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5 octobre 2013 6 05 /10 /octobre /2013 12:32

Le Président du Rassemblement Pour le Gabon (RPG) et 5ème Vice-président de l'Assemblée Nationale, vient de publier un fascicule intitulé: "GABON: CRIMES DE SANG, SACRIFICES HUMAINS, ANTHROPOPHAGIE ET EUCHARISTIE ( CHRISTOPHAGIE).

C'est un ouvrage de 66 pages avec les grandes articulations suivantes:

Introduction

Les définitions

Un aperçu historique du sacrifice humain et de l'anthropophagie

Le Gabon et le crime dit couramment rituel

Le Nouveau Testament: recul ou avancée par rapport à l'Ancien Testament

L'anthropologie du repas

Les causes de la situation actuelle du Gabon

Que faire?

Une reprise en main

Conclusion

En introduction, le Père Paul Mba Abessole écrit:"Le débat sur les "crimes rituels" passionne l'opinion, au Gabon, depuis quelques années. En effet, dans toutes les provinces, on signale des traces de cette pratique. Ici, on a trouvé un cadavre mutilé, là, on a découvert une glacière pleine d'organes humains et que sais-je encore. face à cela, des dénonciations, des condamnations se sont succédé, les unes plus violentes que les autres. Mais, à l'observation, les choses ne font que s'empirer. C'est dire qu'il ne suffit pas de dénoncer ni de condamner. Sans doute le faut-il, mais il est nécessaire d'aller plus loin si on veut véritablement arriver à une inversion de la courbe de l'évolution. A cet égard, nous proposons, quant à nous, sans prétention, dans l'exposé qui va suivre, une réflexion au-dessus des déclarations viscérales pour inciter les Gabonais à produire des analyses plus sereines en vue d'un changement véritable et durable. Dans l'exposé qui va suivre, nous passerons par huit étapes..."

Face à la situation incriminée, que préconise Paul Mba Abessole?

La première chose à faire, dit-il, c'est d'ouvrir grandement nos yeux afin de voir que notre environnement est malsain. Tous les maux, à son avis, viennent de tous nos désordres: moral, juridique, religieux et culturel.

Une reprise en main de la société gabonaise, poursuit-il, passe nécessairement par l'analyse de son être profond dont témoignent certains actes qui nous étonnent. A cet égard, ajoute-t-il, le phénomène de la criminalité ordinaire et des crimes dits improprement rituels traduisent, en réalité, ce qui se passe dans le tréfonds de notre société. C'est pour cela qu'il préconise la reprise des choses à la base. Cela veut dire qu'il faut faire un retour aux sources pour nous réapproprier notre histoire, autant que possible.

Relativement au rapport de notre société à la criminalité, Paul Mba Abessole relève que notre pays est plein de criminels dont ceux qui sont dans les prisons sont les moins nombreux. Plus nombreux sont ceux qui sont en liberté et bien cachés parce qu'ils savent prendre des dispositions pour ne pas se faire attraper. La criminalité, quelle que soit sa nature, est un fait de notre société malade dans ses profondeurs. Elle est malade parce que, pendant des dizaines d'années, elle a fonctionné sans respect des règles administratives, morales, religieuses. Petit à petit, elle s'est installée dans des exceptions.

Paul Mba Abessole estime par ailleurs qu'il est nécessaire de bien mener des investigations sur notre société pour bien en connaître le fond.

Il nous faut donc reconstituer nos pratiques traditionnelles au stade où elles étaient effectivement au service de tous. C'est à ce niveau qu'il situe la nécessité du redressement. Aussi propose-t-il l'édiction des règles du tout, les enseigner et mettre en relation les différents membres de la communauté pour leur faire prendre conscience de leur destin commun qui est fait de traditions. C'est ce qu'il entend par socialiser. Il suggère aussi la mise en place d'un système éducatif adapté à notre pays. Le Gabon doit définir le type de citoyen dont il a besoin.

Il convient d'exclure des passe-droits et privilèges, pour faire la place au mérite. L'émergence commence par un système éducatif. Les choses ne peuvent changer durablement qu'à partir de la formation des citoyens.

En guise de conclusion, Paul Mba Abessole parle de suspension. Car, il y a encore tant à dire sur le sacrifice humain et l'anthropophagie. Son exposé est parti des définitions des termes sur l'anthropophagie et le sacrifice humain. De ces sujets, il a donné un aperçu historique pour en avoir une vision globale et pour montrer qu'il s'agit là d'un problème mondial. A cette occasion, il a visité l'Ancien et le Nouveau Testament, dans la Bible. Puis, il les a situés dans le contexte gabonais pour parler de ce qu'on appelle improprement, à son sens, "crimes rituels". Il a montré la confusion dans laquelle l'expression met les esprits et a préconisé simplement l'expression de "sacrifice humain".

Parlant d'anthropophagie, il a succinctement donné une idée de l'anthropologie du repas. Il s'est référé aux trois types de repas dont celui de Jésus, le repas eucharistique qu'il a désigné par "christophagie". Puisqu'il s'agit de la manducation du Christ, on peut parler d'un acte anthropophagique porteur, selon son initiateur, de la vie éternelle. Ainsi, en dehors de ce repas, proclamé obligatoire par le Christ lui-même n'a-t-on plus le droit de manger une chair humaine autre que celle du Christ.

Paul Mba Abessole s'est rendu compte de la complexité du problème de la criminalité et de l'insécurité dans notre pays. Il propose la mise en place d'une stratégie pour faire comprendre à tous que l'anthropophagie et les sacrifices humains sont des pratiques qui ne servent à rien ni pour notre pays, ni pour nous-mêmes.

Mba Abessole a compris que pour atteindre nos objectifs, il faut une mobilisation au-delà des clivages politiques et religieux. Il faut se donner un temps pour éduquer afin d'inscrire dans le subconscient de notre société le refus des comportements déviants. Aussi l'enseignement des droits humains doit-il être donné dans les familles et dans les écoles.

Pour tout renseignement concernant cet ouvrage, appeler au: + 241 07 14 61 94

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