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14 mai 2010 5 14 /05 /mai /2010 12:55

Nous croyions que certaines pratiques n’avaient plus cours dans notre pays. Il n’en est rien. C’est le cas, par exemple, du fétichisme et plus précisément des sacrifices humains. Dans nos précédentes parutions,  nous avons démontré que notre pays est noyé dans le sang. Il ne se passe pas de jour sans que l’on parle de la disparition mystérieuse de certains compatriotes ou des prélèvements de certaines parties du corps destinés aux marchés des pièces détachées humaines sis à Mont-Bouët et à Nkembo. Les sacrifices humains prennent de l’ampleur à la veille de grandes échéances électorales ou à la veille des remaniements du Gouvernement. Ces pratiques, aux dires de certains, permettraient aux compatriotes qui s’y intéressent de bénéficier des promotions ou de conserver leurs postes, quand ils sont « juteux ». Ce qui nous surprend c’est que ces pièces sont vendues dans les endroits connus de tout le monde, sans crainte, comme si les commerçants bénéficiaient de la complicité des autorités censées les réprimer. Comment mettre un terme à ces pratiques anachroniques ? Le Gabon peut-il émerger dans un contexte qui place le fétiche au-dessus de tout ? Ce n’est pas possible. Il faut dire que les cadres sont de plus en plus impliqués dans les pratiques incriminées. Un agent travaillant dans une entreprise de Libreville nous rapporte que, par inadvertance, son directeur lui a remis une enveloppe qui contenait une importante somme d’argent accompagnée d’un document qu’il devait photocopier. Curieux, l’agent a jeté un coup d’œil sur le document à dupliquer. C’était une longue liste de produits à fournir avec le montant desdits produits. Cette liste avait de quoi donner la chair de poule à quiconque aurait eu le courage de la scruter. Il s’agissait, entre autres, de :

-         Des écorces d’arbres mortifères ;

-         Les morceaux de vêtements d’un fou ;

-         Les morceaux de vêtements d’un cadavre ;

-         Les os de caméléon.

La lecture de ce document traumatisa naturellement l’agent concerné. Le masque de son directeur est tombé le jour où il eut la liste des ingrédients dans ses mains. L’image de son chef s’est par conséquent dépréciée à ses yeux. Tout ce que nous faisons en cachette finit par être porté à la connaissance de tout le monde. Il n’y a pas de vérité que le temps ne révèle.

Il nous revient, ces derniers temps, avec beaucoup d’insistance, qu’une chasse à l’homme serait organisée dans la tristement célèbre forêt d’Adzebe Sibang. Cette forêt du 6ème Arrondissement de Libreville hébergerait actuellement de sinistres individus à la recherche des « pièces détachées ». A titre de rappel, à la fin des années 80, un enfant, homonyme d’un grand notable de cette zone, y a mystérieusement trouvé la mort. Jusqu’aujourd’hui, les circonstances de ce décès ne sont pas encore élucidées. Il y a donc lieu de redoubler de vigilance.

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