifices humains pour faire prospérer ses affaires. Le fétichisme est la voie de la facilité et de la malédiction. Les sacrifices humains constituent un véritable frein à notre décollage.

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14 mai 2010 5 14 /05 /mai /2010 13:52

Quand les leaders de la Coalition ou du Club National des Dissidents du PDG (CND-PDG) tentent d’assiéger le Département du Haut-Ntem, il y a lieu de chercher à savoir ce que ces derniers peuvent faire pour sortir cette localité de sa situation actuelle. Nous savons que ce Département et sa capitale ont été marginalisés depuis des décennies alors que ceux qui prétendent aujourd’hui améliorer le sort des gabonais étaient encore aux affaires. Le Haut-Ntem a été victime de toutes sortes de brimades. Tout était fait pour révolter les compatriotes de cette partie du Gabon. C’est pourquoi les ressortissants du Haut-Ntem ont massivement adhéré à l’opposition dès la réinstauration du multipartisme en 1990. Parmi les raisons de cette aversion contre le Parti au pouvoir, animé par les leaders de la Coalition, dont Zacharie MYBOTO, André MBA OBAME, Casimir OYE MBA, Jean EYEGHE NDONG, il y a le fait que la route bitumée qui devait relier le Cameroun au Gabon en passant par Minvoul a été réalisée au profit d’un autre Département. Il y a également le refus opposé à la demande d’un 3ème Siège de Député au profit du Haut-Ntem. Toute chose qui fait qu’un Député couvre deux grands cantons (les cantons Sud et Sossolo-Ntem). Ces problèmes auraient pu être résolus quand toutes les personnalités citées plus haut étaient aux affaires. A cette époque là, seuls leurs intérêts personnels comptaient. Cela ne nous surprend pas quand on sait que les localités d’origine des intéressés étaient abandonnées à leur triste sort. Maintenant qu’ils ne sont plus aux affaires et qu’ils nous ont démontré que seuls comptent leurs propres intérêts, les populations de Minvoul savent ce qu’elles doivent faire : leur tourner le dos et leur rappeler le mauvais travail accompli aux dépens de leur localité.

En définitive, il n’y a rien à attendre de ceux qui cherchent tout simplement à régler des comptes à leurs anciens camarades sans plus.

Que les populations du Haut-Ntem ne tombent pas sous le charme du Conspirateur National et de ses camarades dissidents du PDG. Qu’elles ne s’engagent pas dans cette lutte fratricide qui ne leur apportera rien du tout. Ces membres du Club National des Dissidents du PDG devaient penser à vous quand ils avaient la possibilité de vous satisfaire.

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