Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
14 mai 2010 5 14 /05 /mai /2010 12:46

Après le lancement du processus de démocratisation des pays africains en 1990, nous constatons un retour progressif de l’ordre kaki à la tête de certains pays. La disparition du dictateur de la République de Guinée, LANSANA CONTE, a permis au Capitaine Dadis Camara et ses frères d’armes de s’emparer du pouvoir, avec la promesse d’organiser les élections dans les meilleurs délais. Cette promesse ne fut pas tenue. La dérive autoritaire du Capitaine a connu son paroxysme avec le massacre des militants de l’opposition au Stade de Conakry. Comme d’habitude, cet acte a été condamné par la communauté internationale. Mais les condamnations de la communauté internationale n’ont pas ressuscité les centaines de Guinéens massacrés. A la suite de ces massacres, le Capitaine a échappé à une tentative d’assassinat qui l’a mis à l’écart de la gestion des affaires de l’Etat. La situation n’est pas encore claire en Guinée.

Il y a quelques jours, face à l’entêtement de MAMADOU TANJA, Président du Niger, les militaires ont fait une incursion dans la salle du Conseil des Ministres et mis aux arrêts le dictateur nigérien qui refusait le retour de l’ordre constitutionnel d’avant août 2009, en dépit de la condamnation de la communauté internationale. Actuellement, des manifestations de l’opposition ont lieu à travers toute la Côte d’Ivoire après la dissolution du Gouvernement et de la Commission Electorale par le Président GBAGBO. Une telle décision, aux yeux des observateurs, bloque le processus électoral engagé depuis 2005, en vue de l’élection du nouveau président de la République. La tension qui règne en Côte d’Ivoire n’augure rien de bon. Les pays précités ne sont pas les seuls à connaître une situation de crise. Au Gabon, par exemple, le mécontentement est généralisé. Les Gabonais ne savent pas à quelle sauce ils seront cuits. Il faut rappeler que l’élection présidentielle anticipée du 30 août 2009 a laissé un arrière goût amer. Elle a révélé que l’alternance n’est pas en vue dans notre pays. L’éviction de nombreux cadres compétents de leurs postes au motif qu’ils avaient soutenu les candidats de l’opposition a aggravé les fractures existantes. Le malaise est visible dans différents secteurs d’activité de notre pays. Apparemment, le gouvernement de l’Emergence ne semble accorder aucune importance aux revendications de nos compatriotes. Notre système politique est à bout de souffle. Aucune perspective d’amélioration de la situation ne semble poindre à l’horizon. Les institutions chargées d’organiser les élections sont toujours au service de ceux qui sont au pouvoir. Elles ne reflètent pas la diversité d’opinions qui s’exprime dans notre pays. En somme, le pays est pris en otage par les tenants actuels du pouvoir. Il y a un divorce entre les Gabonais et leurs institutions. Tout le monde fait le même constat, même ceux qui ont une influence certaine sur la politique de notre pays. Mais personne ne réagit pour que les choses changent. La situation est telle qu’elle fait craindre un embrasement. C’est le moment d’intervenir pour éviter les déflagrations enregistrées dans les pays frères. Mieux vaut prévenir que guérir pour que nous n’emboîtions pas le pas à la Guinée et au

Partager cet article

Repost 0

commentaires